Votre propriétaire a le droit d’augmenter votre loyer de 1,05 %

Votre propriétaire a le droit d’augmenter votre loyer de 1,05 %
L’indice de référence des loyers (IRL) permet aux propriétaires de revaloriser les montants exigés en cours de bail sans avenant. - © AlpamayoPhoto

L’indice de référence des loyers calculé par l’Insee a progressé entre janvier et mars « au même rythme qu’au trimestre précédent », révèle l’organisme.

L’indice de référence des loyers (IRL), qui permet aux propriétaires de revaloriser les montants exigés en cours de bail sans avenant, a progressé entre janvier et mars de 1,05 % sur un an, révèle l’Insee dans une enquête parue jeudi 12 avril.

L’IRL a donc crû « au même rythme qu’au trimestre précédent », indique l’Institut national de la statistique et des études économiques, qui calcule l’indice à partir de l’évolution des prix hors tabac et loyers sur les douze derniers mois.

Tous les logements du parc privé sauf exceptions

L’IRL détermine le niveau de la révision annuelle des loyers (hors charges) des logements du parc privé, sauf ceux soumis à la loi de 1948.

Vous êtes concerné par une éventuelle hausse si votre contrat de location contient une clause de revalorisation fondée sur l’IRL. L’augmentation est mise en œuvre à partir de la date fixée dans le contrat ou, à défaut, au jour anniversaire du bail.

Une hausse de près de 8 € pour un loyer de 750 €

Vous avez signé votre contrat le 1er mai 2017. Votre loyer s’élève à 750 € par mois. Votre propriétaire souhaite le réévaluer à compter du 1er mai prochain. La date de l’IRL à prendre en compte est la date qu’impose le contrat pour la révision, soit le 1er mai. L’indice du premier trimestre 2018 doit être pris en compte, le dernier IRL publié début mai concernant cette période.

Pour calculer votre nouveau loyer, votre bailleur doit utiliser la formule suivante : loyer actuel x (IRL du premier trimestre 2018/IRL du premier trimestre 2017)

Votre nouveau loyer peut donc s’élever à : 750 x (127,22/125,90) = 757,86 €

Une application à la relocation dans certaines zones

L’IRL concerne aussi les hausses de loyer pour les biens faisant l’objet d’une relocation, mais seulement dans les agglomérations où peut être prélevée la taxe sur les logements vacants, à savoir : Ajaccio, Annecy, Arles, Bastia, Bayonne, Beauvais, Bordeaux, Draguignan, Fréjus, Genève-Annemasse, Grenoble, La Rochelle, La Teste-de-Buch-Arcachon, Lille, Lyon, Marseille - Aix-en-Provence, Meaux, Menton-Monaco, Montpellier, Nantes, Nice, Paris, Saint-Nazaire, Sète, Strasbourg, Thonon-les-Bains, Toulon, Toulouse.

Dans certaines situations, le loyer peut progresser plus fortement que l’IRL.

Pour consulter l’enquête de l’Insee, cliquez ici.