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Les bonnes habitudes anticancer
Les bonnes habitudes anticancer

Les cancers sont mieux guéris, mais il y en a plus qu’auparavant. Une augmentation due en partie à nos comportements. Voici de bonnes habitudes à adopter pour s’en prémunir.
En 2011, le cancer a touché 207 000 hommes et 158 500 femmes, soit 2,2 % de plus qu’en 2010 (selon l'Institut national de veille sanitaire). Ce chiffre a quasiment doublé en vingt-cinq ans. Certes, la maladie résulte, sauf exception, de la conjugaison de plusieurs facteurs. Mais son développement est essentiellement dû à notre mode de vie.
Pratiquer un minimum d’activité physique
Le Centre International de recherche sur le cancer a estimé qu’en luttant contre la sédentarité, 2 200 décès annuels seraient évités.
Pourquoi ? L’activité physique abaisse les taux d’insuline, d’œstrogènes et d’IGF-1 (facteur de croissance) qui « dopent » les tumeurs. Elle accélère aussi le transit, ce qui diminue le cancer du côlon et elle évacue le stress, qui affaiblit le système immunitaire.
En pratique. Une activité physique régulière est conseillée : marche rapide, trajets en vélo, grande balade, gym… L’idéal : bouger au moins une demi-heure par jour, avec une séance intense par semaine.
Quels résultats ? Le risque de cancer du côlon, du sein ou de l’endomètre (muqueuse de l’utérus) baisse d’au moins 25 %. Pour les personnes déjà atteintes, une activité physique assidue diminue de 40 % les récidives de cancer du sein.
Diminuer la consommation d’alcool
Cette préconisation concerne aussi bien les alcools forts que la bière ou le vin.
Pourquoi ? Près de 10 000 décès par cancer lui sont imputables chaque année (9 % des décès par cancer chez l’homme). La transformation de l’alcool par le corps produit de l’acétaldéhyde - toxique pour les gènes -, et multiplie les radicaux libres. L’alcool modifie aussi la perméabilité des muqueuses, ce qui favorise l’absorption des autres substances cancérogènes. D’où le cocktail explosif « alcool + tabac » qui entraîne des milliers de cancers des voies aéro-digestives supérieures. Moins connu : en augmentant le taux d’hormones stéroïdes (œstrogènes), l’alcool contribue à la survenue du cancer du sein.
En pratique. Réduire les doses. Pour les femmes : un seul verre quotidien accroît le risque de cancer du sein de 12 % (Allen, 2009).
Quels résultats ? Une diminution des cancers de la bouche, du pharynx, du larynx, de l’œsophage, dès dix ans d’abstinence pour les plus gros buveurs. Après vingt ans, le sur-risque disparaît (Marron, 2009), avec une baisse du risque de cancer colorectal, du foie et du sein.
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