FamilleSéniors

Vieillir chez soi sereinement en se faisant aider

Vieillir chez soi sereinement en se faisant aider


  • Publié le vendredi 11 janvier 2008

Pratique, technique, sécurité… Où se faire conseiller ?

Dans le cadre de la politique du maintien à domicile, un certain nombre de personnes (ingénieurs, ergothérapeutes, industriels, gérontologues, handicapés, etc.) ont réfléchi à des aménagements particuliers et à des milliers d’objets capables de faciliter la vie quotidienne. Voici comment les trouver.

Les Cicat, pour des aides techniques

Les centres d’information et de conseil sur les aides techniques (Cicat) constituent un réseau de professionnels regroupés en 37 associations au sein d’une fédération (leurs adresses sont disponibles sur le site Web www.fencicat.fr). Leur rôle est de conseiller les personnes qui souhaitent adapter leur intérieur à un handicap. Il ne faut pas se laisser impressionner par l’étiquette "handicap" : la télécommande de la télévision a été conçue initialement pour les handicapés moteurs. Or, aujourd’hui, personne n’imagine s’en passer.

Les Cicat peuvent être des mines d’idées et de conseils. Certains disposent d’un hall d’exposition ou d’un appartement modèle qui permet de visualiser en grandeur nature les solutions proposées par l’ergothérapeute et les éventuelles contraintes liées à leur aménagement. Il en est ainsi au Cicat de Lyon, Rhône-Alpes Mieux-Vivre, qui propose aux personnes handicapées ou âgées la visite de son appartement témoin Octologis.

Sécurité avec la téléassistance ou la téléalarme

Vivre chez soi en toute tranquillité est une priorité absolue. Mais lorsque l’on vit seul, cette autonomie nécessite de prendre des dispositions pour pouvoir faire face aux urgences : une angoisse, une chute, un danger. Une technique s’est imposée en France, la téléalarme. Grâce à un boîtier, ce service relie, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, les abonnés à une centrale d’écoute. Il garantit une intervention rapide. Sous des termes très voisins, on trouve aussi des services dits de télésécurité, de téléassistance, de télécontact et de télévigilance.

D’un point de vue technique, tous les systèmes se ressemblent. Ils se composent de deux appareils :

  • un transmetteur, branché sur une prise téléphonique et sur une prise électrique, qui est relié à une centrale d’écoute ;
  • une télécommande portable, un petit boîtier qui peut prendre aussi la forme d’un pendentif ou d’un bracelet.

En cas de chute, par exemple, appuyer sur le bouton de sa télécommande (sans avoir à décrocher un combiné) déclenche aussitôt un appel à la centrale d’écoute (dans les 20 à 40 secondes). Grâce à un micro très sensible situé sur le transmetteur, la personne peut parler et entrer en contact, où qu’elle se trouve, avec le chargé d’assistance. Celui-ci cherche une solution rapide au problème en appelant le proche dont l’adresse lui aura été communiquée. Si le contact n’est pas établi avec cette personne, l’intervention d’urgence (Samu ou pompiers) est immédiatement déclenchée vers le domicile.

Les frais d’installation (location du matériel et fonctionnement du service) sont parfois offerts par certaines municipalités (notamment Paris, Lyon, Poitiers, Rennes, Nantes, villes de la Nièvre…) aux personnes âgées de plus de 65 ans qui ne dépassent pas un certain plafond de ressources (fixé par chaque mairie) et qui présentent un certificat médical justifiant le bénéfice de cette prestation.

Les services, mis en place par des sociétés privées, des associations ou même l’assurance-maladie, sont tout à fait abordables. Le coût de la téléassistance peut également être pris en charge, partiellement ou totalement, dans le cadre de l’APA, par des caisses de retraite ou des mutuelles. Les services de téléalarme font aussi partie de certains contrats de compagnies d’assurances.

Vos réactions