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Scolarité : quel soutien pour votre enfant ?

Scolarité : quel soutien pour votre enfant ?


  • Publié le vendredi 31 octobre 2008

Quand les notes dégringolent, les parents s’affolent. Or, il est important de repérer très tôt les difficultés, d’en parler avec les enseignants et d’apporter à l’enfant une aide appropriée.

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"Peut mieux faire", "doit travailler davantage", "manque d’autonomie"…, les appréciations du bulletin scolaire et les notes envoient les premiers signaux d’alerte. Rares sont les parents épargnés. Une enquête réalisée l’année dernière auprès des utilisateurs du Fil Santé Jeunes montre que, pour près de 70 % des adultes, la réussite scolaire des enfants constitue le premier sujet d’inquiétude.

Compenser l’absence de travail à la maison

La plupart du temps, la scolarité se déroule sans souci majeur. Mais lorsque les deux parents travaillent, ils rencontrent des difficultés pour assurer la surveillance des devoirs. Selon les cycles, les enseignants attendent entre onze et vingt heures de travail hebdomadaire fait à la maison, or les élèves n’en effectuent qu’entre six et quinze. La plupart des cours particuliers n’ont pour seule raison d’être que de compenser une absence de travail personnel.

"Peut mieux faire", "doit travailler davantage", "manque d’autonomie"…, les appréciations du bulletin scolaire et les notes envoient les premiers signaux d’alerte. Rares sont les parents épargnés. Une enquête réalisée l’année dernière auprès des utilisateurs du Fil Santé Jeunes montre que, pour près de 70 % des adultes, la réussite scolaire des enfants constitue le premier sujet d’inquiétude.

Compenser l’absence de travail à la maison

La plupart du temps, la scolarité se déroule sans souci majeur. Mais lorsque les deux parents travaillent, ils rencontrent des difficultés pour assurer la surveillance des devoirs. Selon les cycles, les enseignants attendent entre onze et vingt heures de travail hebdomadaire fait à la maison, or les élèves n’en effectuent qu’entre six et quinze. La plupart des cours particuliers n’ont pour seule raison d’être que de compenser une absence de travail personnel.

Des cours de plus en plus tôt

Selon le Haut Conseil de l’évaluation de l’école (remplacé depuis novembre 2005 par le Haut Conseil de l’éducation), les parents d’un lycéen sur quatre font appel à une aide privée, en moyenne deux heures par semaine. En 2005, une enquête d’Acadomia, le numéro un du soutien privé, révélait que les cours se prennent désormais dès le plus jeune âge : 22 % des inscrits viennent du lycée, 14 % du collège et 5 % du primaire.

Le recours aux cours particuliers existe dans la plupart des pays à des moments clés du cursus scolaire. En France, ces échéances se situent lors de l’acquisition de la lecture, du passage en sixième et l’année du bac. Dans les établissements huppés, plus sélectifs lors du changement de classe, on enregistre jusqu’à 80 % d’adeptes qui espèrent ainsi atteindre le niveau exigé. Ailleurs, les parents les moins à l’aise financièrement se privent pour assurer l’avenir professionnel de leur progéniture : 26 % de l’ensemble des demandes proviennent de familles d’employés et de professions intermédiaires.

Un aide gratuite pendant les vacances

Au vu de ce constat, le ministère de l’Éducation nationale a mis en place, depuis l’été 2008, des stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires et un accompagnement tout au long de l’année afin d’aider les élèves en difficulté à combler leurs lacunes. Cette aide est gratuite. Les séances se déroulent dans le cadre scolaire, en petits groupes, avec un enseignant qualifié capable d’identifier les faiblesses des enfants.

"Lorsque les notes baissent, il ne faut pas hésiter à prendre rendez-vous avec l’enseignant, dit Florence Havel, psychothérapeute dans un centre médico-psycho-pédagogique (CMPP) d’Île-de-France. Il relèvera l’existence d’irrégularités dans le travail, saura repérer l’enfant très timide qui n’ose pas prendre la parole tant il a peur de se tromper et qui a besoin de retrouver confiance en lui. Il remarquera celui qui est très agité, qui n’écoute pas, qui essaie d’attirer l’attention en faisant le pitre, ou distinguera celui qui fait beaucoup d’efforts mais qui n’obtient pas de résultats."

L’enfant timide comme celui qui patauge ont besoin d’être accompagnés individuellement pour rattraper les notions mal comprises et se rassurer. Un soutien qui peut être assuré par les parents s’ils sont disponibles, ou par un service d’aide aux devoirs. Au collège et au lycée, c’est le professeur de la discipline dans laquelle l’élève se trouve en difficulté qu’il convient d’interroger, ou le professeur principal si la démotivation semble générale. Dans ce cas, pour éviter que les conflits scolaires se rajoutent aux frictions de l’adolescence, Florence Havel conseille d’opter pour une aide extérieure à la famille.

De l’aide correctement dosée

À vouloir tellement bien faire, nous en faisons parfois trop. Sortir l’artillerie lourde en cumulant cours particuliers réguliers, stages de rattrapage intensifs et séjours linguistiques sans laisser l’élève respirer risque de s’avérer contre-productif. Les cours s’enchaînant, l’enfant finit par les utiliser comme des béquilles, sans prendre la peine de s’organiser. Au fil des années, cela se transforme en véritable handicap puisqu’il demeure incapable de travailler seul.

Psychologiquement aussi, les effets sont parfois désastreux. "Dans mon cabinet, je reçois des enfants qui endurent une pression telle qu’ils finissent par angoisser", signale Florence Havel. Le remède s’avère plus redoutable que le mal. L’élève prend peu à peu l’enseignement en grippe. Il développe des troubles du sommeil et, dans les cas les plus graves, des rituels obsessionnels (l’enfant remet les objets à la même place ou vérifie dix fois que la fenêtre est bien fermée). Sans en arriver à ces extrémités, entre désintérêt et surdosage, nous devons trouver le juste équilibre, celui qui permet à l’enfant de travailler en confiance et de manière autonome.

L’aide à domicile des enfants malades ou accidentés

Pour qu’une maladie ou un accident ne coupe pas l’enfant de son milieu scolaire, une association a eu l’idée de créer un service d’accompagnement pédagogique à domicile (Sapad). Vous pouvez y avoir recours si votre enfant, malade ou accidenté, doit manquer la classe pendant plus de trois semaines. Chaque année, 5 000 élèves du primaire à la terminale poursuivent ainsi leur scolarité avec leur enseignant, l’un de ses collègues s’il n’est pas disponible, ou un volontaire de l’association.

En gardant un pied dans l’école, l’enfant évite les lacunes et, dans la plupart des cas, conserve un certain niveau scolaire. Présent dans 88 départements, le Sapad est gratuit pour tous les élèves des établissements publics et pour ceux des établissements privés sous contrat qui ont souscrit une assurance scolaire avec clause d’accompagnement scolaire. Renseignements sur www.pupilles.org.

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Vos reactions a l'article (2)

  • mardi 7 juillet 2009 /

    bonjour jai lu se que vous avez ecris et j ai le meme probleme avec avec ma fille ki es en phobie scolaire moi ossi je trouve sa lamentable que ses enfant ne beneficie d aucune aides
    moi je lai inscrit au cned se gere par l ecucation national se son des cour a domicile
    me seule elle oras du mal a s en sortir si vous voulez me contacté je vous donne mon adresse email
    philippe.millereau@sfr.fr cordialement
  • mercredi 24 juin 2009 / Laure77610

    J'ai appelé il y a quelques mois pour ma fille qui est en phobie scolaire. On m'a dit que c'était une maladie psychologique et que le SAPAD ne prenait pas d'enfant dont le problème était psychologique. La phobie scolaire est une maladie qui fait de plus en plus de ravage et je trouve dommage que ces enfants n'est pas le droit à une aide scolaire, comme les autres, à domicile. Nous avons fait un dossier MDPH pour une demande de scolarité à temps partiel mais nous sommes à peu près sûr que notre enfant ne pourra pas reprendre l'école pour sa rentrée en 6ème. Nous n'avons aucun moyen que notre enfant puisse suivre une scolarité normale et elle perd de plus en plus ce qu'elle avait déjà appris même si nous la faisons quand même travailler un peu à la maison.
    Je trouve cela vraiment très dommage qu'aucune aide ne soit accordé à ces enfants.
    Si vous pouvez me répondre sur ma réaction.
    Avec mes remerciements

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