Quand le commerce frappe aux portes de l'école

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Quand le commerce frappe aux portes de l'école

La publicité est interdite en milieu scolaire. Pourtant, les enseignants sont confrontés aux manœuvres commerciales de grands groupes.

En 1881, Jules Ferry faisait voter les lois instituant la gratuité, la laïcité et l'obligation de l'enseignement primaire. Il était loin d'imaginer qu'un siècle plus tard les enfants apprendraient bien d'autres choses que le calcul, l'orthographe ou la géographie.

Qui doit financer ?

De nos jours, l'enseignant doit ouvrir l'enfant sur le monde extérieur, et ses cours de citoyenneté ne se résument plus à des leçons de morale. Les besoins en informations et en équipements pédagogiques dépassent largement les simples manuels scolaires. Le problème : qui doit financer ces équipements ? L'État est-il le mieux placé pour apporter une réponse à tous les sujets ?

Citons l'exemple de l'enseignement primaire, dont le budget de fonctionnement dépend d'une part du ministère de l'Éducation nationale, pour les salaires des instituteurs, et d'autre part des communes, pour la construction et l'entretien des locaux. Le fonctionnement pédagogique se retrouve souvent dans les dernières lignes budgétaires. Selon la richesse et la politique des communes, les crédits pédagogiques oscillent entre 30 et 45 € environ par enfant et par an, avec des extrêmes allant de 0 à 90 € (selon une enquête réalisée par le SNUIPP).

Tee-shirts et confiserie

Pour combler ce manque de moyens financiers, les pays anglo-saxons ont une solution : le sponsoring. Des entreprises privées, des industriels, des fabricants fournissent aux écoles ordinateurs, téléviseurs, et documents pédagogiques, mais aussi distributeurs de boissons et de confiseries, tee-shirts, échantillons alimentaires…

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