Il n’aime pas son prof, que faire ?
- Publié le mardi 8 janvier 2008
Entre l’élève et l’enseignant, la relation vire parfois à l’orage. Les parents peuvent aider leur enfant à affronter ces difficultés.
Mais, lorsqu’une difficulté surgit, mieux vaut ne pas la minimiser, et engager si nécessaire le dialogue avec l’enseignant. Une récente enquête (Iredu-CNRS, septembre 2007) le confirme, l’implication des parents permet de meilleures progressions pour les enfants en difficulté.
Tom, 6 ans, dit que sa maîtresse est méchante, qu’elle crie et qu’elle ne l’aime pas.
Il faut examiner la situation avec une certaine distance en interrogeant l’enfant : "Que s’est-il passé ? Ah bon ! elle t’a mis une mauvaise note. Cela ne veut pas dire qu’elle ne t’aime pas. Tu n’as pas répondu ce qu’elle attendait. C’est ton devoir qui n’est pas bien. Toi, tu es très bien", peut-on lui dire pour le réconforter.
S’il a été grondé parce qu’il parlait, rappelons-lui qu’en classe il est interdit de bavarder parce que les élèves ont besoin de calme pour se concentrer. Encourageons-le à être plus sage et à travailler davantage pour que sa maîtresse soit moins sévère.
Dans les petites classes (CP, CE1), la relation affective avec l’institutrice est très forte et le jeune élève attend des marques d’affection. Or les maîtres installent une certaine distance pour apprendre aux petits à devenir autonomes.
Zoé, 7 ans, affirme que son maître ne s’intéresse qu’à ses chouchous.
Le maître de Zoé n’est probablement pas parfait. "Il est possible qu’il préfère Noémie et Léo, mais qu’est-ce qui te fait penser cela ?" doit-on faire préciser à l’enfant. "Il est plus gentil avec eux, les interroge plus souvent, leur met de meilleures notes…" sera sans doute la réponse.
Nous pouvons alors encourager l’élève à devenir le chouchou (c’est encore bien vu dans les petites classes tant qu’on reste un bon camarade) en travaillant avec application. Même le maître le plus insensible ne reste pas de glace face à un élève qui fait des efforts pour progresser.
Nous pouvons aussi expliquer à l’enfant que lui non plus n’est pas ami avec tous les élèves de sa classe, qu’il a aussi ses préférés, et qu’au fond les adultes sont comme lui.
Lucas, 10 ans, est le jeune frère d’un élève qui a laissé de mauvais souvenirs.
Cette réputation le précède : en voyant arriver le second de la fratrie, l’enseignant n’a pas pu s’empêcher de lâcher un bien peu pédagogique "ah ! la famille Untel, on vous connaît bien dans l’établissement…".
L’élève n’a pas d’autre solution pour casser l’a priori que de montrer qu’il est différent en ayant un comportement exemplaire et en donnant son maximum.
Vos réactions (1)
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dimanche 27 janvier 2008 /
t'as qu'as lui faire rentrer une bonne foie pour toute dans la tète que la vie n'est pas toujours simple et que s'il n'est pas content , qu'il aille voire ailleurs . moi c'est ceque ma mère me fesait quand j'était encore une enfant et après , je lui fichait la paix mème si sa me fesais mal au coeur ...
madame delplanque
