Les devoirs de vacances, passage obligé ?

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Les devoirs de vacances, passage obligé ?

Quatre élèves sur dix font des devoirs de vacances, souvent à l’initiative de leurs parents. Mais cet effort ne porte ses fruits que si l’enfant est vraiment motivé.

Deux mois de vacances, c’est long ! Suffisamment pour oublier tables de multiplication et règles d’orthographe. Aussi, les parents sont de plus en plus nombreux à faire travailler leurs enfants pendant l’été : quatre élèves sur dix effectuent des devoirs de vacances, selon une enquête de l’Insee. Mais est-ce bien utile ?

Christine, professeur des écoles, le pense : "Certains enfants ne tiennent pas un crayon pendant deux mois ! Les apprentissages ne doivent pas rester en jachère aussi longtemps, surtout si les enfants ont accumulé des difficultés. Je conseille aux parents de reprendre avec eux certaines notions, mais en lien avec le quotidien. Par exemple, écrire des cartes postales, tenir un journal de vacances, réaliser des opérations à l’occasion d’achats ou lire un roman. Une courte dictée de temps en temps entretient les connaissances."

Cependant, elle n’est pas convaincue du bien-fondé des cahiers de vacances, qui, estime-t-elle, "reprennent le programme mais balaient trop de choses, y compris ce qui n’est pas fondamental".

Succès des cahiers de vacances

Pourtant, avec 4,5 millions d’exemplaires vendus chaque année, les cahiers de vacances sont plébiscités par les parents, loin devant la révision des cahiers et livres de l’année précédente.

Anne Kerkhove, présidente de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (PEEP), reconnaît que, pour les parents, "les cahiers constituent un achat rassurant : ils contiennent tout le programme de l’année écoulée avec les exercices et les corrigés, et, pour l’enfant, le cahier de vacances présente l’attrait de la nouveauté. Relire ses cahiers de l’année précédente et refaire quelques exercices, est sans doute tout aussi efficace, mais moins attractif."

Les cahiers de vacances présentent un autre atout : leur prix. Un programme complet de révision d’une année d’école primaire ne coûte que de 4,20 € à 5,40 €.

Comment choisir ?

Devant l’abondance de l’offre, Chrystèle Acquistapace, responsable du rayon parascolaire de la librairie Durance, à Nantes (Loire-Atlantique), donne quelques pistes : "Il faut privilégier les maisons d’édition qui développent des produits parascolaires toute l’année et qui considèrent les cahiers de vacances comme un prolongement de leur activité. Les cahiers édités par Hachette, Hatier, Magnard et Nathan sont incontournables. Ils sont rédigés par des enseignants et collent toujours au programme scolaire".

"Personnellement, je constate que le cahier de vacances de Magnard plaît beaucoup aux parents, car il est très structuré et ne part pas dans tous les sens." Elle déconseille les cahiers de vacances "gadgets" dont le contenu est moins rigoureux.

Les livrets conçus pour le primaire ciblent l’ensemble du programme, ceux prévus pour le collège proposent soit une formule "tout-en-un" (toutes les matières dans un seul cahier), soit une seule matière, généralement le français, les maths ou l’anglais.

La formule "tout-en-un" séduit de plus en plus de parents, surtout pour des raisons économiques. Réviser sept matières coûtera bien moins cher : 9,40 € chez Hachette (Hachette Vacances, niveau 4e) au lieu de 4,95 e à 6,30 € par cahier, à multiplier par les trois ou quatre matières essentielles à revoir.

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