Divorce : quelles conséquences sur la famille ?
- Publié le mercredi 13 février 2008
La séparation du couple entraîne des modifications importantes dans le quotidien de la famille. Résidence des enfants, contribution à leur entretien, sort du logement familial… Tout doit être prévu.
Dans un divorce par consentement mutuel, le juge se contente d’entériner le choix des parents, sauf s’il l’estime contraire à l’intérêt des enfants. Au cours des autres procédures, le lieu de résidence des enfants, ainsi que le montant des pensions alimentaires, est fixé au titre des mesures provisoires dès l’ordonnance de non-conciliation.
Une convention homologuée par le juge
Si les parents trouvent un terrain d’entente sur le lieu de résidence et le montant, ils établissent une convention et demandent au juge de l’homologuer. Ce n’est qu’en l’absence d’accord que le juge décide à leur place.
"Dans 85 % des divorces, le juge entérine une proposition commune des parents à la fois sur la résidence, le montant et les modalités de la pension alimentaire », relève une étude du ministère de la Justice.
Lorsqu’un désaccord persiste, il porte moins sur le lieu de résidence des enfants que sur le montant de la pension, celui qui doit la verser jugeant souvent la demande de l’autre trop élevée. Dans cette hypothèse, la pratique montre que les juges attribuent une pension nettement inférieure à celle demandée.
Ne pas séparer les frères et soeurs
La résidence des enfants est fixée chez l’un des parents - en principe, frères et sœurs ne doivent pas être séparés - ou en alternance au domicile des deux. Dans les faits, c’est le plus souvent la mère qui les accueille (78 %), la garde alternée n’étant prévue sur demande des deux parents que dans 12 % des cas.
"Le juge ne l’impose que très rarement et après s’être entouré d’un maximum de précautions, le plus souvent une enquête sociale", souligne un rapport d’information du Sénat déposé en juin 2007.
