Pour aller plus loin
Lycéens : partir un an à l’étranger
- Publié le lundi 7 avril 2008
Une candidature en plusieurs étapes
Ensuite, le jeune est convoqué pour un ou plusieurs entretiens, en tête-à-tête et en présence de sa famille. Certains organismes proposent des week-ends de préparation. Puis les dossiers sont envoyés aux correspondants des pays partenaires qui sont les décisionnaires finaux : il faut en effet l’accord du chef de l’établissement que fréquentera le jeune Français.
Dès que la candidature est acceptée, l’organisme se met à la recherche d’une famille d’accueil grâce à ses correspondants étrangers. Une fois la famille trouvée, le jeune peut s’envoler fin août ou début septembre, afin de débuter l’année scolaire.
Être motivé et équilibré
La clé de la réussite de ces longs séjours réside dans la motivation des lycéens. Les responsables des programmes sont très vigilants quant à leur implication : "Si l’adolescent n’a pas envie, s’il est seulement poussé par ses parents, c’est l’échec assuré", indique Christian Meyer.
"Nous annonçons la couleur très vite : c’est une expérience difficile, le jeune rencontrera des difficultés sur place, il aura des moments de cafard, il n’y a pas de famille idéale. La motivation doit donc être forte pour pouvoir tenir", complète Laurent Bachelot, président de PIE. Seuls des adolescents solides pourront passer l’épreuve du séjour long. Les filles, souvent plus mûres, sont majoritaires (deux tiers).
Bien gérer les différences culturelles
"Les trois premiers mois sont très fatigants intellectuellement et psychologiquement", prévient Caroline Barjon. La perte des repères culturels est souvent ce qui est le plus difficile à vivre : personne ne fête Noël au Japon ; aux États-Unis, les repas sont rarement pris en commun, etc.
Pays le plus demandé, les États-Unis réservent des surprises à ceux qui rêvaient du soleil de Californie ou des gratte-ciel new-yorkais : la plupart atterrissent dans des bourgades isolées du Middle West, dans des familles souvent religieuses, pour lesquelles la seule sortie est la messe ou l’office du dimanche. Mais en cas de problème majeur avec la famille d’accueil, le correspondant local de l’organisme peut trouver une autre famille.
Attention au retour
Le retour en France n’est pas toujours simple : certains parents ont eu la surprise de se voir refuser l’inscription de leur enfant dans le lycée qu’il fréquentait avant son année à l’étranger. Officiellement, en effet, le lycée ne peut pas "réserver" une place à un ancien élève.
Il faut donc anticiper, comme le conseille Alain Huot, d’Horizons du monde : "Les parents doivent rencontrer le professeur de langue et le proviseur avant le départ de l’enfant à l’étranger pour expliquer son projet. Normalement, si ces personnes font preuve d’ouverture d’esprit, la place sera réservée lors de son retour."
