Dossier :
Divorce, mode d'emploi
Sommaire du dossier :
- Prestation compensatoire : quelles sont les règles
- Comment modifier la pension alimentaire ?
- Les quatre procédures de divorce
- La séparation de corps : un quasi-divorce
- Combien coûte un divorce ?
- Divorce : quelles conséquences sur la famille ?
- Changer le mode de garde des enfants, c'est possible
- Fixer le montant de la prestation compensatoire
- Divorce : le sort du patrimoine
- Que devient le logement familial pendant le divorce ?
- Couples internationaux : des séparations complexes
- La pension alimentaire et la prestation compensatoire
- Séparation : quelle organisation pour les enfants ?
- Divorce : une procédure simplifiée
- Les incidences financières de la garde alternée
- La thérapie de couple est-elle efficace ?
- Régler ses comptes après une séparation
- Union libre : les conséquences de la séparation
- Quand la rupture du couple fait fuir les amis
Pour aller plus loin
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Changer le mode de garde des enfants, c'est possible
- Actualisé le mercredi 28 janvier 2009
Sommaire de l'article : page 5 / 7
L'enfant est-il "capable de discernement" ?
Parfois, le juge demande à entendre l'enfant, dès lors qu'il est "capable de discernement" : il n'existe pas d'âge minimal (article 388-1 du Code civil). Le jeune a aussi la possibilité de demander à être entendu.
"Généralement, au moment du divorce, les enfants n'osent pas s'exprimer, pour ne pas envenimer les choses. Mais une fois la tension retombée il arrive qu'ils manifestent leur envie de voir les modalités de résidence changer", remarque Me Mulon.
Le juge doit alors vérifier que la parole de l'enfant n'est pas dictée par un adulte ou que sa demande correspond bien à la volonté des parents.
Les pères s'investissent davantage
Elle observe aussi que de nombreux pères se réinvestissent auprès de leurs enfants après le divorce ou la séparation et souhaitent alors modifier les arrangements passés avec la mère, pour voir davantage leurs enfants.
Déménagement : l'autre parent doit être prévenu
Bien d'autres situations amènent les ex-époux ou les ex-concubins à revoir leurs arrangements : déménagement de l'un d'entre eux, mésentente de l'enfant avec un beau-parent…
Notez que s'il décide de déménager, le parent chez lequel réside l'enfant doit prévenir l'autre. Faute de l'avoir fait dans un délai d'un mois à compter de ce changement de domicile, il est passible de six mois d'emprisonnement et d'une amende.Saisir le juge aux affaires familiales
Si les parents n'arrivent pas à s'entendre sur les nouvelles modalités de résidence, l'un d'eux peut saisir le juge aux affaires familiales. Ce dernier rendra une décision tenant compte de ce fait nouveau et de ses incidences financières.Il modifiera éventuellement la contribution due par l'un des parents pour l'entretien et l'éducation des enfants, en tenant compte du surcoût que les frais de déplacement vont occasionner.
Une décision dans l'intérêt de l'enfant
Quel que soit le motif à l'origine du changement, pour prendre sa décision le juge aux affaires familiales privilégie avant tout l'intérêt de l'enfant.Il s'appuie également sur plusieurs critères définis par la loi (article 373-2-11 du Code civil) : la pratique que les parents avaient précédemment suivie ou les accords qu'ils avaient pu conclure avant ; les sentiments exprimés par l'enfant ; l'aptitude de chacun à assumer ses devoirs et à respecter les droits de l'autre.
L'enfant est-il "capable de discernement" ?
Parfois, le juge demande à entendre l'enfant, dès lors qu'il est "capable de discernement" : il n'existe pas d'âge minimal (article 388-1 du Code civil). Le jeune a aussi la possibilité de demander à être entendu.
"Généralement, au moment du divorce, les enfants n'osent pas s'exprimer, pour ne pas envenimer les choses. Mais une fois la tension retombée il arrive qu'ils manifestent leur envie de voir les modalités de résidence changer", remarque Me Mulon.
Le juge doit alors vérifier que la parole de l'enfant n'est pas dictée par un adulte ou que sa demande correspond bien à la volonté des parents.
Lorsque les parents parviennent à s'entendre...
Lorsque les parents parviennent
à s'entendre à l'amiable sur les nouvelles modalités de résidencedes enfants, de droit de visite et d'hébergement, le recours au juge aux affaires familiales n'est pas obligatoire. Même si les dispositions antérieures avaient été fixées par le juge (lors du divorce), les parents ne sont pas tenus de revenir devant le tribunal pour les modifier.
Pour demander au juge l'homologation de l'accord, il suffit de s'adresser au greffe du tribunal de grande instance, qui, le plus souvent, remet aux parties un formulaire à remplir.
Lorsque les parents ne parviennent pas à trouver un arrangement...
Lorsque les parents ne parviennent pas à trouver un arrangement à l'amiable, l'un d'eux peut porter leur différend devant le tribunal
de grande instance en déposant une requête au greffe.Il doit alors apporter la preuve qu'un élément nouveau est intervenu par rapport à la décision d'origine.
Par exemple, dans le cas où l'enfant ayant grandi, le mode de résidence alternée n'est désormais plus compatible avec sa scolarité.Sachez que, dans cette procédure après ou hors divorce, le recours à l'avocat n'est pas obligatoire.Cependant, les conseils de ce professionnel peuvent s'avérer utiles pour préparer son dossier, choisir les arguments qui porteront devant le juge…
Après la première audience, le magistrat peut prendre sa décision. Mais il peut préférer ordonner une enquête sociale, un examen médico-psychologique, ou demander aux parents et aux enfants de se rendre à des entretiens auprès d'un psychologue.
Selon Me Mulon, "les psychologues qui entendent les parents et les enfants accomplissent un travail très important. Grâce à leur écoute, ils permettent régulièrement de dédramatiser les situations, et parfois de les dénouer." Il peut aussi proposer aux parents de rencontrer un médiateur familial.
Si un accord est trouvé, le juge peut l'homologuer. Si la médiation échoue, ou après réalisation d'expertises, la procédure continue devant le tribunal, une deuxième audience étant alors nécessaire avant la décision finale. Les parties peuvent faire appel, mais cela ne suspend pas l'application des mesures décidées par le juge.
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dimanche 31 janvier 2010 / alexe
j'oubliais, elles habitent en corse et moi sur le continent. La justice corse, est différente que celle que l'on trouve sur le continent, meme si elle ne devrait pas.... -
dimanche 31 janvier 2010 / alexe
bonjour !Après une bataille juridique de 4ans (que j'ai perdu), mes 3 filles de 12, 11 et 9 ans sont a la garde de mon ex mari. Cela fait 3 ans qu'elles demandent a leur pere de venir vivre chez moi, et qu'il refuse. Je leur ai demandé d'etre patiente, afin qu'elles soient sufisement grande pour qu'un juge puisse les écouter. Là, elles en ont vraiment mare et esperent pouvoir faire la prochaine rentrée des classes chez moi. elles ont donc décidées d'écrire au juge..... que va t'il se passer ? est-ce qu'elles ont une chance d'etre entendue ? est-que nous avons une chance, que le juge leur accorde ce qu'elles demandent, et souhaitont toutes ?? merci pour vos réponses et de votre aide .
