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Scolarité : le redoublement est-il un échec ?

Scolarité : le redoublement est-il un échec ?


  • Actualisé le jeudi 30 août 2007

Un redoublement n'est pas forcément synonyme d'échec. Au contraire, il peut permettre à l'enfant de repartir sur des bases nouvelles. C'est ce qu'explique Valérie Sultan, enseignante en français et professeur principal en classe de troisième.

Dossier Familial :

dans quelle mesure un redoublement peut-il être positif ?

Valérie Sultan :

faire redoubler un élève, c'est toujours un pari. Le redoublement peut être une chance pour l'élève qui a connu un drame dans sa vie (un deuil dans la famille, par exemple) et pour celui qui a un niveau scolaire un peu juste mais fait néanmoins des efforts pour avoir de meilleurs résultats.

Je pense par exemple à l'enfant de sixième qui éprouve des difficultés à s'adapter à l'enseignement du collège.

Autre profil concerné : l'adolescent qui, en pleine transformation physique et psychologique, est préoccupé par autre chose que l'école et a besoin de respirer quelques mois.

Mais pour que le redoublement soit une chance, il ne faut pas le présenter comme une punition. S'il est mal vécu par l'élève, il sera synonyme de traumatisme. Il ne peut être positif que s'il est accepté.

Dossier Familial :

faut-il faire le forcing pour faire passer son enfant dans la classe supérieure ?

Valérie Sultan :

il est toujours préférable de discuter d'abord avec l'équipe éducative. Conseillers d'orientation et professeurs travaillons tous dans l'intérêt de l'élève. Lorsqu'on est parent, on noue une relation imbriquée avec son enfant.
Du coup, on ne voit pas forcément la réalité, et on peut se tromper. Les enseignants, eux, peuvent avoir davantage de recul.
Nous voyons de plus en plus de parents qui veulent faire de leur enfant un sujet qui doit produire de la réussite.

Lors des rencontres parents-professeurs, nous sommes ainsi capables de repérer que le désir de l'un n'est pas forcément celui de l'autre : par exemple, les parents veulent absolument que leur enfant fasse une seconde générale dans l'optique de préparer le bac scientifique, alors que ce dernier a un autre projet en tête.

Cours de Flamenco à Paris avec Al Piquillo.

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