Envoyé par Cornil
le Mer 12 Déc 2007 0:35
Bonsoir Solul et Milou.
Une nouvelle fois, je voudrai préciser que cette réponse n'annonce pas un retour actif comme répondeur sur ce forum. Trop déçu des réactions du modérateur y compris de reproches totalement infondés à mon égard!
Mais, il m'arrive encore d'y surfer, et si un point m'apparaît mériter plu qu'un point de détail (Milou se débrouille fort bien!), je me sens obligé d'intervenir!
Sur cet échange:
1) Je ne suis pas d'accord à ce qu'on parle de "CDD dans le public". Le terme CDD (contrat à durée déterminée) renvoie au Code du Travail, mais celui-ci ne s'applique pas aux contrats de droit public. Ce qui entraîne bien des incompréhensions, y compris dans cet échange. En droit public, il y a des fonctionnaires, en emploi à vie, et des contractuels, forcément sur une base théoriquement temporaire. POINT!
2) Solul dit "Bonjour j'arrive au terme de mon CDD dans le public, mais mon employeur me propose un nv CDD équivalent et particularité du public le refuser équivaut à une démission." Cela est vrai au regard des droits à indemnisation chômage ASSURES par l'employeur public (jurisprudence du Conseil d'Etat) Mais d'abord, les employeurs publics ont le choix entre "s'auto-assurer" et passer convention avec les ASSEDIC ( CT L351-12) . Bien que cette deuxième solution soit rarement employée, elle existe, et si c'est le cas, ce sont les règles des ASSEDIC qui valent: un refus de renouvellement de contrat temporaire n'est pas une démission. Il conviendrait donc d'abord de savoir si l'employeur public de Solul "s'auto-assure" ou délègue à l'ASSEDIC! Moyen simple de savoir: cotisations ASSEDIC apparaissant ou non sur la fiche de paie!
3) De toute façon, si pas de délégation à l'ASSEDIC, les réponses de celles-ci à Solul sont sans aucun intérêt car l'ASSEDIC n'est pas concernée. Notamment les règles de la convention UNEDIC et de ses accords d'application ( invoqués par Milou en matière de PACS) ne s'appliquent pas de droi!
3) Ceci dit, même dans le cadre d'une "auto-assurance" en matière de chômage de l'employeur, la jrisprudence (administrative cette fois, Conseil d'Etat en dernier lieu) reconnaît aussi le droit à "démission légitime" ouvrant droit à indemnisation chômage par l'employeur public "auto-assuré" , notamment en cas de SUIVI du conjoint (compagnon assimilé ) ayant été muté. Je mets en majuscules SUIVI car ce cas est différent de celui DE REJOINDRE après PACS ou mariage prévu par l'UNEDIC. En cas de SUIVI, on réside ensemble avant, on peut le prouver, le conjoint (compagnon) doit déménager pour raisons professionnelles, on doit démissionner(ou ne pas renouveler un contrat) pour le suivre dans sa nouvelle résidence. En cas de REJOINDRE, on ne réside par avant ensemble, on se marie ou se pacse, l'un des deux rejoint l'autre, c'est le cas prévu par l'UNEDIC. A mon avis, il pourrait être aussi admis par la jurisprudence administrative comme cas de démission légitime, mais je ne connais pas de jurisprudence formelle sur ce point contrairement au cas de SUIVI! Car les textes de l'UNEDIC ne s'appliquent pas ipso-facto aux employeurs publics (cf la différence en cas de non-renouvellement de contrat!)
4) Il en résulte donc que sur le sujet évoqué par solul, il conviendrait pour que tous les internautes qui liraiet cet échange soient clairement informés, de savoir
- Si son employeur public s'auto-assure ou délègue à l'ASSEDIC
- Si ce que dit Solul, qui est ambigu : Je souhaite partir pour rejoindre mon amie avec laquelle je suis depuis 6 ans, nous allons nous pacser en janvier. ", veut dire: "nous vivons ensemble depuis 6 ans (bail aux deux noms, factures communes, etc..)" ou: "nous vivons séparément, mais sommes compagnons de coeur depuis six ans"!
Car les réponses en droit pourraient être différentes!
Bien amicalement à tous deux
Vieux syndicaliste du privé, "routier" du droit du travail, ne reste sur un forum que si la discussion y reste courtoise. Estime qu'un AR à une réponse (merci est un plus) y est une civilité normale. Ingénieur informaticien de profession (préretraite)