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Réagir en cas de sanction disciplinaire à l’école


  • Publié le mercredi 9 janvier 2008

Sommaire de l'article : page 3 / 6

Davantage d'indiscipline au collège

À l’école primaire, les sanctions disciplinaires restent marginales. "Lorsque l’élève présente un risque pour lui-même et pour les autres, nous contactons la famille, explique Gilles Moindrot, enseignant en primaire et responsable syndical SNUipp-FSU. En dernier recours, le conseil des maîtres se réunit et peut prononcer le retrait de la classe ou le changement d’établissement."

Dans le second degré, les sanctions disciplinaires deviennent fréquentes, surtout au collège. Parmi les causes les plus répandues figurent l’indiscipline, le refus de travailler, l’absentéisme, la tricherie, l’utilisation inappropriée du téléphone portable ou du baladeur MP3, les bagarres, le comportement agressif (envers un élève ou un adulte), le vol, le racket, la dégradation des locaux, le trafic et/ou la consommation de stupéfiants…

Le conseil de discipline se réunit à l’initiative du chef d’établissement lorsqu’un élève a commis des faits graves à l’encontre de personnes ou de biens, et prononce des sanctions disciplinaires.

Il ne faut pas les confondre avec les punitions (exclusion ponctuelle d'un cours, retenue…), prises afin de châtier un manquement jugé mineur.

Une réponse graduée

Depuis l’an 2000, les sanctions disciplinaires ont été redéfinies (décret du 5 juillet 2000 modifiant le décret du 30 août 1985), et doivent figurer dans le règlement intérieur de chaque établissement. Elles sont de plusieurs types, selon la gravité de la "faute" : avertissement, blâme (réprimande verbale solennelle), exclusion temporaire (un mois au maximum) et exclusion définitive (avec ou sans sursis).

"Les principes généraux du droit - défense, contradictoire, proportionnalité et individualisation de la sanction - s’appliquent désormais", explique Gilbert Lambrecht, chargé de mission à la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves des écoles publiques), qui regrette cependant le manque de temps et l’absence de formation juridique des personnels éducatifs.

Le régime des sanctions

Les sanctions disciplinaires sont inscrites au dossier administratif de l’élève (consultable par l’élève ou ses parents). Hormis l’exclusion définitive, les sanctions sont effacées du dossier au bout d’un an.

L’article 49 de la loi Égalité des chances du 31 mars 2006 prévoit la suspension du versement des prestations familiales, sur décision du président du conseil général, lorsque le comportement d’un enfant a conduit à proposer un contrat de responsabilité parentale (sanction prononcée en cas de troubles portés au fonctionnement de l’établissement scolaire ou d’absentéisme grave). À ce jour, il semble que cette mesure n’ait pas été appliquée.

Davantage d'indiscipline au collège

À l’école primaire, les sanctions disciplinaires restent marginales. "Lorsque l’élève présente un risque pour lui-même et pour les autres, nous contactons la famille, explique Gilles Moindrot, enseignant en primaire et responsable syndical SNUipp-FSU. En dernier recours, le conseil des maîtres se réunit et peut prononcer le retrait de la classe ou le changement d’établissement."

Dans le second degré, les sanctions disciplinaires deviennent fréquentes, surtout au collège. Parmi les causes les plus répandues figurent l’indiscipline, le refus de travailler, l’absentéisme, la tricherie, l’utilisation inappropriée du téléphone portable ou du baladeur MP3, les bagarres, le comportement agressif (envers un élève ou un adulte), le vol, le racket, la dégradation des locaux, le trafic et/ou la consommation de stupéfiants…

Ne pas rompre le fil du dialogue

Lorsqu’un élève commet un acte de cette gravité, la famille reçoit, par écrit, dans un délai de quinze jours à un mois, une convocation devant le conseil de discipline.

Pendant ce laps de temps, les parents doivent rapidement prendre contact avec l’établissement : "Ils peuvent demander à être reçus par le professeur principal, le chef d’établissement, le conseiller principal d’éducation (CPE), les parents d’élèves élus qui siégeront… Il est essentiel de nouer le dialogue avec l’établissement", explique Gilbert Lambrecht.

Le jour de la convocation, le conseil de discipline, qui est composé du chef d’établissement, du gestionnaire, d’un conseiller principal d’éducation, de trois représentants du personnel, de deux représentants de parents (trois au lycée) et de deux représentants d’élèves (trois au lycée), procède à l’audition de l’élève et des parents, puis délibère à huis clos.

"L’élève et ses parents peuvent se faire assister par la personne de leur choix. Nous leur conseillons de solliciter un parent d’élève élu", précise Claudine Caux, vice-présidente de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement Public (Peep).

Possibilité de faire appel

Lorsque le conseil de discipline a rendu une décision d’exclusion temporaire supérieure à huit jours ou d’exclusion définitive, il est possible de faire appel devant le recteur d’académie, dans un délai de huit jours à partir de la notification écrite de la sanction. Ce recours est ouvert au représentant de l’élève mineur, à l’élève majeur ou au chef d’établissement.

"En cas d’appel, un médiateur peut rencontrer la famille pour essayer de lui faire accepter la sanction, qui n’est pas une condamnation", indique Gilles Vergnaud, proviseur vie scolaire au rectorat de Versailles.

Les familles qui maintiennent l’appel sont convoquées devant une commission académique de discipline présidée par le recteur ou un représentant. Si elles n’obtiennent pas satisfaction - ce qui arrive assez souvent -, elles peuvent saisir le tribunal administratif.

Explosion du nombre des mesures disciplinaires

Aucune statistique nationale ne dresse le bilan des sanctions disciplinaires scolaires. Cependant, Guy Vauchel, secrétaire national de la fédération Sgen-CFDT, en charge de la politique éducative, constate, ces dernières années, une explosion du nombre de conseils de discipline et d’exclusions définitives.

D’autant que les faits qui conduisent devant un conseil de discipline et la nature des sanctions varient beaucoup d’un établissement à l’autre. Ils dépendent des élèves et de leur environnement, de la capacité de l’équipe dirigeante à générer une ambiance positive, et du seuil de tolérance tacite défini par le chef d’établissement.


Vos réactions (9)

  • mercredi 23 janvier 2008 /

    Le pire est de ne pas réagir ou de se mettre sans nuance du côté de son enfant.
  • vendredi 29 février 2008 / Paula

    Un enfant indiscipliné doit être repris en main rapidement, sinon c'est la débandade.
  • vendredi 29 février 2008 / Louison

    Plutôt que de sanctionner à tour de bras, ne vaudrait-il mieux pas revoir nos méthodes d'éducation ?
  • vendredi 29 février 2008 / Danièle

    Je ne pense pas qu'on puisse nier que les enfants d'aujourd'hui soient plus violants que ceux d'hier. triste époque...
  • vendredi 29 février 2008 / Danièle

    Je voulais dire violents, désolé
  • vendredi 29 février 2008 / Marie-Chantal

    Ca reste surtout le fait du prince (le prof) de savoir quel enfant sera sanctionné (parfois très lourdement) alors que d'autres peuvent se croire tout permis. Le mien par exemple a été renvoyé 2 jours, simplement pour avoir parlé!!!
    J'ai bien écrit au Ministre pour me plaindre mais pour l'instant pas de réponse.
  • mercredi 5 mars 2008 / la val

    Alors que nous en sommes en plein orientation, le directeur est passé au sein de la classe hier pour annoncer que les redoublements ne se feraient pas au sein de ce collège, mais que la France était grand et qu'il existait une multitude de collège d'accueil : un grand merci à Monsieur le Directeur...!
  • mercredi 5 mars 2008 / la val

    Comme Danièle, petit problème de clavier et non d'orthographe. J'ai oublié de spécifier que notre fils est en 3ème. Merci de vos témoignages.
  • dimanche 30 novembre 2008 / ferry

    moi ma fille avec son caractère qui destabilise ses profs a eu droit à un complot.Pour avoir crié ds la cours à une copine s...,sa prof qui passait par là n'est pas revenue sur ses pas,mais fait 1 rapport.mAfille persiste à dire qu'elle ne l'a pas insultée.Elle donne 2 temoins faux qui ont été cuisinés par la cpe equi a obtenu leurs avoeux malgré qu'elle aient nié leur presence ....A mediter
    l'ecole apprend les faux temoignages!Ce n'est plus le ministere de l'education mais de la punition .Quelle desolation .Les profs sont des fonctionnaires et non des pedagogues!!!!
    Elle st exlue et on ne nous donne aucune info sur la procedure pour sa descolarisation.On voulait sa tête .J'e suis obligée de reporendre mon enfant et oui c'est une enfant (l'école doit être un pasage pour sociabiliser et construire le futur citoyen )Ces enfants ne sont pas dupes :ils savent à qui ils ont affaire,des profs en manque d'autorité et qui ont du mal à interresser leurs élèves .Ce qui est grave c'est le complot pour apprivoiser un enfant qui a un comportement qui renvoi l'échec du prof ,pardon du fonctionnaire .
    Ce qui me deosole c'est qu'on m'a instrumentaliser en me faisant croire que c'etait une commission educative .La pedagogie et l'education était vbannies durant ce conseil et j'ai cru que ma fille avait reellement insulté sa prof.C'est de l'abus.L'ecole est devenue un espace qui brise des adolescent en pleine construction de sa personnalité.Comme ces enseignants n'ont connu que l'espace scolaire ,ils ne savent rien de la vie.Un peu de reflexion :on ne prepare pas ces enfants aux diplomes mais à la vie cytoyenne.
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