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Grands-parents, êtes-vous responsables ?

Grands-parents, êtes-vous responsables ?


  • Publié le lundi 21 juillet 2008

Fins de semaine, mercredis, vacances scolaires…, les grands-parents gardent fréquemment leurs petits-enfants. Beaucoup s’interrogent alors sur la nécessité de souscrire une assurance pour se protéger en cas d’accident.

Sommaire de l'article : page 1 / 12

En pratique, les grands-parents se "sentent" très souvent responsables de leurs petits-enfants dès lors qu’ils les hébergent. Ils s’estiment fautifs et se reprochent de ne pas avoir été en mesure d’éviter l’accident si leur petit-fils ou leur petite-fille se blesse, blesse quelqu’un, ou détériore le bien d’une autre personne.

Juridiquement, pourtant, leur responsabilité ne peut être mise en cause que très rarement.

Les juges ont tranché

S’appuyant sur le Code civil, les juges ont toujours estimé que les grands-parents ne sont pas responsables des dommages (matériels ou corporels) occasionnés par leurs petits-enfants du seul fait qu’ils en ont la garde ponctuelle.

Cette jurisprudence constante vaut aussi lorsque les enfants sont confiés à tout autre membre de la famille (oncle, cousin…), ou encore à un ami, une relation de travail, un voisin, etc.

En pratique, les grands-parents se "sentent" très souvent responsables de leurs petits-enfants dès lors qu’ils les hébergent. Ils s’estiment fautifs et se reprochent de ne pas avoir été en mesure d’éviter l’accident si leur petit-fils ou leur petite-fille se blesse, blesse quelqu’un, ou détériore le bien d’une autre personne.

Juridiquement, pourtant, leur responsabilité ne peut être mise en cause que très rarement.

Les juges ont tranché

S’appuyant sur le Code civil, les juges ont toujours estimé que les grands-parents ne sont pas responsables des dommages (matériels ou corporels) occasionnés par leurs petits-enfants du seul fait qu’ils en ont la garde ponctuelle.

Cette jurisprudence constante vaut aussi lorsque les enfants sont confiés à tout autre membre de la famille (oncle, cousin…), ou encore à un ami, une relation de travail, un voisin, etc.

Les parents responsables

Dans toutes ces situations, les parents restent juridiquement les gardiens de leur progéniture. Ils en sont donc civilement responsables même s’ils ne sont pas présents au moment des faits.

Deux éléments viennent toutefois nuancer ce principe.

La minorité

Tout d’abord, la responsabilité des parents ne joue que si leur enfant est mineur. Elle cesse donc de plein droit dès que le jeune atteint l’âge de 18 ans (ou, exceptionnellement, plus tôt s’il a été émancipé par un juge).

Le lieu de résidence prime

Par ailleurs, les père et mère ne peuvent répondre des faits dommageables de leur enfant que s’ils sont en droit d’exercer leur autorité parentale. Ils doivent en outre cohabiter avec lui.

Cette dernière condition ne pose pas de problème lorsque les parents vivent ensemble.

En cas d’accident, ils sont solidairement responsables (l’un autant que l’autre).
En revanche, la règle diffère dès lors que le couple est désuni par un divorce ou une séparation de corps.
Dans ce cas, le lieu de résidence du jeune prime. Seul le parent qui héberge officiellement son enfant au moment du dommage sera tenu pour responsable. Si, par exemple, l’enfant a sa résidence habituelle chez sa mère, c’est elle qui engage sa responsabilité en cas d’accident.

Si l’organisation de la famille repose sur une garde alternée, est responsable celui des parents chez qui l’enfant habite le jour où survient le dommage.

En cas de faute

Mais dès lors que ces conditions sont remplies, la responsabilité des parents est quasi automatique.

Il suffit que leur enfant soit à l’origine d’un dommage pour qu’ils aient à en supporter les conséquences juridiques.

Tel sera le cas, par exemple, si le mineur casse par simple maladresse un vase de prix chez le voisin de ses grands-parents, ou s’il blesse l’un de ses copains en jouant aux fléchettes.

Peu importe d’ailleurs que le jeune commette ou non une faute (par exemple en agissant volontairement). Les tribunaux cherchent simplement à établir si l’enfant est l’auteur de l’acte qui a causé le dommage. S’il existe un lien direct entre ces deux éléments, il appartient alors aux parents d’indemniser la victime.

Quelques exceptions à la responsabilité des parents

Seules la force majeure (des conditions atmosphériques exceptionnelles par exemple) ou la faute de la victime peuvent exonérer de leur responsabilité le père ou la mère.

À titre exceptionnel, les juges refusent également de retenir la responsabilité des parents s’il est prouvé que les grands-parents ont commis une faute (ou une négligence) dans la surveillance de leurs petits-enfants. Pour se prononcer, les magistrats tiennent compte de l’âge du mineur, de sa turbulence habituelle, de son tempérament…

La charge de la preuve

En pratique, cette preuve est toutefois très difficile à rapporter.

Aucune faute de surveillance, par exemple, n’a été retenue à l’égard du grand-père d’un jeune garçon de 11 ans qui avait enflammé accidentellement de la paille avec un briquet trouvé sur place.

De même, les grands-parents d’un enfant de 10 ans brûlé par de l’essence qui avait enflammé son pantalon ont été mis hors de cause. Les juges ont en effet estimé que le mineur était doué de discernement et qu’il n’avait donc plus besoin d’une surveillance de tous les instants. Aucun élément au dossier ne démontrait qu’il était indiscipliné ou turbulent, ou que sa témérité aurait imposé une vigilance plus stricte.

L’assurance-"responsabilité civile"

Lorsque votre petit-enfant séjourne chez vous, plusieurs situations peuvent donc se présenter.

S’il provoque un accident, les dommages causés à autrui seront a priori pris en charge par l’assurance-"responsabilité civile" de ses parents, à moins que ces derniers puissent s’exonérer de leur responsabilité.

"Méfiance tout de même, précise Marie-Hélène Rivaud, de la Fédération française des sociétés d’assurances, cette assurance ne fonctionne que lorsque les dommages sont causés à un tiers au sens strict du terme. Elle ne joue pas entre les membres d’une même famille."

Aussi, si votre petit-fils brise vos lunettes, l’assurance-responsabilité civile de ses parents ne prendra pas en charge leur remboursement.

Signaler la présence des petits-enfants

"Pas plus que l’assurance scolaire et extrascolaire, qui connaît les mêmes conditions restrictives d’application", rappelle Marie-Hélène Rivaud.

"C’est pourquoi il est préférable de signaler à son assureur que l’on reçoit ses petits-enfants et de vérifier l’étendue des garanties contractuelles que l’on a souscrites", souligne Monique Collet, de l’École des grands-parents européens. N’hésitez pas à vous couvrir pour ce type d’accidents.

Des assurances à la carte

Si votre petit-fils ou votre petite-fille est blessé(e), il ou elle recevra, en plus des frais de soins de la Sécurité sociale, les prestations de l’assurance-responsabilité civile de la personne responsable de l’accident.

Toutefois, si aucune responsabilité ne peut être établie, seule la garantie des régimes spéciaux au titre d’une assurance personnelle (individuelle accident, assurance extrascolaire, garantie des accidents de la vie) peut être sollicitée.

N’oubliez pas, alors, que ces assurances spécifiques ne sont pas obligatoires… Aussi, il peut être opportun de pousser les parents de votre petit-enfant à se prémunir dans ce domaine.

Pas d’assurance spécifique en voiture

Que vous ameniez vos petits-enfants à l’école, régulièrement ou occasionnellement, que vous les promeniez en voiture parce que vous les logez temporairement, que vous alliez les récupérer chez leurs parents pour les ramener ensuite…, quelle que soit la situation, vous n’avez pas besoin de souscrire une assurance spécifique puisque, en tant que passagers, ils sont couverts en cas d’accident (peu importe votre responsabilité). Seule précaution : n’oubliez pas de boucler leur ceinture de sécurité… Sans quoi vous encourrez, en tant que conducteur, une amende de 135 €.

Espaces dangereux

Les accidents dont sont victimes les enfants ont lieu :

  • à plus de 25 % dans le jardin (attention aux piscines !), la cour, le garage et le cellier ;
  • à 15 % dans la cuisine ;
  • à 14 % dans le séjour ;
  • à 11 % dans les chambres ;
  • à 9 % dans les escaliers ;
  • à 5 % dans la salle de bains.

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  • dimanche 31 janvier 2010 / MIMIE

    vous avez raison de dire que les grands parents ne comptent pas, même s'ils sont impliqués dans la vie de leurs petits enfants.
    Nous en avons fait la triste expérience. Nous avons une fille qui est bipolaire (maladie diqgnostiquée sur le tard), nous avions prévenu les services sociaux par rapport à sa négligence vis à vis de nos petits enfants qu'elle laissait seuls la nuit pour ses sorties nocturnes) et qui revenait ivre morte en cassant tout chez elle. Elle ne s'occupait pas d'eux, ils étaient livrés à eux-mêmes....
    Bien mal nous en a pris, les enfants ont été placés en famille d'accueil pendant un an, soit disant conflit famililal, comment être d'accord sur sa façon d'agir...
    Elle les récupère et moins d'un an après elle rechute en délirant complètement, heureusement elle nous avait confié les enfants, et malgré des hospitalisations répétées, les services sociaux espéraient la voir revenir dans la réalité et reprendre ses droits sur ses enfants, donc espace visite, avec pour nous les aller retour nous blessant dans notre dignité, voir tous ces gans confrontés à la visite furtive et ensuite s'apercevoir que les enfants étaient amenés dans des endroits où ils n'avaient pas à mettre les pieds (bistrots avec personnes saouls).
    L'enfer de s'avoir qu'elle fréquentait des toxicos, des SDF, des hommes peu recommendables....
    Nous n'étions considérés que comme des gardiens, moins bien considérés qu'une famille d'accueil, bien payée, et nous essayant de nous démêler de tous les problèmes sans aide...Il aura fallu trois ans d souffrance pour les enfants et nous pour qu'enfin, le juge se rende compte de l'état de santé de notre fille...Pour enfin considérés que nous sommes des tiers dignes de confiance...
    Mais rien n'est joué, les parents ont des droits m^me si ils ne l'exxercent pas dans les faits puisque ni le père, ni la mère ne paient de pension alimentaire, insolvables...
    Aujourd'hui, malgré des comportements graves de conséquenes, il faut que les enfants malgré leur refus aille voir leur mère de nouveau en espace visite cette fois fermé, alors qu'elle les avait de temps en temps le samedi le dimanche en hébergement...Mais rechute car elle s'est mis en tête de récupérer ses enfants avec un jeune homme de 27 ans dont elle attend un enfant (alors qu'il boit et qu'elle a été hsopitalisé pendant prsè de 6 mois, avec des interruptions (rechutes 3X) et autorisations de sorties))N ous n'avons pas fini de nous battre dans l'intérê des enfants.
  • jeudi 25 décembre 2008 / martin

    bonjour, les juges ont tranché, les juges tranchent toujours et bien souvent seuls, et si un autre juge tranche plutot bien, le 1er ira à contre sens? Les grand-parents n'existent pas aux yeux de l'injustice comme la protection de l'enfant qui elle aussi n'existe pas. Les grands parents n'existent pas au point qu'un juge, sur simple dire d'une assistante sociale,écrit que la mère a un comportement adéquate avec ses deux filles, alors que la dernière n'a jamais pu être vu puisqu'elle est chez nous en permanence! et nous sommes les grands parents.
    Vous l'avez compris nous sommes en bataille juridique afin de sauver notre petite fille dont la mère se fiche sauf pour les allocations, et ce sont ces gens qui arrivent à avoir gain de cause.Pour votre article: je ne trouve pas normal que ceux qui prennent en charge les enfants de la famille ne soient pas responsable, CONDINE trouve cela scandaleux et elle a raison.
    En matière de travail, si vous aidez un salarié d'entreprise à décharger une machine et que celle ci accidente ce salarié, vous etes responsable car en l'aidant vous vous substituez à son patron et vous devez mettre tout en oeuvre afin que tout se passe bien; Ce qui est exagéré mais pour les petits enfants c'est tout autre chose.BONNES FETES de FIN d'ANNEE
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