Améliorer son domicile pour bien vieillir chez soi
- Publié le vendredi 11 janvier 2008
Où se faire aider et conseiller ?
Il y a encore peu de temps, les aides à l’amélioration du logement ne s’adressaient qu’aux personnes âgées dépendantes. Mais les pouvoirs publics sont arrivés à un constat simple : en un siècle, nous avons gagné douze ans d’espérance de vie et ces années n’allongent pas la période de dépendance. Elles la retardent. Une organisation cohérente des prises en charge se développe, principalement orientée vers le maintien à domicile.
Les centres locaux d’information et de coordination gérontologique (Clic) pour une première orientation
Il s’agit de guichets d’accueil de proximité, qui informent, conseillent et orientent les seniors à différents niveaux : habitat et environnement matériel, accès aux droits (aides au montage de dossiers de demande d’allocation de logement, de financement pour l’adaptation du logement, etc.), mais aussi vie sociale, santé et accès aux soins. Ils étaient au nombre de 25 en 2000, au moment de leur expérimentation, ils sont aujourd’hui plus de 500 répartis sur 93 départements.
Leur grand intérêt est de donner accès aux réseaux de la région. Point n’est besoin d’attendre la perte d’autonomie pour s’adresser à ces spécialistes. Ils en seront même ravis, car leur cheval de bataille est la prévention.
"Nous sommes avant tout des lieux d’écoute, précise Michel Leroux, responsable du Clic de Tours. Nous proposons des pistes pour réfléchir et/ou agir. Par exemple, des conseils liés à une envie de déménager de la ville à la campagne. Nous mettons alors la personne en garde contre les erreurs à éviter, comme de choisir un logement avec une volée de marches à l’entrée. Nous l’informons aussi sur le tissu des services d’aide disponibles dans le quartier. Et nous prodiguons des conseils techniques. Il existe tant d’astuces pour se faciliter la vie !"
Pour les personnes qui travaillent dans les Clic, améliorer son logement en vue d’une future dépendance est loin d’être un drame. "Prenez mon exemple, poursuit Michel Leroux, je suis petit. Est-ce si tragique ? Alors, c’est sûr : lorsque je veux changer une ampoule, je suis obligé de sortir l’escabeau. Mais cela ne m’empêche pas de le faire. J’ai mis au point une solution qui m’est propre. Quand on est âgé, pourquoi se priver de trouver des combines pour se rendre la vie plus confortable ?"
La liste des Clic par département est disponible sur le site du ministère des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité : http://clic-info.personnes-agees.gouv.fr.
Les Pact-Arim pour une expertise technique
Ce sigle compliqué cache un projet simple : Pact, pour "protection, amélioration, conservation, transformation de l’habitat" et Arim, pour "association de restauration immobilière".
Des experts en matière d’adaptation du logement (architectes, ergothérapeutes, etc.), qui connaissent parfaitement la problématique de la perte d’autonomie, peuvent valider un projet. L’association CAL (centre d’amélioration du logement) Pact-Arim de chaque département propose informations et conseils (pour ce qui est des travaux) ainsi qu’une aide pour la recherche de moyens.
Il est aussi possible de faire venir un ergothérapeute du Pact chez soi afin de recueillir un avis technique sur les changements à réaliser. Ce conseil sera peut-être payant (selon la nature des travaux), mais un tel investissement est largement rentable.
L’Anah pour le financement du gros œuvre
C’est l’organisme à contacter pour les gros travaux. L’Agence nationale de l’habitat attribue des subventions pour améliorer le confort dans des logements privés. Elle ne prend pas en charge les travaux de petit entretien ou d’embellissement.
La nature des travaux doit permettre d’améliorer l’habitat en matière de sécurité, de confort, d’isolation acoustique, de salubrité, d’équipement, d’accessibilité et d’adaptation aux personnes handicapées.
Les travaux doivent également permettre d’économiser l’énergie. Il est nécessaire de satisfaire à certains critères pour bénéficier de cette aide. Il faut être propriétaire occupant, ou propriétaire bailleur si le locataire occupe le logement à titre de résidence principale. Des conditions de ressources sont aussi à respecter.
Enfin, il faut effectuer les travaux dans un logement achevé depuis au moins quinze ans, et occuper ou louer le logement après les travaux à titre de résidence principale (pendant six ans pour le propriétaire occupant et neuf ans pour le propriétaire bailleur). Les travaux doivent être réalisés par des professionnels.
Le montant de la subvention est variable : pour les propriétaires occupants, il est de 20 à 35 % du coût des travaux subventionnables, plafonnés à 13 000 s ; pour les propriétaires bailleurs, il est de 15 à 70 % du coût des travaux subventionnables et fonction du montant du loyer pour le locataire. Enfin, il ne faut jamais commencer les travaux avant d’avoir obtenu l’autorisation de l’Anah.
Pour tous renseignements, s’adresser à la délégation départementale de l’Anah, à la direction départementale de l’équipement (DDE). Tél. : 0 826 80 39 39 (0,15 €/min). Web : www.anah.fr.
Vos réactions (2)
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vendredi 29 février 2008 / Sébastien Frey
Votre article est tout à fait exact, c'est une vraie déchirure de devoir quitter sa maison car on quitte aussi son passé. -
samedi 19 juillet 2008 / gertrude
C'est totalement exact, c'est ce que nous sommes en train de faire, nous construison une maison de plain pied sur un terrain que nous possédions, mais quel crève coeur de devoir vendre la maison où les enfants ont grandi,et l'immobilier commence une crise !
