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Profession : chasseur d’appartements


  • Publié le lundi 7 avril 2008

Sommaire de l'article : page 2 / 4

Bien cerner la demande de son client

Un "bon" chasseur d’appartements doit prendre le temps d’écouter et de comprendre quels sont les désirs du futur acheteur. En général, il se rend à son domicile afin de se faire une idée de l’endroit dans lequel il vit et de déterminer avec lui les caractéristiques du bien à trouver. Cet intermédiaire doit faire preuve de psychologie : il pose de nombreuses questions lui permettant de "sentir" et d’exprimer, parfois mieux que l’acquéreur lui-même, le type de logement qui lui conviendrait.

Grâce à son aide, un acquéreur a ainsi acheté le soir un appartement mis en vente le matin même : le chasseur d’appartement a même négocié le montant des travaux et obtenu le bien au prix fixé au préalable avec l’acheteur. La plupart des personnes qui font appel à un chasseur d’appartements ne sont pas à la recherche d’une perle rare, mais peinent à trouver un appartement de trois pièces ou une petite maison.

Une vie professionnelle prenante n’est pas toujours compatible avec une recherche immobilière efficace. Désormais, de nombreux acquéreurs confient le processus fastidieux de la prospection à un intermédiaire, le "chasseur d’appartements", traduction de flat hunter, un métier reconnu depuis longtemps dans les pays anglo-saxons.

Un mandat de recherche

Les chasseurs d’appartements sont des agents immobiliers qui se placent uniquement du côté de l’acheteur. Les particuliers signent avec eux non pas un contrat de vente, mais un mandat de recherche. Il s’agit, en général, d’un mandat exclusif de trois mois, renouvelable une fois par tacite reconduction. L’acquéreur s’engage à ne pas acheter par lui-même, pendant un an, un des logements présentés. Sur le mandat figurent les désirs du client, son budget maximal et les obligations de chacune des parties.

De nombreux professionnels proposent désormais ce type de services. Certains critères permettent de vérifier si le chasseur d’appartements est compétent. Les chasseurs d’appartements sont soumis à la loi Hoguet du 2 janvier 1970 (J.O. du 4) qui prévoit que l’intermédiaire en transactions immobilières doit obligatoirement posséder une carte professionnelle, délivrée par la préfecture. En outre, il est préférable qu’il appartienne à l’une des deux fédérations de chasseurs d’appartements : la Fédération française des chasseurs immobiliers (FFCI) ou la Fédération nationale des chasseurs immobiliers (FNCI).

Bien cerner la demande de son client

Un "bon" chasseur d’appartements doit prendre le temps d’écouter et de comprendre quels sont les désirs du futur acheteur. En général, il se rend à son domicile afin de se faire une idée de l’endroit dans lequel il vit et de déterminer avec lui les caractéristiques du bien à trouver. Cet intermédiaire doit faire preuve de psychologie : il pose de nombreuses questions lui permettant de "sentir" et d’exprimer, parfois mieux que l’acquéreur lui-même, le type de logement qui lui conviendrait.

Grâce à son aide, un acquéreur a ainsi acheté le soir un appartement mis en vente le matin même : le chasseur d’appartement a même négocié le montant des travaux et obtenu le bien au prix fixé au préalable avec l’acheteur. La plupart des personnes qui font appel à un chasseur d’appartements ne sont pas à la recherche d’une perle rare, mais peinent à trouver un appartement de trois pièces ou une petite maison.

Une aide pour éviter les pièges

"Le budget de mes clients varie de 150 000 à 3 millions d’euros", explique Stéphane Meignant, directeur associé de Côté Acheteur, société pionnière et à l’origine de la FFCI. "Nous rencontrons trois types de clientèle : le provincial qui désire acquérir un pied-à-terre dans la capitale ou un logement pour ses enfants, l’expatrié qui revient en France et le Parisien pressé", résume Christine Pelosse, présidente de la jeune FNCI et à la tête de la société Homelike Home.

"Beaucoup de jeunes qui achètent pour la première fois font appel à nous pour éviter les pièges et par crainte de ne pas savoir négocier", ajoute Marie Jeannot, à la tête de Home Profile immo, implantée dans les Landes et présente dans tout le Sud-Ouest.

Incontestablement, cette formule plaît : non seulement les futurs acheteurs réalisent une économie de temps et d’énergie, mais ils délèguent leur recherche à une personne disposant d’une excellente connaissance du marché immobilier, aguerrie aux négociations financières, et capable de délivrer de bons conseils. Par ailleurs, lorsque le chasseur d’appartements visite un bien, il prend des photos et rédige un compte rendu qu’il met sur un site auquel le client peut accéder. Ce dernier peut ainsi décider ou non de visiter et évite des déplacements inutiles.

Une commission et des frais

Le chasseur d’appartements se rétribue lorsque la vente se réalise, en prenant une commission allant de 2 à 6 % du montant de la transaction. Si le logement convoité est également en vente dans une agence, ses honoraires sont souvent diminués, car ils viennent s’ajouter à ceux de l’agent immobilier.

Rappelons que l’article 6 de la loi Hoguet interdit à l’agent immobilier, sous peine d’un emprisonnement de deux ans et de 30 000 € d’amende, de percevoir quelque somme d’argent que ce soit avant la conclusion de la transaction et l’établissement d’un acte écrit contenant l’engagement des parties, c’est-à-dire la signature de l’acte de vente chez le notaire.

Toutefois, certaines sociétés facturent des frais de mission ou de dossier mensuels, autour de 300 €, qui sont déduits de la commission si l’affaire est conclue. Des négociations sont entamées avec les pouvoirs publics pour modifier la loi en ce sens. Cependant, il faut savoir que la FFCI demande à ses adhérents de respecter l’interdiction de prélèvement de frais autres que la commission.


Vos réactions (2)

  • mardi 7 octobre 2008 / objectif appart

    Pour ma part, je pense que n'être rémunéré qu'en cas de succès est un excellent facteur de performance (aboutissement de la mission dans un délais raisonnable). Au chasseur d'appartements de bien mesurer la faisabilité de la recherche avant de s'engager.
    www.objectif-appart.fr
  • mercredi 19 novembre 2008 / lexanim

    Précisons donc les choses avec une orthographe correcte...
    . Chasseur immobilier n'est actuellement pas une profession mais une activité dont seuls certains volets peuvent être concernés par les dispositions de la loi 70-9 du 2 janvier 1970.
    . Les rôles du "chasseur immobilier" ne rentrent ainsi pas forcément dans le cadre de cette loi (JOAN 12 Août 2008 page 6987).
    . Est dès lors réaffirmée comme légale la rémunération d'expertises et même du service de recherche proprement dit sans obligation de transactions ; ces services devraient être contractualisés et peuvent intervenir préalablement à tout mandatement d'un prestataire pour l'opération d'entremise, officiant alors dans le respect des dispositions de la loi Hoguet.
    . Les dispositions du titre premier de loi Hoguet ne sont en effet pas applicables à toutes les opérations pouvant être effectuées par un agent mandaté, n'est concernée que celle d'entremise ; le chasseur, tout comme agent, peut naturellement être rémunéré hors transactions, nous vous invitons à consulter l'ouvrage « Agent immobilier » des éditions Delmas, cet ouvrage qui en est à sa quatorzième édition ayant été fait par des juristes enseignant cette activité, il est douteux que son contenu soit ignoré ou contestable.
    . L'article 6 de cette loi contient des condition suspensives concernant le règlement des frais après réalisation sur cette opération, les prestataires travaillant pour des mandants agissant dans le cadre professionnel sont concernés.
    En conclusion, la loi Hoguet ne rend pas un service immobilier gratuit, même pour le particulier, elle évite simplement que certaines prestations simples ou génériques soient facturées plusieurs fois.
    Voici pour le volet légal.
    Dans l'avenir...
    Est-il préférable d'avoir une surfacturation légale d'une unique opération d'entremise sans obligation de résultats plutôt qu'une professionnalisation véritable d'un service rémunéré utile au client tel que pratiqué LEGALEMENT pour l'immobilier d'entreprise ? ce sont là de vraies questions, avec déjà une réponse évidente : qui travaille pour rien ? déjà ceux qui ne veulent rien fournir ou en sont incapables ! Rassurez-vous, ce n'est là qu'un simple avis de connaisseur des dessous d'une politique spéculative sur les mandats qui, du fait de la déformation du sens ou même des textes de loi constatée, cache déjà la vérité.
    La rémunération conditionnée au succès est déjà valide pour l'opération d'entremise sous certaines conditions, tout essai pour la généraliser sacralise le dilettantisme et cette spéculation pour ceux qui vendent en parallèle.
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