Prévenir le stress scolaire

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Privilégier le bon apprentissage

Tant que le stress est soutenable, l’enfant développe des stratégies d’adaptation en jouant notamment le jeu de l’école. Il apprend ses leçons pour être en mesure de répondre, même si c’est le cœur battant ! Son stress est alors positif.

L’excès de peur provoque le résultat inverse. Paralysé, l’enfant ne capte plus ce qu’on lui dit et ne retient rien. Ses résultats s’en ressentent, ce qui aggrave encore son appréhension, jusqu’au moment où il n’a plus d’autre choix que de se défendre par l’indifférence. Un écolier en échec finit par ne plus stresser du tout : la bonne note lui semble définitivement inaccessible.

Comme chez l’adulte, le stress engendre un trouble anxieux : mauvais sommeil, irritabilité, difficulté de concentration ou agitation. "L’enfant se dévalorise, se plaint de douleurs au ventre, devient opposant ou dépressif", déplore le Dr Nathalie Franc, pédopsychiatre au CHRU de Montpellier.

Fixer des règles de vie saine et des objectifs réalisables

Rappelons que la première stratégie contre l’angoisse - pour les enfants et pour les parents ! -, c’est l’hygiène de vie. "Les enfants dorment aujourd’hui une heure de moins que dans les années 1960. Le sommeil et une bonne alimentation restent les conditions de base du bien-être psychologique", explique le Dr Stéphane Clerget, pédiatre. Le stress et l’anxiété sont en effet les raisons majeures du grignotage et de la boulimie.

"Il faut soutenir l’enfant par une exigence bienveillante, conseille Céline Giron. L’exigence consiste à lui fixer des objectifs accessibles qui l’aideront à progresser dans ses apprentissages en lui permettant d’être fier de ses réussites. La bienveillance consiste à montrer de l’intérêt pour ce qui se passe à l’école, les chagrins, les histoires de récréation. Cette simple écoute l’aide à surmonter par lui-même les épisodes stressants."

Les devoirs sont souvent des moments de tension. Quand le parent n’arrive plus à maîtriser son énervement tandis que de son côté l’enfant se recroqueville et devient incapable de réfléchir, la solution passe parfois par le recours à l’étude et/ou aux associations d’aide aux devoirs. Voire, éventuellement, par les cours de soutien privés. L’objectif est alors d’aider l’enfant à acquérir des méthodes d’apprentissage et les moyens de renforcer sa confiance en lui.

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