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Changer le mode de garde des enfants, c'est possible
- Actualisé le mercredi 28 janvier 2009
Les modalités de garde des enfants, décidées après un divorce ou une séparation, peuvent être modifiées.
Sommaire de l'article : page 1 / 7
Les pères s'investissent davantage
Elle observe aussi que de nombreux pères se réinvestissent auprès de leurs enfants après le divorce ou la séparation et souhaitent alors modifier les arrangements passés avec la mère, pour voir davantage leurs enfants.
Les pères s'investissent davantage
Elle observe aussi que de nombreux pères se réinvestissent auprès de leurs enfants après le divorce ou la séparation et souhaitent alors modifier les arrangements passés avec la mère, pour voir davantage leurs enfants.
Déménagement : l'autre parent doit être prévenu
Bien d'autres situations amènent les ex-époux ou les ex-concubins à revoir leurs arrangements : déménagement de l'un d'entre eux, mésentente de l'enfant avec un beau-parent…
Notez que s'il décide de déménager, le parent chez lequel réside l'enfant doit prévenir l'autre. Faute de l'avoir fait dans un délai d'un mois à compter de ce changement de domicile, il est passible de six mois d'emprisonnement et d'une amende.Saisir le juge aux affaires familiales
Si les parents n'arrivent pas à s'entendre sur les nouvelles modalités de résidence, l'un d'eux peut saisir le juge aux affaires familiales. Ce dernier rendra une décision tenant compte de ce fait nouveau et de ses incidences financières.Il modifiera éventuellement la contribution due par l'un des parents pour l'entretien et l'éducation des enfants, en tenant compte du surcoût que les frais de déplacement vont occasionner.
Une décision dans l'intérêt de l'enfant
Quel que soit le motif à l'origine du changement, pour prendre sa décision le juge aux affaires familiales privilégie avant tout l'intérêt de l'enfant.Il s'appuie également sur plusieurs critères définis par la loi (article 373-2-11 du Code civil) : la pratique que les parents avaient précédemment suivie ou les accords qu'ils avaient pu conclure avant ; les sentiments exprimés par l'enfant ; l'aptitude de chacun à assumer ses devoirs et à respecter les droits de l'autre.
L'enfant est-il "capable de discernement" ?
Parfois, le juge demande à entendre l'enfant, dès lors qu'il est "capable de discernement" : il n'existe pas d'âge minimal (article 388-1 du Code civil). Le jeune a aussi la possibilité de demander à être entendu.
"Généralement, au moment du divorce, les enfants n'osent pas s'exprimer, pour ne pas envenimer les choses. Mais une fois la tension retombée il arrive qu'ils manifestent leur envie de voir les modalités de résidence changer", remarque Me Mulon.
Le juge doit alors vérifier que la parole de l'enfant n'est pas dictée par un adulte ou que sa demande correspond bien à la volonté des parents.
Lorsque les parents parviennent à s'entendre...
Lorsque les parents parviennent
à s'entendre à l'amiable sur les nouvelles modalités de résidencedes enfants, de droit de visite et d'hébergement, le recours au juge aux affaires familiales n'est pas obligatoire. Même si les dispositions antérieures avaient été fixées par le juge (lors du divorce), les parents ne sont pas tenus de revenir devant le tribunal pour les modifier.
Pour demander au juge l'homologation de l'accord, il suffit de s'adresser au greffe du tribunal de grande instance, qui, le plus souvent, remet aux parties un formulaire à remplir.
Lorsque les parents ne parviennent pas à trouver un arrangement...
Lorsque les parents ne parviennent pas à trouver un arrangement à l'amiable, l'un d'eux peut porter leur différend devant le tribunal
de grande instance en déposant une requête au greffe.Il doit alors apporter la preuve qu'un élément nouveau est intervenu par rapport à la décision d'origine.
Par exemple, dans le cas où l'enfant ayant grandi, le mode de résidence alternée n'est désormais plus compatible avec sa scolarité.Sachez que, dans cette procédure après ou hors divorce, le recours à l'avocat n'est pas obligatoire.Cependant, les conseils de ce professionnel peuvent s'avérer utiles pour préparer son dossier, choisir les arguments qui porteront devant le juge…
Après la première audience, le magistrat peut prendre sa décision. Mais il peut préférer ordonner une enquête sociale, un examen médico-psychologique, ou demander aux parents et aux enfants de se rendre à des entretiens auprès d'un psychologue.
Selon Me Mulon, "les psychologues qui entendent les parents et les enfants accomplissent un travail très important. Grâce à leur écoute, ils permettent régulièrement de dédramatiser les situations, et parfois de les dénouer." Il peut aussi proposer aux parents de rencontrer un médiateur familial.
Si un accord est trouvé, le juge peut l'homologuer. Si la médiation échoue, ou après réalisation d'expertises, la procédure continue devant le tribunal, une deuxième audience étant alors nécessaire avant la décision finale. Les parties peuvent faire appel, mais cela ne suspend pas l'application des mesures décidées par le juge.
Et vous ?
Vos reactions a l'article (13)
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samedi 16 mai 2009 / abeilles00
Je suis tous à fait d'accord avec bernard 51300. Je suis une conjointe d'un homme qui a une fille de 7 ans et qui ce bat depuis la naissance de sa fille pour avoir le prévilège de partagé sa vie. Il ne peut exécuté les nombreuses ordonnances donné par les juges, car madame empêche la jeune de voir son père. La loi est toujours en faveur de la mère. Il est temps que les lois commence à changer pour les pères. Les juges devrait sortir de leurs petites vies douillettes et comprendre un peu plus la réalité de hommes en 2009 -
dimanche 3 mai 2009 / bernard 51300
En temps que père, je ne suis pas d'accord avec ces réactions.Je me bats depuis 2 ans pour garder mes filles(aujourd'hui 10 et 15ans).il y a 700 km entre nous et je ne les vois que pendant les vacances.La grande est autonome età son âge, elle est avec ses copaoins et copines.Mais pour la "petite", c'est beaucoup plusn difficile.La loi en général laisse la garde des ebfants à la mère, et ce malgré les avis des enfants.Les juges ne les écoutent plus et doivent par manque de teemps les faire "auditionner" par des "pseudo-psy-mes c....."qui ne voient pas les enfeux profonds et ne connaiseent pas du tout les pièces du dossier.Mais je ne supporte pas de lire que les pères ne s'nvestissent pas avant la séparation( surtout quand elle ne vient pas d'eux).