Pour aller plus loin
Lutter contre l'absentéisme scolaire
- Actualisé le jeudi 30 août 2007
L'absentéisme scolaire est préoccupant. Les parents - toujours alertés par l'école - doivent être attentifs à tout dérapage et, au besoin, faire preuve d'autorité.
Attention et fermeté
"En transgressant l'obligation scolaire, ils testent leurs parents et veulent s'assurer de leur solidité. Ces derniers doivent donc absolument manifester leur désaccord à la première incartade et soutenir la sanction scolaire, s'il y en a une. Cette fermeté est indispensable", Patrice Huerre.
Quitte ensuite à amorcer le dialogue pour tenter de comprendre ce qui est en jeu dans ces absences : une mauvaise orientation, un laisser-aller, une trop grande pression sur les résultats scolaires. Or, quand la scolarité de l'enfant ne correspond pas aux espérances familiales, il faut savoir composer avec la réalité. "Les jeunes les plus fragiles reçus en consultation sont ceux qui reprochent à leurs parents “de les gaver avec leur scolarité”, met en garde Patrice Huerre. Quand trop, c'est trop, ils risquent de s'installer dans la dépression ou la phobie scolaire."Le point de vue d'une conseillère d'éducation
"Le conseiller principal d'éducation (CPE) accorde au moins autant d'importance à la vie scolaire qu'aux résultats de chaque élève. Le CPE dresse la liste des absents lors de l'appel du matin et prévient les parents s'ils ne se sont pas manifestés entre-temps par un mot ou un coup de fil. Après chaque conseil de classe trimestriel,
une commission éducative délibère au sujet des situations d'indiscipline grave, d'absentéisme récurrent ou d'absence de travail. Sur convocation écrite, chaque élève, en présence de ses parents, doit s'expliquer devant la commission et justifier son comportement. Ce rendez-vous n'est pas très confortable. Mais cela n'a rien à voir avec un conseil de discipline : l'équipe veut comprendre le pourquoi des absences répétées.Sauf exception, les parents doivent analyser cette entrevue comme
une invitation à reprendre la situation en main. C'est le moment : ces élèves éprouvent souvent de la honte à comparaître et une bonne moitié revient vers plus d'assiduité."
Hélène Lefauconnier Conseillère d'orientation-psychologue au lycée Dumont-d'Urville de Toulon
Vos réactions (1)
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mercredi 4 juin 2008 / sylvianemoncel@free.fr
Je m'insurge contre cet article.Mon petit fils s'est absenté du collège(classe de 4°),les 17 et 18 avril 2008 puis de nouveau du 5 au 16 mai 2008.Ma fille n'a été prévenue de toutes ces absences par la CPE du collège que le 19 mai à 15h.Ma fille élève seule cet enfant,elle n'a JAMAIS accepté une seule journée d'absence pour convenance personnelle!La CPE a dit textuellement à ma fille:"vous avez de la chance que je n'ai pas signalé l'absence de votre fils à l'académie sinon vous auriez payé une amende!"Le lendemain l'enfant est retourné en classe sans autre forme de procès.Aucune sanction n'est prévue par la loi pour les CPE qui ne font pas leur travail!
