Les devoirs de vacances, passage obligé ?
- Publié le lundi 30 juin 2008
Quatre élèves sur dix font des devoirs de vacances, souvent à l’initiative de leurs parents. Mais cet effort ne porte ses fruits que si l’enfant est vraiment motivé.
Christine, professeur des écoles, le pense : "Certains enfants ne tiennent pas un crayon pendant deux mois ! Les apprentissages ne doivent pas rester en jachère aussi longtemps, surtout si les enfants ont accumulé des difficultés. Je conseille aux parents de reprendre avec eux certaines notions, mais en lien avec le quotidien. Par exemple, écrire des cartes postales, tenir un journal de vacances, réaliser des opérations à l’occasion d’achats ou lire un roman. Une courte dictée de temps en temps entretient les connaissances."
Cependant, elle n’est pas convaincue du bien-fondé des cahiers de vacances, qui, estime-t-elle, "reprennent le programme mais balaient trop de choses, y compris ce qui n’est pas fondamental".
Succès des cahiers de vacances
Pourtant, avec 4,5 millions d’exemplaires vendus chaque année, les cahiers de vacances sont plébiscités par les parents, loin devant la révision des cahiers et livres de l’année précédente.
Anne Kerkhove, présidente de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (PEEP), reconnaît que, pour les parents, "les cahiers constituent un achat rassurant : ils contiennent tout le programme de l’année écoulée avec les exercices et les corrigés, et, pour l’enfant, le cahier de vacances présente l’attrait de la nouveauté. Relire ses cahiers de l’année précédente et refaire quelques exercices, est sans doute tout aussi efficace, mais moins attractif."
Les cahiers de vacances présentent un autre atout : leur prix. Un programme complet de révision d’une année d’école primaire ne coûte que de 4,20 € à 5,40 €.
