Garantie loyers impayés, un gage de sécurité

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Garantie loyers impayés, un gage de sécurité

L’émergence de la garantie des risques locatifs ne remet pas en cause l’intérêt de l’assurance-loyers impayés, car les deux systèmes concernent des situations différentes.

Statistiquement faible - les impayés ne représenteraient qu’1,6 % du total des loyers encaissés -, le risque que son locataire suspende le règlement du loyer convenu fait frémir plus d’un propriétaire. Non sans raison, car cette défaillance risque de déséquilibrer le budget du bailleur, notamment s’il compte sur ce revenu pour compléter ses ressources. De fait, selon les chiffres avancés par la Fédération française des sociétés d’assurances, le coût de cet accident de parcours pèse lourd pour le propriétaire malchanceux : autour de 3 000 € en moyenne.

Des procédures gérées par l’assureur

C’est la raison pour laquelle les assureurs ont créé la garantie des loyers impayés (GLI), un contrat qui, en cas d’impayé, indemnise le bailleur du montant des loyers et des charges. L’intérêt d’une telle assurance réside aussi dans la prise en charge des procédures de recouvrement et des frais de procédure judiciaire si le conflit s’envenime. La garantie comprend aussi le remboursement des détériorations immobilières et, parfois, une indemnité pour compenser l’absence de locataire durant les travaux. Enfin, une protection juridique est souvent incluse afin de régler les éventuels litiges.

Le coût de ce type de contrat varie en fonction du mode de gestion du logement (en direct ou via un administrateur de biens) et des garanties souscrites, d’1,8 à 6 % du loyer, charges comprises. Sauf dans le cas du microfoncier (système d’imposition simplifié réservé aux bailleurs qui perçoivent un revenu foncier n’excédant pas 15 000 €), ces cotisations sont déductibles à 90 % des revenus fonciers. Attention ! Que les cotisations soient déductibles ou pas, les éventuelles indemnisations seront taxées au titre des revenus fonciers (Instruction fiscale n° 5 D-2-07, annexe VI).

Des contrats recommandés mais limités

"Sans être des fanatiques de l’assurance, note Jean Perrin, président de l’Union nationale de la propriété immobilière (UNPI), nous recommandons aux propriétaires de la souscrire s’ils ont besoin de ces revenus au quotidien ou s’ils ont contracté un crédit pour acquérir le bien donné en location."

Ces contrats présentent des limites : des plafonds pour chaque garantie (deux ans pour les loyers impayés ou un montant maximal, par exemple) et une indemnisation qui arrive au mieux trois mois après le premier impayé. En outre, les critères de sélection fixés par l’assureur sont exigeants et ciblent notamment la forme et l’ancienneté du contrat de travail du candidat ainsi que le rapport entre ses revenus et le montant du loyer.

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3 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par lilibe Dimanche 14 août 2011
tout est contre le proprietaire, on en a marre, je veux laisser tomber la location...

cela fait deux fois de suite avec le même appartement que je tombe sur un locataire qui ne paye pas les loyers.il a pourtant un emploi fixe avec horaire complet...mais depuis janvier (8 mois) il n'a rien versé malgré les rappels. que faire? l'huissier, le tribunal...des fois on se demande qui 'ils soutiennent .

Par rimatara Mardi 09 août 2011
La législation privilégie les locataires et non les propriétaires

Je ne comprends pas pourquoi la législation privilégie les locataires et non les propriétaires. Il faut savoir que dans notre société actuelle, le locataire a besoin de l'autre et vice versa. L'assurance des loyers impayés devrait être prise en charge par la personne qui cherche à se loger pour pallier à sa défaillance financière et non au propriétaire qui lui met à disposition son logement, c'est le monde à l'envers !.Ou est ce qu'on va !
A la longue, l'état sera obligé de pallier aux manques cruels de logements qui sont déjà nombreux et très déficitaire dans ce domaine.

Par Damida Jeudi 28 juillet 2011
La législation est totalement en faveur du locataire et par réciprocité en défaveur du propriétaire

...en l'occurrence les garanties n'agissent pas ( nous sommes sans versement de loyers depuis avril ) que faire. En France la législation est totalement en faveur du locataire et par réciprocité en défaveur du propriétaire. Ainsi je suis affronté à une personne qui me vole chaque mois 900 euros avec l'aval de la justice de son côté et je ne puis être que victime consentante ! Je n'ai pas vocation à faire du social dans ma famille il y a des personnes qui mériteraient que je les aide à hauteur de 900 euros par mois malheureusement je ne puis. C'est un appartement Cellier et il est indispensable que je perçoive le loyer qui représente 80% des mensualités de remboursement de l'emprunt immobilier pour acquérir ce bien. Conséquence, de cette suspension de loyer : renoncement à des vacances, , des soins dentaires, restriction de dépenses quotidienne et tout cela de subit de mon côté l'est avec la bienveillance de la législation bailleur/locataire ?

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