Pour aller plus loin
Revendre un logement avant la fin du crédit
- Actualisé le vendredi 11 avril 2008
Garanties, pénalités, assurances, taux d'intérêt… Voici les meilleures solutions pour piloter au mieux l'opération.
Transférer un crédit pour financer une acquisition
Si vous quittez votre logement pour en acheter un nouveau, certains de vos crédits peuvent, avec l'accord de la banque, être transférés pour financer votre nouvelle acquisition.
Ils conserveront leurs caractéristiques d'origine et vous continuerez à régler, comme aujourd'hui, leurs mensualités jusqu'à la dernière échéance.
Taux zéro
C'est une solution particulièrement intéressante si, par exemple, vous bénéficiez d'un prêt à taux zéro (PTZ). Car vous ne pourrez pas en demander un autre pour financer votre nouvelle maison.
Ce crédit est réservé aux personnes qui n'ont pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux années précédentes (dans certains cas d'invalidité, de handicap ou de destruction du précédent logement par une catastrophe, il est possible de déroger à cette condition).
Vous continuez donc à profiter le plus longtemps possible de leur atout majeur : vous ne remboursez que le capital puisqu'ils sont consentis sans intérêt.
Attention !
Leur transfert n'est autorisé que si votre nouvelle demeure reste votre résidence principale et que les deux opérations - revente de la première et achat de la seconde - se déroulent "à bref intervalle". Même condition pour les prêts d'épargne logement : pas plus de six mois entre vente et achat.
Souscrire un prêt supplémentaire
Et les prêts bancaires classiques ? Certains sont transférables, d'autres non. Si le contrat ouvre cette possibilité, conserver le vôtre est avantageux s'il offre un taux plus favorable que ceux des nouveaux crédits.
Car souvent le produit de la revente de l'ancien logement et le transfert du crédit ne suffisent pas pour financer une nouvelle acquisition. Ce qui vous conduit à souscrire, dans la limite de vos capacités de remboursement, un prêt supplémentaire.
Mais si vous estimez que les taux de vos prêts en cours ne sont pas très avantageux, vous préférerez sans doute les rembourser par anticipation et obtenir un nouveau crédit, une mensualité et une durée de remboursement mieux adaptés.
L'assurance-décès-invalidité
"Pensez à intégrer dans vos calculs le coût de l'assurance-décès-invalidité. Dans certains cas, elle sera plus chère pour ce nouveau crédit que pour les anciens, parce que vous êtes plus âgé ou parce que vous avez connu récemment des soucis de santé", avertit Xavier Bartoli, directeur de l'agence départementale pour l'information sur le logement de Seine-et-Marne. D'un autre côté, l'assurance se calculant en proportion du capital emprunté, elle peut coûter moins cher si vous optez pour un crédit moins important.
