Pour aller plus loin
Vieillir chez soi sereinement en se faisant aider
- Publié le vendredi 11 janvier 2008
Des solutions alternatives
En matière d’habitat pour les seniors, des solutions existent qui sont à mi-chemin entre le maintien à domicile et la vie en institution. Il est bon de commencer à y penser quand il s’agit de trouver un autre chez-soi qui permette de préserver son autonomie tout en étant entouré.
Les foyers-logements
C’est un mode d’hébergement collectif connu qui a vocation à accueillir des personnes âgées plutôt valides, ou au moins capables de vivre de manière habituelle dans un logement indépendant. Les retraités disposent d’un petit logement avec cuisine et salle de bains. Ils ont à leur disposition des services communs payants : restaurant, services ménagers, services paramédicaux, animations et activités diverses. Bon nombre de foyers-logements sont rénovés, mieux aménagés, et correspondent davantage à la vie d’aujourd’hui. Il peut être intéressant de les visiter.
Les résidences avec services
Elles accueillent des personnes âgées en leur proposant des appartements de confort (type F1, F2 ou F3). Cette formule d’hébergement s’adresse essentiellement à des personnes autonomes, valides ou semi-valides. Les retraités peuvent acheter ou louer un appartement dans un ensemble hôtelier spécialement conçu et équipé pour leur fournir des prestations adaptées à leurs besoins : restauration en salle à manger ou à domicile, bar, bibliothèque, salle de spectacle, animations, etc.
Maisons de plain-pied dans une résidence, type "Les Senioriales"
Il s’agit d’un nouveau concept d’habitat en accession pour jeunes seniors. Situé dans le sud de la France, c’est un ensemble de maisons pour seniors indépendants, avec club-house et autres services plutôt "haut de gamme".
Faut-il souscrire une "assurance-dépendance" ?
L’assurance-dépendance est un contrat d’assurance mis en place pour couvrir les frais futurs liés à la dépendance. Car, que l’on décide de rester chez soi ou de payer une maison de retraite, pallier la perte d’autonomie coûte cher. L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) prend certes en charge une partie de ces frais (rémunération des intervenants à domicile, règlement des frais d’accueil temporaire ou d’accueil de jour, des dépenses de transports, d’aides techniques), mais elle ne couvre pas l’ensemble des dépenses supplémentaires auxquelles il faut faire face.
Son montant est aussi fonction des ressources. Plus ces dernières sont élevées, plus l’APA est faible. Il peut donc être intéressant de souscrire un contrat d’assurance-dépendance, d’autant que son apport est cumulable avec l’APA. Mais tout dépend de la définition exacte du risque couvert, car, si celui-ci ne survient pas (ce qui est souhaitable), vous perdez tout l’argent que vous avez versé.
La majorité des assureurs prennent en compte les quatre actes de la vie courante qui sont s’alimenter, s’habiller, se laver et se déplacer. L’assurance se déclenche quand on ne peut plus faire, de manière autonome, trois de ces actes, mais ce n’est pas une règle générale. Il faut donc bien se faire expliquer les clauses du contrat.
Reste ensuite le prix. Plus la souscription intervient tardivement, plus les cotisations sont élevées. On peut souscrire entre 50 et 75 ans. Passé cette limite, les assureurs deviennent très frileux. Il en est de même pour les profils à risque (pathologie déjà avérée). Par ailleurs, les contrats prévoient souvent un délai d’attente de un à trois ans entre la signature et la mise à disposition de la rente.
