bonjour, c'est long mais j'ai besoins d'avis "étrangers".
Je suis le mari dans l'histoire qui suit et j'aimerai avoir des avis objectifs sur une décision à prendre : lutter pour qu'elle reste, ou accepter le divorce?
voila l'historique :
nous nous sommes rencontrés en 3e et sommes mariés depuis 12 ans. je n'ai pas toujours été propre dans mes relations (pas sympa, gronchonnement, phrase qui tue) mais toujours fidèle.
il y a 8 ans, le premier choc : alors que je viens de trouver un nouveau travail à l'étranger, elle m'annonce quelle veut me quitter, nous avons alors un enfant de 3 ans. je finis par découvrir qu'elle a en fait une relation avec un autre. après trois semaines de pleurs et de discussion, nous décidons de rester ensemble mais en france.
Suit alors une période chaotique de deux ans ou elle partait / revenait etc etc. Après celle ci, elle me demande deux autres enfants, et j'accepte avec plaisir :).
Au milieu de la grossesse de notre 3e elle m'annonce vouloir avorter et partir Oo. Cette fois-ci je reste fort et lui dis que non, qu'au pire, elle parte mais que je désire cet enfant. le lendemain, c'était comme si rien ne s'était passé.
le dernier gros clash a eu lieu il y a deux ans, elle me parle de mon comportement et me demande de changer, je m'efforce de le faire mais apparemment pas si bien puisque il y a moins d'un an elle redemande la séparation : cette fois j'accepte, pour moi s'en est trop et ayant des soucis un peu partout je lui annonce que de toute façon j'allais voir un psy. le lendemain rebelotte : "je reste pour un an et on verra" je fonds litéralement et accepte bien sur.
depuis j'ai fait mon chemin avec le psy et me suis retrouvé, j'ai retrouvé mes enfants et je pensais ma femme il y a encore une semaine. Pour etre clair : debut mars, je débute une dépression suite à une grosse pression hiérarchique à mon travail. commence un long arret que je pense arreter la semaine prochaine (j'en parle plus bas). je travaille alors en priorité sur mon moi vis à vis de ma famille et elle le dit elle meme, j'y suis parvenu.
Mais voila, au départ, l'année dernière, elle ne prenait pas rdv avec le psy, la communication n'étant pas son fort et ayant vu avec mon travail psycho que ça aidait, je l'invite à aller voir un psy, elle le fera qu'en décembre.
depuis janvier j'ai ressenti une baisse dans son estime vis à vis de moi au fur et à mesure des mois mais tout allait bien, elle me disait je t'aime, elle me disait que tout allait bien, nous sortions avec les enfants dans la joie et la bonne humeur.
la semaine dernière un bon week-end, un peu sonné par mes anti-dépresseurs, j'étais un peu absent par moment, mais tout semblait carré.
le lundi soir, elle rentre du travail, souriante sans soucis. puis à la fin du repas, elle m'annonce de but en blanc, "je ne t'aime plus".
ont suivi depuis des discussions ou nous nous sommes mis d'accord sur un divorce amiable avec le fait que je garde les enfants et que nous revendons la maison. Puis un soir ou je souhaitais tout de meme connaitre le fond de ce retournement brutal pour ma part, elle me reproche de ne pas l'avoir laisser vivre, de l'avoir enfermé, etc alors que (et j'en ai des preuves écrites puisqu'elle ne communiquait pas oralement, j'avais l'année dernière créé un fichier pour qu'on se dise le bien et le mal, bref qu'on communique sur nos soucis de couple), donc alors que cela fait 20 ans que je lui demande de sortir avec ses copines, de bouger, de penser par elle meme.
Lui faisant la remarque, elle me dit alors : oui mais quand je dis quelque chose tu fais la gueule.. bon j'ai pas du etre net, je lui rétorque, mais je lui précise alors que je lui avais demandé de me tenir tete (je ne suis pas violent donc pas de risque :P), que dans un couple sans communications, on en arrive là ou on en est.
bref je me retrouve en gros dans la situation suivante : je suis devenu celui qu'elle voulait, je vais mieux (pas tout perdu au moins :P), mais ma femme me quitte parce qu'elle a travaillé avec le psy 6mois et qu'elle n'aime pas ce que je suis devenu (ce quelle souhaitait quand meme ! Oo) et ce que j'ai été (ne m'aime pas).
j'ai lu dans une page web la chose suivante (wikipedia) :
Devant le succès
Freud s'inspire d'une description de Friedrich Nietzsche : celle de Ceux qui échouent devant le succès (HTH Tome 2 en GF). Selon cette petite vignette presque clinique, certains échouent au moment où ils allaient enfin triompher. Ils ont tant attendu, et au moment où se présente l'occasion, ils deviennent fous, ne peuvent la saisir.
Pour Freud, il est clair que la frustration pouvait s'endurer, pouvait soutenir le désir et son sujet, tant qu'elle se présentait comme externe. La satisfaction était attendue, elle viendrait du dehors, plus tard. Dès lors que la frustration interne s'approche d'être révélée, elle en devient insoutenable. Le manque n'est plus susceptible d'être comblé — comment saurait-il demeurer manque de l'objet ?
vous etes toujours là? merci :)
ma question, mon tourment pour etre exact, est de savoir si c'est :
une réaction adolescente face à un regains de liberté pris en compte psychologiquement et que ça va passer
une réaction de rejet comme précisé ci dessus sur le texte de wikipedia
ou autre chose..
ma vrai question, dois-je travailler à la réconciliation, ou dois betement prendre mes enfants et refaire ma vie à coté?
dernière question : j'ai envie de reprendre le travail contre avis médical lundi, est-ce raisonnable? (ça m'a un peu remis le bazard quand meme cette histoire, mais je rumine à la maison)

