Prévenir le stress scolaire

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Prévenir le stress scolaire

Le stress à l’école est de nos jours un phénomène sous-estimé. C’est un sentiment pourtant néfaste à la santé des enfants. Il est urgent de le détecter, le prévenir, et… de ne pas l’accroître !

L’école, un lieu d’enjeux

De plus en plus d’enfants sont angoissés par l’école, comme le constatent la plupart des parents. "C’est normal, explique Céline Giron, psychologue et maître de conférences à l’institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de Paris. L’école n’est pas neutre. C’est un lieu d’enjeux : socialisation, réussite scolaire, perspectives d’avenir… Et les jeunes le savent très tôt. Certains facteurs de crainte sont liés à l’évaluation, voire à la compétition : contrôles, notes et remises de copies, passages au tableau, classements."

D’autres touchent aux ratés de la relation pédagogique : consignes ou leçons que l’enfant ne comprend pas, vocabulaire obscur, remarques de l’enseignant, impression que le professeur ne le croit jamais… Sans oublier les rapports avec les autres enfants qui peuvent être très durs.

Eviter d’augmenter la pression scolaire

Par maladresse parfois, par leurs exigences souvent, les parents peuvent aussi alourdir le climat de l’école. "C’est un grand classique désormais, témoigne une institutrice en grande section de maternelle, chaque année à Pâques, il y a au moins un parent qui demande pourquoi son enfant ne sait pas encore lire alors que dans l’autre classe de grande section ils apprennent déjà. Ma collègue, qui avance au même rythme que moi, a droit aux mêmes remarques." Ces parents craignent que leur enfant ne prenne du retard alors que l’apprentissage de la lecture ne démarre qu’au CP !

Selon une étude publiée en février dernier par l’Association des parents d’élèves de l’enseignement libre (Apel), 52 % des parents se disent inquiets au sujet de la scolarité de leur enfant. Une réalité qui se lit aussi dans l’explosion des cours particuliers et de soutien scolaire. Acadomia annonce 12 % de clients à l’école primaire contre 6 % il y a dix ans. La quête de performance démarre dès le plus jeune âge.

Le désir de réussite pour leurs enfants, la peur de l’avenir incitent les parents à les "pousser". S’y ajoutent parfois des motivations plus personnelles : certains parents demandent inconsciemment à leurs enfants de réussir les études qu’ils n’ont pas pu accomplir, d’autres se sentent atteints par le fait que leur enfant ne soit "que" moyen.

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