La résidence secondaire, du rêve à la réalité

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Quand le plaisir supplante la raison

Dans ce domaine, la logique du plaisir supplante les autres considérations, même financières. Si les amateurs écoutent attentivement les spécialistes de l’immobilier égrener les précautions à prendre - faire une large étude du marché, évaluer les travaux à réaliser, estimer les charges annuelles… -, leur aspiration demeure la plus forte.

"Les Français et leur deuxième maison, ce n’est pas une affaire de rentabilité. C’est une histoire d’amour", observent les responsables du "Guide résidence secondaire". Qui n’hésitent pas à manier la comparaison : "Est-il raisonnable de s’offrir une bouteille de vin à 100 €, une œuvre d’art dont on n’ose même pas dire le prix ?"

Une autre vie idéalisée

Un sondage réalisé en 2007 auprès de 300 propriétaires de résidences secondaires par le site Internet de ce guide confirme l’analyse : les motivations liées à un placement immobilier demeurent minoritaires, avec seulement 6 % des réponses. Pour les autres, le deuxième jeu de clés ouvre d’abord les portes d’un certain bonheur. Ils y trouvent un "lieu de ressourcement" (15 % des réponses), un endroit de "rassemblement familial" (14 %), un espace où l’on peut "être chez soi mais ailleurs" (13 %) ou qui "offre des agréments sans pareil" (11 %).

Les amateurs sautent en général le pas après la quarantaine, lorsque leurs enfants commencent à prendre leur indépendance. Voire à la cinquantaine, quand ils se prennent à imaginer la fin de leur parcours professionnel et partent à la recherche d’un pied-à-terre dans une ville douce à vivre. "C’est une manière de planter ses racines, de créer un lieu d’ancrage pour accueillir ses enfants et ses petits-enfants, réunir ses amis", estime Olivier, cadre parisien de 58 ans.

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