Devoirs à la maison : des conseils pour éviter le cauchemar
Devoirs à la maison : des conseils pour éviter le cauchemar
Le travail scolaire transforme souvent les relations parents-enfants en épreuve de force. Quelques précautions permettent d’éviter les crises ou de mieux en sortir.
Dès le primaire, les enfants doivent effectuer non pas des "devoirs écrits", puisqu’ils sont interdits par la loi depuis 1956, mais apprendre des textes par cœur, réviser des leçons, accomplir des exercices de calcul.
Les devoirs, synonyme de galère
"Dès le CP, les devoirs de Laurène, 15 ans aujourd’hui, ont posé problème, raconte Bénédicte. Elle ne se concentrait pas, gigotait, répondait n’importe quoi… Comme je la savais parfaitement capable de mieux faire, je m’énervais très vite et nos soirées tournaient à l’affrontement. Cela n’a fait que s’accentuer. Je finissais par avoir la hantise de rentrer chez moi."
Dans certaines familles, "faire les devoirs" est synonyme de galère partagée lorsque l’enfant semble ne rien comprendre, mélange tout, rêvasse, oublie ou dissimule les tâches à réaliser, se bloque, fond en larmes ou explose. Chez les parents, également fatigués en fin de journée, le ton et la tension montent rapidement. Certains sortent même de leurs gonds pour aller jusqu’aux gifles.
Quand on en arrive là, c’est qu’une spirale infernale s’est mise en route, explique Brigitte Prot, psychopédagogue et formatrice, cela signifie que les bons jalons n’ont pas été posés dès le départ.
Cadrer les devoirs
Dès l’entrée au CP, il est conseillé de ritualiser les devoirs, d’installer ce moment dans la journée à des heures précises, au même titre que manger, jouer ou dormir (on note d’ailleurs que plus les familles sont nombreuses, moins il y a de soucis).
"De plus, définissez impérativement un début et surtout une fin, à l’aide d’un sablier ou d’une montre à aiguilles, qui lui permet de voir le temps s’écouler, recommande Brigitte Prot. L’enfant apprend peu à peu à s’évaluer et à s’organiser dans une durée."Bien sûr, celle-ci doit être souple et adaptée aux capacités de chacun. En revanche, si l’enfant n’a rien fait dans ce laps de temps, cherchez-en les raisons. Ainsi, s’il n’a pas compris l’exercice à effectuer, faites-lui relire et reformuler la consigne. Reprenez ce qu’a expliqué le professeur des écoles, pour saisir où se trouve le blocage.
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