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Lycéens : partir un an à l’étranger
- Publié le lundi 7 avril 2008
Passer une année scolaire à l’étranger permet à un lycéen de gagner en maturité, de s’ouvrir aux différences culturelles et de revenir quasi bilingue. Cette expérience, qui représente un coût non négligeable, exige une réelle motivation.
Un apprentissage enrichissant
Environ 2 500 lycéens français sont partis en 2006-2007 effectuer une année scolaire à l’étranger sur les 1 512 000 lycéens de France, soit un lycéen sur 600. Pourtant, les jeunes - et leurs parents - qui ont accepté de "perdre" une année dans le système scolaire français ne le regrettent pas.
Telle cette famille de la région parisienne dont les trois enfants sont tous partis un an à l’étranger : les deux plus âgés, partis aux États-Unis avec AFS, sont revenus bilingues. Le benjamin entame sa seconde dans un lycée australien, grâce à Horizons du monde.
Davantage que l’apprentissage d’une langue étrangère, les organismes valorisent avant tout l’échange interculturel : "Un an à l’étranger, cela n’a rien à voir avec un séjour linguistique. Le but du jeu, c’est d’être capable d’oublier ses préjugés et de s’adapter à une tout autre philosophie de vie", soutient Alain Huot, responsable des séjours académiques d’Horizons du monde.
Bon niveau scolaire
Tous les organismes ont mis en place un processus de sélection à peu près similaire qui commence dès l’automne de l’année précédant le départ. Il faut avoir entre 14 et 18 ans et constituer un dossier de candidature comportant : CV, lettre de motivation, lettre à la famille d’accueil, dossier scolaire, éventuellement lettres de recommandation de professeurs de langue, dossier médical. Le niveau scolaire est important pour la sélection.
"L’idéal est de figurer dans le premier tiers de la classe. Mais il y a des exceptions, par exemple lorsqu’on estime que le séjour sera profitable à un élève très moyen", indique Christian Meyer, président du Centre rotarien de la jeunesse, qui envoie chaque année 350 jeunes Français à l’étranger. AFS Vivre sans frontière demande que les jeunes aient au moins 10 de moyenne, "c’est-à-dire qu’ils ne soient pas perdus au niveau scolaire".
Comme le niveau d’anglais des Français est l’un des plus faibles en Europe, certains pays d’accueil (États-Unis, Finlande, Russie) deviennent plus exigeants. L’organisme PIE (Programmes internationaux d’échanges) met systématiquement en place un stage d’anglais d’un mois avant la rentrée. La plupart font passer un test de langue, généralement le SLEP Test (Secondary Level English Proficiency).
Il est toutefois possible de partir pour un pays dont la langue n’a pas été apprise à l’école : plusieurs sociétés organisatrices de séjours favorisent les destinations peu demandées en proposant des bourses (Italie, pays de l’Est, Thaïlande…).
