Divorce : quelles conséquences sur la famille ?

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Le montant de la pension alimentaire

Quant à la pension, son montant est déterminé en tenant compte des revenus et des charges de chaque parent, en fonction des besoins des enfants, de leur âge et de leur niveau de vie avant le divorce.

Un barème indicatif pour les pensions alimentaires attribuées pour l’entretien des enfants a été publié par le ministère de la justice.

Cette table de référence, consultable sur le site du ministère de la justice, a été élaborée en fonction du "coût de l’enfant" pour les parents, réparti entre eux à proportion de leurs revenus en tenant compte du temps de résidence de l’enfant chez ce parent.

Pension impayée : que faire ?

Lorsque celui qui doit la pension alimentaire ne la verse pas spontanément, son ex-conjoint peut s’adresser à un huissier qui se chargera de récupérer les sommes dues (pension à venir et arriérés de paiement, dans la limite de six mensualités) auprès de son employeur, de sa caisse de retraite, de Pôle emploi…

Il peut également demander au Trésor public de mettre en œuvre la procédure dite de recouvrement direct : en pratique, il s’agit d’utiliser les mêmes moyens que ceux qui sont mis en œuvre pour le recouvrement des impôts impayés.

Cette procédure passe par le dépôt d’une requête écrite au procureur de la République du tribunal de grande instance du domicile du débiteur.

La garantie contre les impayés de pension alimentaire

La loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes a instauré une garantie publique pour les pensions alimentaires impayées. Cette garantie est expérimentée dans 20 départements avant d’être étendue à l’ensemble du territoire.

Actuellement en cas de non paiement de la pension alimentaire, la mère peut bénéficier lorsque l’absence de paiement a duré au moins deux mois consécutifs de l’allocation de soutien familial (95,52€).

Désormais l’allocation de soutien familial est versée dès le premier impayé. Son versement est étendu à toutes les mères isolées dont la pension alimentaire est inférieure au montant de l’Allocation de soutien familial.

Que le débiteur de la pension alimentaire paye ou ne paye pas la pension alimentaire, la mère percevra une allocation différentielle calculée en fonction du montant de la pension alimentaire perçu et le montant l’allocation de soutien familial.

Liste des 20 départements concernés par l’expérimentation de la garantie des impayés de pensions alimentaires : l'Ain, l'Aube, la Charente, la Corrèze, les Côtes-d'Armor, le Finistère, la Haute-Garonne, l'Hérault, l'Indre-et-Loire, la Loire-Atlantique, la Haute-Marne, la Meurthe-et-Moselle, le Morbihan, le Nord, le Rhône, la Saône-et-Loire, Paris, la Seine-et-Marne, le Territoire de Belfort et La Réunion.

8 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par maternas Jeudi 18 décembre 2014
QUEL ACCORD AVEC DES FANTOMES ?

Lamentable cette autorité parentale conjointe quand l autre parent s en sert pour nuire au parent gardien ! on donne des droits à un parent qui n assume aucune obligation ? pire si celui ci refait sa vie on n assume pas la part de celui qui a filé ??? c est prendre le gardien pour une personne corvéable,un âne batté  ? tandis que l autre parent vit en toute impunité,ni responsabilité sa nouvelle vie ,re-enfants,re demmenagement afin de ne pas deranger  ? re-mobilité sans se soucier de laisser adresse etc... voiture voyage petites copines travail au noir etc...on s enrichit en laissant la societe donner a manger a sa progeniture et on aura tous les avantages à la retraite pour avoir fait quoi ??? tandis que le parent subit chantage,insultes et violences economiques,sur responsabilisation et même spoliation de creances alimentaires arriérés  ? quand les lois deviennent des épées pour nuire à la vie de l autre parce que il y a des enfants c est une violence économique inouie !!!! NON,l égalité parentale n existe pas ...

Par Picatas Mardi 26 février 2013
Plus facile de fuir les difficultés que d'essayer de résoudre les problèmes

Je me reconnais dans ces témoignages. Mon mari allait de moins en moins bien ces dernières années en raison d'un mal-être général, beaucoup d'angoisses et de stress qui l'ont amené à boire de plus en plus et à trouver d'autres échappatoires (cannabis, jeux d'argent) jusqu'à une liaison avec autre femme. Il voulait faire un "break", il ne me "supportait" plus. Cela fait maintenant 1 an que l'on est séparé, qu'il est libre de faire ce qu'il veut et de voir cette femme quand il veut. Mais quand j'aborde la question du divorce il devient agressif car il ne veut pas divorcer, il a toujours son alliance !. Il n'est pas à un paradoxe près ! Cela va donc être à moi de lancer la procédure alors que je ne voulais pas que l'on se sépare... Je lui avait demandé il y a 2 ans d'aller ensemble voir un Psy pour qu'il nous aide à communiquer car ce n'était que cris et violences verbales du fait de son état le soir. Mais il n'a jamais voulu résoudre les difficultés et aller se faire aider. Or s'il avait accepté de l'aide surtout pour diminuer ses angoisses et se sevrer de l'alcool, je suis sûre qu'il aurait peu à peu repris ses esprits, peut-être aurions-nous pu alors retrouver le dialogue et continuer à vivre ensemble pour le bonheur de nos enfants. Mais aujourd'hui peu de personnes veulent faire des efforts pour leur conjoint, voire leurs enfants. La vie de famille paraît finalement au bout d'un moment trop contraignante, c'est plus facile alors de détruire une famille que de faire l'effort de la reconstruire. Les thérapies de couple et individuelles sont malheureusement peu acceptées par le conjoint qui ne fait pas le 1er pas sur ce sujet, ce sont majoritairement des hommes. Messieurs (mais Mesdames aussi), lorsque votre conjoint vous demande d'aller voir un Psy ensemble, c'est souvent que les autres solutions de résoudre les conflits n'ont pas fonctionné. Alors pitié ne faites pas les fiers (fières) il n'y a aucune honte à consulter un Psy, ce n'est pas montrer une faiblesse et ce n'est pas par exemple un dentiste qui vous sortira de là, car on est bien d'accord ce ne sont pas vos dents qu'il faut soigner ! Faites-le pour l'homme ou la femme avec qui vous aviez choisi de fonder une famille, il / elle mérite vraiment d'être entendu. Faites-le aussi et surtout pour vos enfants qui n'ont méme pas demandé à naître, et qui sont pourtant le fruit de votre amour.

Par Stardave Jeudi 19 juillet 2012
Je suis d'accord, il paraît plus facile de divorcer que de se remettre en question...

Je tiens à réagir car je suis touché par le cas de del06. En effet, je suis dans une situation similaire. Ma femme à encore de l'amour pour moi mais n'a qu'une idée en tête : me quitter car elle veux fuir la vie de couple pour retrouver sa "liberté". Ma femme à vécu un fort traumatisme dans l'enfance pour lequel elle a été suivie et suit un traitement. Depuis juin 2011 je suis coincé dans ses paradoxes et dans ses hésitations entre séparation et rapprochement. Cette situation est une véritable torture qui me détruit à petit feu, car je l'aime encore mais ne peux plus supporter cette vie. Le pire c'est que nos deux jeunes enfants (2 et 6 ans) en pâtissent. Car même si on ne se déchire pas (on s'entend bien !) il y a quand même un malaise du au déséquilibre de notre vie quotidienne. Nous sommes tous deux dans une forte détresse morale (autant que financière) mais elle semble mieux le gérer que moi. Le résultat c'est que je m'emporte parfois excessivement contre mes enfants qui n'y sont pour rien et je me culpabilise... Elle refuse la psychothérapie (individuelle ou couple) et pense à un changement radical de sa vie pour tout recommencer autrement... Elle a donc décidé cette semaine de consulter un avocat et de sauter le pas du divorce. Je vais donc la laisser faire, la mort dans l'âme. Je n'aurais jamais pensé devenir un papa en alternance...

Par del06 Lundi 20 février 2012
De nos jours, il paraît plus facile de divorcer que de se remettre en question

de nos jours, il paraît plus facile de divorcer que de se remettre en question pour savoir les causes des désaccords, de la désaffection, et tenter de sauver son couple. Cette société du tout consommable a anéanti la faculté de chaque personne à écouter l'autre et envisager une aide quand il n'y a plus de dialogue.je le vis actuellement, mon mari s'est enfermé dans le déni et n'a qu'un but sortir d'une souffrance dont il est l'un des acteurs quitte à rompre un quotidien bien huilé, une vie de famille ni meilleure ni pire que d'autre.personnellement j'ai entamé une thérapie pour vaincre mes "démons" mais lui s'y refuse posant une chappe de plomb sur les siens, refusant de voir ses faiblesses et optant pour la radicalisation d'un divorce éclair sans autre pensée que tout bouleverser pour "revivre autrement", il est à fond dans le mythe de la 2ème chance.Je suis partagée entre subir un consentement mutuel et refuser le divorce avec toutes les conséquences que cela peut entraîner sur la vie quotidienne.Nos enfants souffrent de cette situation, moi je souffre aussi et je pense que lui aussi, mais lui nie le bonheur.

Par JoeChris Mardi 24 janvier 2012
Le divorce peut avoir des effets dévastateurs sur la famille si les parents n'ont pas l'intelligence de préserver leurs enfants

Par expérience, je peux dire que le divorce peut avoir des effets dévastateurs sur la famille si les parents n'ont pas l'intelligence de préserver leurs enfants (et l'entourage en général) de leurs conflits. Même les petits "détails" dits sous le coup de l'émotion sont à proscrire ("c'est ta mère qui me quitte car elle ne veut plus affronter nos problèmes", "ton père veut payer le moins possible pour votre éducation"...) car en continuant à aimer le parent discrédité, l'enfant a l'impression de valider le défaut insinué et se sent sali . Voici deux alternatives des enfants en défense au conflit parental: Soit l'enfant croit qu'il trahit et déçoit toujours un des parents en continuant à les voir et les aimer tout les deux de manière égale. Du coup, s'il accepte cette situation, il n'éprouve plus le besoin de plaire pour vivre, perd ce formidable moteur qui est la recherche de la reconnaissance et de l'amour: d'où autodestruction et sabotage de sa propre vie (dépression, angoisse, auto-mutilation, drogues, repli sur soi...) Soit l'enfant use de stratagèmes pour avoir l'impression de ne décevoir aucun des deux parents: en critiquant le parent absent par exemple. Mais cette situation l'oblige aussi à devenir malhonnête, à travestir la réalité, à mentir puis à manipuler pour arriver à combler ses besoins. La frontière est mince entre le vrai et faux, le bien et le mal et finalement, l'enfant dérive et "la fin justifiant les moyens" il use de techniques pour assurer sa survie et sauver les apparences: rejet du parent (souvent le moins demandeur d'attention), vol, mensonge, calomnie, hypocrisie... Pour résumer 2 parents en conflit ouvert= une éducation bâclée = un enfant "déséquilibré"

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