La résidence secondaire, du rêve à la réalité
La résidence secondaire, du rêve à la réalité
Pour beaucoup Français, acquérir une résidence secondaire représente un rêve. Or, ce rêve a un prix, particulièrement élevé en bord de mer et au pied des stations de ski.
Un rêve pour beaucoup de Français
Posséder "sa" résidence secondaire… Un cabanon ou une villa de prestige, une maison de ferme ou un chalet au pied des pistes, un studio en bord de mer ou un mobil-home dans l’arrière-pays…
C’est une des aspirations qui tiennent le plus passionnément au cœur des Français, et qu’ils poursuivent avec une obstination déterminée. Au point que, avec un parc estimé par l’Insee à 3,1 millions en 2005, soit un peu plus de 50 pour 1 000 habitants, notre pays décroche haut la main le record mondial en la matière, loin devant certains de nos voisins européens comme les Allemands ou les Britanniques qui affichent des taux dix fois inférieurs.
Ces chiffres ne doivent certes pas donner l’illusion d’un Hexagone peuplé d’une écrasante majorité de propriétaires "secondaires". Vu la lourdeur de l’investissement (un prix d’achat de 150 000 € en moyenne en 2004), seuls 10 % des ménages ont pu y consentir. Mais une bonne partie des 90 % restants espèrent pouvoir un jour partager ce rêve. Et ils y parviennent peu à peu : la France ne comptait que 2,6 millions de résidences secondaires en 1999.
Un investissement conséquent
Rien ne semble pouvoir endiguer ce phénomène sociétal. Qu’une seconde maison implique un budget lourd, qu’elle représente un placement à la rentabilité aléatoire, qu’elle soit porteuse de contraintes et de servitudes, tout cela pour n’y passer en moyenne que 44 nuitées par an… Il en faudrait plus pour décourager l’appétit des candidats. Quand bien même ils ne prennent conscience des conséquences de leur engagement qu’après l’achat.
"Quand on a fait l’acquisition de cette résidence secondaire tant rêvée, il est pas mal de choses qui se révèlent auxquelles on n’avait pas pensé - ou qu’on avait choisi d’ignorer -, note Jacques Dutertre, auteur d’un ouvrage sur le sujet. Que d’efforts ! Que de dépenses imprévues ! Que d’aventures tragi-comiques ! Et ce, même pour les plus heureux et les plus fortunés des résidents secondaires…"Page suivante : Quand le plaisir supplante la raison
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