Pour aller plus loin
Les pièges de l'achat en multipropriété
- Actualisé le lundi 25 février 2008
Échanges de périodes impossibles, charges qui grimpent, revente difficile… mieux vaut être vigilant avant de se laisser tenter par une acquisition en résidence à temps partagé.
Pas de marché pour la revente
Mais quand on connaît les problèmes de revente, d'augmentation des charges, et les difficultés pour échanger sa période, on ne voit plus trop cela comme un investissement. Tout au plus comme une destination de vacances, à condition d'avoir réussi à échapper aux pièges.
Si vous voulez un jour revendre votre période, vous risquez de ne pas trouver de demande. Même si la société qui propose le rachat est honnête (elle fait signer un contrat mentionnant l'étendue de ses obligations), son intervention pour faire vendre la première période est le plus souvent inefficace car le marché de l'occasion des résidences à temps partagé est quasiment inexistant.
Quant aux sociétés les moins recommandables, elles vont jusqu'à proposer aux personnes qu'elles démarchent des plans d'investissement miraculeux à l'étranger, censés, après placement des sommes pendant quelques années, couvrir la valeur de la part et procurer des bénéfices substantiels. Sornettes et balivernes…
Les charges augmentent sans justification.
"En janvier 1998, j'ai souscrit un contrat concernant une période d'occupation de trois semaines annuelles pour un appartement de deux pièces situé dans la résidence Lanzarote Beach Club, aux Canaries, explique Mme C., de Verneuil-sur-Seine, dans les Yvelines.
En trois ans, les charges sont passées de 228,67 euros à 381,12 euros par an et toutes les tentatives que nous avons entreprises auprès de la société pour obtenir des justifications de cette augmentation ont échoué. En désespoir de cause, nous avons finalement arrêté de payer".
Lire entre les lignes
Les utilisateurs sont en effet très mal informés de l'évolution des charges lors de la souscription du contrat. Pourtant, la directive européenne du 26 octobre 1994 sur la jouissance à temps partagé prévoit que le vendeur doit établir une évaluation des charges à venir, mais elle n'est guère respectée à l'étranger, notamment en Espagne.
