Emprunt immobilier : quel prêt choisir ?

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Emprunt immobilier : quel prêt choisir ?

Incontournable pour accéder à la propriété, le prêt immobilier existe sous plusieurs formes. Leur examen permettra de choisir la solution la plus adaptée à sa situation.

Pour acheter ou faire des travaux

Les prix des logements - dans le neuf comme dans l’ancien - ont plus que doublé entre 2000 et 2007, et si leur niveau s’est stabilisé et a amorcé une décrue en 2008, le crédit immobilier reste le seul moyen pour la plupart des Français d’acheter leur maison ou leur appartement.

"Il sert aussi à la réalisation de travaux d’un montant supérieur à 21 500 €", précise Jean Bosvieux, directeur des études à l’Agence nationale pour l’information sur le logement (Anil). En revanche, pas question d’y recourir pour financer un projet d’une autre nature. D’ailleurs, le banquier réclame toujours un document justifiant la demande : avant-contrat d’acquisition ou devis des travaux.

En souscrivant un tel prêt, la quasi-totalité des ménages mènent l’opération financière la plus importante de leur vie. Aujourd’hui, son montant moyen s’élève à 140 900 € remboursable en dix-huit années. On peut aussi préférer traduire cette contrainte par une épargne forcée a posteriori pour construire ou développer un patrimoine. Ou encore mettre en parallèle le montant du loyer (réglé "à fonds perdus") et celui de la mensualité.

Dix jours de réflexion

Objet du financement et montant sont les deux principales caractéristiques qui distinguent crédit immobilier et crédit à la consommation. Il s’y ajoute une obligation d’apporter des garanties (hypothèque ou caution mutuelle, assurance-décès-invalidité) et… de réfléchir à son engagement.

C’est la loi Scrivener du 13 juillet 1979 qui réglemente l’offre "préalable de crédit". Il s’agit d’un document qui informe de manière complète le futur acquéreur sur le mode de financement qui lui est proposé : montant emprunté, taux, durée, type de crédit (fixe ou variable), frais, assurances. L’emprunteur dispose de dix jours à compter de la réception de l’offre par voie postale pour l’examiner (retournée signée avant le onzième jour, elle serait considérée comme nulle). Un délai imposé par la loi pour permettre à l’emprunteur de mesurer la portée de son engagement.

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