Dossier :
Divorce, mode d'emploi
Sommaire du dossier :
- Prestation compensatoire : quelles sont les règles
- Comment modifier la pension alimentaire ?
- Les quatre procédures de divorce
- La séparation de corps : un quasi-divorce
- Combien coûte un divorce ?
- Divorce : quelles conséquences sur la famille ?
- Changer le mode de garde des enfants, c'est possible
- Fixer le montant de la prestation compensatoire
- Divorce : le sort du patrimoine
- Que devient le logement familial pendant le divorce ?
- Couples internationaux : des séparations complexes
- La pension alimentaire et la prestation compensatoire
- Séparation : quelle organisation pour les enfants ?
- Divorce : une procédure simplifiée
- Les incidences financières de la garde alternée
- La thérapie de couple est-elle efficace ?
- Régler ses comptes après une séparation
- Union libre : les conséquences de la séparation
- Quand la rupture du couple fait fuir les amis
Pour aller plus loin
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Séparation : quelle organisation pour les enfants ?
- Publié le mercredi 5 mars 2008
Quand le couple parental cesse d’exister, de nouvelles règles de vie sont à inventer. Résidence alternée, droit de visite…, ce qu’il faut savoir pour réussir sa séparation et protéger au mieux les enfants.
Sommaire de l'article : page 1 / 5
Choisir la résidence
Si les parents séparés ne se sont pas mis d’accord sur le lieu de résidence de leurs enfants, c’est le juge qui tranchera. Ils habiteront chez celui à qui est attribuée la garde des enfants.
"S’ils sont en âge d’être entendus, s’ils ont la capacité de discernement (à partir de 12 ou 13 ans même si la loi ne fixe pas d’âge, c’est en effet au juge d’apprécier en fonction de la maturité et du degré de compréhension de chaque mineur), le magistrat pourra écouter leurs souhaits en matière de résidence. Mais ce n’est pas une obligation, même si l’enfant demande expressément à être consulté", précise Me Nathalie Ganier-Raymond, avocate spécialisée en droit de la famille à Paris.
Choisir la résidence
Si les parents séparés ne se sont pas mis d’accord sur le lieu de résidence de leurs enfants, c’est le juge qui tranchera. Ils habiteront chez celui à qui est attribuée la garde des enfants.
"S’ils sont en âge d’être entendus, s’ils ont la capacité de discernement (à partir de 12 ou 13 ans même si la loi ne fixe pas d’âge, c’est en effet au juge d’apprécier en fonction de la maturité et du degré de compréhension de chaque mineur), le magistrat pourra écouter leurs souhaits en matière de résidence. Mais ce n’est pas une obligation, même si l’enfant demande expressément à être consulté", précise Me Nathalie Ganier-Raymond, avocate spécialisée en droit de la famille à Paris.
Moitié chez papa, moitié chez maman
Le juge peut homologuer une convention de divorce qui prévoit que les enfants résideront en alternance chez leurs parents : une semaine chez l’un et une semaine chez l’autre ou une année scolaire chez l’un et une année scolaire chez l’autre avec partage des vacances scolaires en fonction d’un calendrier défini. "Il n’est pas nécessaire que les temps de résidence des enfants au domicile de chaque parent soient totalement identiques", explique Me Ganier-Raymond.
Proximité géographique impérative
La résidence alternée nécessite une excellente organisation au plan pratique et ne doit pas compliquer la vie quotidienne des enfants, allonger les temps de transport scolaire… Le père et la mère doivent donc habiter à proximité l’un de l’autre et être en mesure d’accueillir leurs enfants dans de bonnes conditions. Enfin, ce mode de résidence est déconseillé pour les nourrissons.À noter que les parents ayant opté pour la garde alternée de leurs enfants se partagent les allocations familiales.
Organiser le droit de visite
Le parent chez qui les enfants mineurs ne résident pas bénéficie d’un droit de visite et d’hébergement qui lui permet de garder et d’entretenir une relation régulière avec eux.
Quand les parents sont géographiquement proches
En dehors d’un accord spécial, ce droit de visite est souvent fixé ainsi :- un week-end sur deux (le jour férié suivant ou précédant le week-end est souvent intégré) ;
- la moitié des vacances scolaires ;
- et, de plus en plus souvent, une journée par semaine ou par quinzaine est ajoutée.
Quand les parents habitent loin l’un de l’autre
Le droit de visite des week-ends est souvent remplacé par des droits plus importants au moment des vacances scolaires.Bien entendu, en cas de difficultés importantes (violence, abus, alcool, drogue…), ce droit de visite peut être aménagé (droit de visite sans hébergement, en milieu protégé, etc.), voire supprimé.
Le parent qui a la garde des enfants ne peut pas s’opposer à ce droit de visite. Il doit remettre les enfants aux jour, heure et lieu convenus. Sinon, il s’expose à des condamnations pénales.
En revanche, le parent qui dispose du droit de visite n’est pas obligé de l’utiliser, mais l’autre parent peut en profiter pour demander la modification ou l’annulation de ce droit.
"Attention, si le parent ne paie pas la pension alimentaire des enfants, l’autre parent ne peut pas lui interdire le droit de visite. Inversement, un parent qui est empêché d’exercer son droit de visite n’est pas autorisé à ne plus verser la pension alimentaire de ses enfants*, alerte Me Ganier-Raymond.
Sos papas et grands-parents
– Parce que les pères divorcés sont encore trop souvent privés de la garde de leurs enfants, une association les aide dans leurs démarches afin qu’un équilibre soit rétabli, que les droits de chacun des parents soient garantis dans l’intérêt des enfants.
SOS Papa, 84 boulevard Garibaldi, 75015 Paris. Tél. : 01 47 70 25 34. Web : www.sospapa.net– Les grands-parents qui ont du mal à rencontrer leurs petits-enfants peuvent se faire aider, avant d’arriver à la phase judiciaire, par la Fédération des écoles de grands-parents européens.
Tél. : 01 45 44 34 93. Web : www.egpe.org.Pension alimentaire, mode d’emploi
Le parent qui n’a pas la garde de ses enfants est tout de même tenu de subvenir à leurs besoins, à leur entretien, leur éducation. Soit il se met d’accord avec l’autre parent sur le montant d’une pension alimentaire, soit le juge la fixe en fonction de ses revenus, de ceux de l’autre parent et du milieu social.
"Il ne faut pas hésiter à être très précis quand on chiffre ce que coûte un enfant. Il y a les dépenses évidentes (nounou, cantine, école, vêtements, chambre supplémentaire pour l’enfant…) mais aussi celles auxquelles on pense moins (baby-sitting, cadeaux d’anniversaire qu’il faut acheter chaque année pour les copains…)", détaille Me Ganier-Raymond.
La pension est versée entre les mains de l’autre parent qui héberge les enfants et pourvoit à leur entretien, même si un enfant est majeur. Toutefois, dans ce dernier cas et si l’enfant vit en dehors du domicile parental, le juge peut décider que la pension alimentaire est versée directement en tout ou partie entre ses mains. C’est au parent de le demander au juge ou à l’enfant majeur de le saisir directement.
"La résidence alternée n’exclut pas le versement d’une pension alimentaire s’il y a un écart entre les revenus des deux parents et si cette aide est nécessaire à l’entretien et à l’éducation des enfants", conclut Me Ganier-Raymond.
Votre forum
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mardi 3 mars 2009 / miky125
Bonjour
je me permets de vous contacter car je suis dans une situation que je ne maitrise pas.
En effet, ma femme a 2 enfants avec son ex (ils n'étaient pas mariés). Hors nous déménageons pour le travail, et allons sur la haute savoie(je travail dans une banque suisse), et le pere des enfants est a paris.
Il n'y a pas de décision de justice concernant la garde des enfants, mais un arrangement a l'amiable. Hors apres avoir consulté et laissé le choix aux enfants, il se trouve qu'ils veulent nous suivre.
Malheureusement, le père bloque complétement le processus, et ne veux pas fournir a ma femme le livret de famille nécéssaire a l'inscription aux écoles pour l'année prochaine et ne veux pas signer de mot, afin qu'il n'accuse pas ma femme d'etre parti avec les enfants sans son accord (car il est plutot malsain comme garcon).
Sachant que ma femme préfèrerait éviter d'avoir recour a la justice pour ne pas que les enfants subissent le procès et la guerre entre les 2 parents, quel choix nous reste t'il ?
A t'on le droit de partir avec les enfants ? quels sont les risques légaux ?
Pour information, ma fille (adoptive) a 11 ans et mon fils (adoptif), a 8 ans.
Merci de vos conseils.
Vous pouvez me contacter directement sur :
tissot_mickael@hotmail.com
Merci a vous. -
mardi 8 avril 2008 / ticia
Je suis séparé du père de ma fille depuis septembre 2008. On s'était mis d'accord pour les gardes mais voilà ma fille grandt et j'aimerais que son père la prenne plus souvent au moins un week-end sur deux. Actuellement il voit sa fille tous les jours 2h par jour car il l'a récupère chez la nourrice, il l'a garde également le vendredi soir et le samedi toute la journée.Mais j'ai l'impression que cela ne suffit pas a ma fille. J'ai peur d'emmener le pere de ma fille voir un juge car je veux la garde intégrale de ma fille. Que puis je faire? Je ne veux pas qu'il en ait la garde ni de garde alternée. comment faire? Pouvez-vous m'aider à trouver une solution. Merci
