Multirisque habitation : un contrat tout-en-un
Multirisque habitation : un contrat tout-en-un
Les rigueurs du climat
Si les incendies, dégâts des eaux et cambriolages figurent au palmarès des sinistres les plus redoutés, les aléas climatiques provoquent leur lot de ravages. L’assuré qui habite une région où les orages sont fréquents sera attentif à la couverture des dégâts dus à la foudre dans sa multirisque.
Si les détériorations causées aux bâtiments et aux installations (fils électriques, chauffage) sont quasiment toujours prises en compte, il n’en va pas de même des dégradations subies par les appareils électriques ou électroniques (téléphone, ordinateur, téléviseur).
De même, les ménages qui vivent dans une région au climat rigoureux vérifieront comment sont prises en charge les conséquences du gel, plus précisément les dommages causés à leurs biens et… à ceux de leurs voisins au moment du dégel.
Les compagnies exigent généralement qu’en cas d’absence pendant la période hivernale l’habitation soit mise "hors gel", c’est-à-dire que soit assuré le maintient d’une température minimale ou, à défaut, que les canalisations et les réservoirs soient vidangés. Certains étendent la clause d’inhabitation aux risques du gel, ce qui a pour effet de faire tomber la garantie si l’assuré s’absente trop longtemps.
Plus généralement, la prudence dicte, en cas d’absence dépassant trois ou quatre jours, quelle qu’en soit la saison, de couper l’arrivée d’eau au compteur. Sans cette précaution, on risque de ne pas être indemnisé en cas de fuite.
Les préjudices causés par des débordements des cours ou plans d’eau (à ne pas confondre avec les inondations reconnues par un arrêté de catastrophe naturelle, systématiquement indemnisées) ne figurent pas dans tous les contrats. Les personnes qui résident en bordure d’une pièce d’eau contrôleront qu’elles bénéficient de cette garantie.
En cas de catastrophe naturelle
La prise en charge des dommages causés par une tempête ou une catastrophe naturelle (inondation, avalanche, glissement de terrain, coulée de boue, sécheresse) figure systématiquement dans toute multirisque habitation. Cependant, pour que les garanties se mettent en œuvre, la preuve de l’intensité anormalement forte du phénomène devra être apportée.
Ce sera par la production d’un arrêté interministériel publié au Journal officiel lors d’une catastrophe naturelle. La situation est plus délicate dans le cas d’une tempête, la garantie n’étant en général acquise que si la puissance du vent a dépassé 100 km/h et si la destruction de bâtiments ou d’arbres a été constatée dans un rayon de 5 km autour du logement assuré…
En dehors de ces situations, l’assuré ne peut espérer de dédommagement que si sa multirisque habitation couvre expressément, en dehors des tempêtes avérées et des catastrophes naturelles, les détériorations causées par la grêle, le poids de la neige sur les toitures…
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