Lycéens : partir un an à l’étranger

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Lycéens : partir un an à l’étranger

Passer une année scolaire à l’étranger permet à un lycéen de gagner en maturité, de s’ouvrir aux différences culturelles et de revenir quasi bilingue. Cette expérience, qui représente un coût non négligeable, exige une réelle motivation.

"Peu de lycéens français partent pour un long séjour à l’étranger, car cette expérience se heurte à un obstacle important : l’Éducation nationale ne reconnaît pas une année scolaire à l’étranger", explique Caroline Barjon, responsable de communication d’AFS Vivre sans frontière, le plus ancien organisme français spécialiste des séjours longs à l’étranger. Le coût du séjour n’est pas non plus à la portée de tous les budgets.

Un apprentissage enrichissant

Environ 2 500 lycéens français sont partis en 2006-2007 effectuer une année scolaire à l’étranger sur les 1 512 000 lycéens de France, soit un lycéen sur 600. Pourtant, les jeunes - et leurs parents - qui ont accepté de "perdre" une année dans le système scolaire français ne le regrettent pas.

Telle cette famille de la région parisienne dont les trois enfants sont tous partis un an à l’étranger : les deux plus âgés, partis aux États-Unis avec AFS, sont revenus bilingues. Le benjamin entame sa seconde dans un lycée australien, grâce à Horizons du monde.

Davantage que l’apprentissage d’une langue étrangère, les organismes valorisent avant tout l’échange interculturel : "Un an à l’étranger, cela n’a rien à voir avec un séjour linguistique. Le but du jeu, c’est d’être capable d’oublier ses préjugés et de s’adapter à une tout autre philosophie de vie", soutient Alain Huot, responsable des séjours académiques d’Horizons du monde.

Bon niveau scolaire

Tous les organismes ont mis en place un processus de sélection à peu près similaire qui commence dès l’automne de l’année précédant le départ. Il faut avoir entre 14 et 18 ans et constituer un dossier de candidature comportant : CV, lettre de motivation, lettre à la famille d’accueil, dossier scolaire, éventuellement lettres de recommandation de professeurs de langue, dossier médical. Le niveau scolaire est important pour la sélection.

"L’idéal est de figurer dans le premier tiers de la classe. Mais il y a des exceptions, par exemple lorsqu’on estime que le séjour sera profitable à un élève très moyen", indique Christian Meyer, président du Centre rotarien de la jeunesse, qui envoie chaque année 350 jeunes Français à l’étranger. AFS Vivre sans frontière demande que les jeunes aient au moins 10 de moyenne, "c’est-à-dire qu’ils ne soient pas perdus au niveau scolaire".

Comme le niveau d’anglais des Français est l’un des plus faibles en Europe, certains pays d’accueil (États-Unis, Finlande, Russie) deviennent plus exigeants. L’organisme PIE (Programmes internationaux d’échanges) met systématiquement en place un stage d’anglais d’un mois avant la rentrée. La plupart font passer un test de langue, généralement le SLEP Test (Secondary Level English Proficiency).

Il est toutefois possible de partir pour un pays dont la langue n’a pas été apprise à l’école : plusieurs sociétés organisatrices de séjours favorisent les destinations peu demandées en proposant des bourses (Italie, pays de l’Est, Thaïlande…).

4 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par Busty Mardi 10 novembre 2009
Les délégations académiques aux relations européennes et internationales et à la coopération (DAREIC), présentent dans l'ensemble des académies de France proposent également l'organisation de voyages à l'étranger, on retrouver par exemple les programmes Brigitte Sauzay ou Voltaire pour partir en Allemagne.
Par Yves Mercredi 22 juillet 2009
Tout n'est pas exact dans cet article. Par exemple il existe une convention entre la France et l'Allemagne qui permet aux élèves entrant en seconde de faire au choix l'année 10 ou 11 en Allemagne. L'élève est inscrit dans deux établissements, le lycée allemand, évidemment, et le lycée français dans lequel il poursuivra ses études à son retour, en principe en première. L'élève suit une scolarité normale en Allemagne et est noté comme tous les autres élèves allemands. Ses notes sont transmises au lycée français où le conseil de classe statue sur l'orientation en fonction des résultats, exactement comme si l'élève avait fait son année dans le lycée français (redoublement, passage en première et option de la première). Il est nullement nécessaire de passer par un organisme, un échange peut se faire entre famille. C'est le choix qui a été fait avec notre fille cadette qui est inscrite dans un lycée de Dusseldorf pour l'année scolaire 2009 / 2010 (debut des cours à la mi août, il faut être motivé).
Pour nous, afin d'éviter de faire les choses dans l'urgence et de pouvoir faire connaissance de la famille d'accueil bien avant l'arrivée de nos filles respectives, la recherche de cette famille s'est faite dès le début de l'hiver 2009. Ainsi la famille allemande a pu venir en France à Pâques après avoir déjà pu bien étudier la question de cet échange, et nous nous sommes rendu à Dusseldorf lors du week-end de Pentecôte.
Par rose Vendredi 15 mai 2009

Année scolaire à l'étranger
Attention! Ces organismes pourtant réputés pour leur sérieux ont décu de nombreuses familles. Contrairement à leurs déclarations, les familles d'accueil ne sont pas sélectionnées. L'un deux, pourtant agrée par l'office national de surveillance des échanges linguistiques, verrouillent les contrats signés par les parents de telle sorte qu'aucun recours n'est possible. En cas de difficultés importantes (les cas sont fréquents), la famille se retrouve seule. N'est-il pas curieux que lorsqu'on se renseigne sur un organisme particulier sur internet, il est pratiquement impossible d'y découvrir un commentaire négatif? Pourquoi? Visitez ces sites :
http://newsok.com/advocate-for-exchange students-says-order-defies-free-speech/article/3262319/?tm=121445906067
et
http://blog.nationmultimedia.com/print.php?id=1648
Par angie Lundi 22 décembre 2008
Je soutiens à 100% l'initative d'envoyer un jeune à l'étranger en long séjour. A 16 ans, dès l'obtention du bac, mon fils est parti avec PIE un an aux USA, il a été transformé. En plus d'être bilingue il a aquis une ouverture d'esprit, une tolérance envers d'autres cultures et religions et une plus grande maturité. Aujourd'hui, il est en licence 3 tourisme et il plafonne en anglais à 19/20. C'est vraiment la seule façon d'apprendre une langue. En ce qui concerne le prix, j'ai emprunté à la banque. Mais je dirais que ce n'est pas plus cher qu'une année de prépas ds une école privée, et le résultat est bien plus interessant sur le plan comportemental.
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