Pour aller plus loin
Une charte pour les maisons de retraite
- Actualisé le lundi 8 janvier 2007
La 'Charte des droits et des libertés
de la personne accueillie' en institution est là pour protéger les personnes âgées. Alain Villez, conseiller technique au sein
de l'Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux, en précise le contenu.
Parmi ces droits, figurent le droit au libre choix entre le service d'aide à domicile et l'entrée en établissement. On ne "place" plus la personne, celle-ci négocie son admission dans une institution. Sauf si elle est mise sous tutelle, elle est la seule à pouvoir signer son contrat de séjour. À ce titre, elle a le droit de renoncer à tout moment par écrit aux prestations ou à en demander le changement.
Un rappel utile
Un résident, c'est un citoyen à part entière. On peut s'étonner qu'il faille le rappeler dans une charte, mais nos institutions sociales et médico-sociales, dont les maisons de retraite notamment, issues de la tradition hospitalière, sont peu respectueuses des droits fondamentaux de leurs usagers, souvent fragiles, préférant insister sur leurs devoirs.
À qui s'adresse cette charte ?
Cette charte doit être remise à chaque résident admis dans une institution sociale ou médico-sociale, c'est-à-dire un établissement ou un service pour personnes âgées, pour adultes handicapés, ou pour adultes en difficulté sociale… Elle est annexée au livret d'accueil. Attention, les hôpitaux ne délivrent pas cette charte, mais, en vertu de la loi du 4 mars 2002 (n° 2002-303), ils mettent l'accent sur les droits des malades, proches de ceux de la personne accueillie dans un établissement social ou médico-social.
Article actualisé le 8 janvier 2007