Pour aller plus loin
Une nouvelle garantie de loyers
- Publié le mercredi 6 février 2008
À côté de l’assurance-loyers impayés, la garantie des risques locatifs (GRL) propose une protection adaptée au propriétaire qui signe un contrat avec des locataires aux revenus irréguliers ou modestes.
"Ils représentent moins de 1 % de la masse des loyers encaissés, indique Jean Perrin, président de l’Union nationale de la propriété immobilière (UNPI). Mais le propriétaire confronté à un défaut de paiement de son locataire se trouve face à une difficulté immense."
D’où l’existence de nombreux contrats d’assurance couvrant ce risque.
Un dispositif créé pour faciliter l’accès au logement
Pourquoi les pouvoirs publics ont-ils décidé, en partenariat avec le 1 % logement, de créer la garantie des risques locatifs (GRL) fin 2006 ?
Il s’agissait de favoriser l’accès au logement de locataires qui ne répondent pas aux critères de solvabilité habituellement exigés dans le cadre des assurances-loyers impayés classiques, notamment les salariés en contrat à durée déterminée (CDD) ou à temps partiel, mais aussi certains titulaires de contrats à durée indéterminée (CDI) qui éprouvent les plus grandes difficultés à trouver une location parce qu’ils ne présentent pas des garanties suffisantes aux bailleurs.
Les propriétaires concernés
Principe de la GRL : elle n’est accessible qu’aux propriétaires qui acceptent de signer un bail avec des locataires modestes dont les revenus ne sont pas toujours stables, sans réclamer de caution.
"Il n’est pas indispensable que les locataires éligibles à ce dispositif soient salariés d’une entreprise qui cotise au 1 % logement, mais il est nécessaire que leurs ressources soient au moins égales à deux fois le montant du loyer et des charges, sans dépasser, pour les candidats en CDI, trois fois ce montant", explique Pascale Lemaire, à GRL Gestion. Un critère qui les exclurait d’office d’une assurance-loyers impayés classique.
