Les études de la deuxième chance

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Les études de la deuxième chance

Votre enfant ne va plus à l'école. Intégrer un dispositif de la deuxième chance lui permettra de reprendre sa scolarité ou de trouver sa place dans une entreprise.

On estime à 120 000 (pour un total de 4 821 000 collégiens et lycéens en 2005) le nombre d'élèves qui, chaque année, quittent le système éducatif sans aucune qualification.

Rejet de l'école, faible niveau scolaire, ambiance familiale morose (divorce, décès ou alcoolisme d'un parent…), grossesse précoce, dépression, comportements violents, toxicomanie… : ces élèves "décrocheurs" rencontrent souvent plus d'une difficulté et se retrouvent sans avenir professionnel.

Réfractaires à l'idée de retourner dans un collège ou un lycée classique, ils peuvent intégrer le dispositif de la "deuxième chance".

Réconcilier les jeunes avec le système éducatif

Quelques établissements scolaires peuvent les accueillir dans une structure adaptée (chacun a son propre fonctionnement). À une condition toutefois : il faut vouloir poursuivre des études professionnelles ou générales.

Ainsi, le Collège-Lycée élitaire pour tous (Clept), une annexe du lycée public Emmanuel-Mounier, à Grenoble (Isère), propose à des jeunes de 14 à 22 ans de se réconcilier avec l'école, de se remettre à niveau dans une section de fin de collège, puis de viser le bac L, ES ou S. De son côté, le Micro-Lycée de Sénart, rattaché au lycée La Mare-Carrée, à Moissy-Cramayel (Seine-et-Marne), s'adresse aux élèves qui, admis en seconde, se sont arrêtés en troisième et aux lycéens qui ont interrompu leur parcours en chemin, ainsi qu'aux titulaires du BEP.

Atteindre des objectifs

Objectif : les préparer au bac L, ES ou STG. "Nous les accompagnons individuellement, précise Odile Paillet, enseignante coordinatrice. En échange, ils doivent venir en cours et s'investir dans leur scolarité. En 2006, 59 % de nos élèves ont obtenu le bac", conclut-elle, plutôt satisfaite.

Pour intégrer une école de la deuxième chance (E2C), il faut avoir entre 18 et 30 ans. Le parcours dure douze mois au maximum et débouche sur un emploi ou une formation en contrat d'apprentissage ou de professionnalisation. "Ici, nous les aidons à élaborer un projet professionnel, explique Camille Saulce, responsable pédagogique et formatrice à l'E2C de Moulins (Allier). Ils effectuent plusieurs stages en entreprise pour découvrir les métiers, choisir celui qui leur convient, et s'y former. Après avoir passé des tests d'évaluation, ils suivent également des cours de remise à niveau en maths, en français et en informatique. Un formateur référent les accompagne sur les plans pédagogique et personnel (logement, santé…), et ce jusqu'à dix-huit mois après leur sortie."

1 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par misspat33@live.fr Mercredi 03 juin 2009
très intéressant, cet article rescence-t'il tous les établissements qui mettent en oeuvre ces mesures? exite t'il un CLEPT dans le sud-ouest? merci d'avance
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