Etudiants : le prix de l'indépendance
- Actualisé le mardi 23 octobre 2007
Faut-il souscrire un prêt étudiant ?
L'étudiant pour qui le montant de la bourse ou le soutien familial se révèle insuffisant se tournera vers sa banque pour emprunter de quoi financer ses études. Elle lui proposera des prêts spécifiques. Avec un taux annuel variant entre 2,8 et 6,1 %, les sommes prêtées se situent généralement entre 20 000 et 30 000 €.
L'offre de crédit diffère selon les banques et le cursus choisis. "L'étudiant préparant un master se verra proposer un meilleur taux de crédit et un montant prêté plus élevé que son camarade qui entre en première année à l'université", prévient Marie-Anne Jacquot, juriste dans une association d'usagers.
Caution parentale exigée
Pour faciliter les négociations avec la banque, le jeune a intérêt à se rendre dans l'agence de ses parents. Il peut aussi profiter des partenariats noués par son établissement d'enseignement supérieur. Dans tous les cas, la caution parentale lui sera demandée.
Les fonds prêtés peuvent être mis à la disposition de l'étudiant en une ou plusieurs fois. Un déblocage progressif constitue le meilleur moyen de s'assurer des revenus réguliers pendant la durée des études. Autre atout : le coût des intérêts est diminué.
Les deux étapes du prêt
Les formules proposées par les banques comprennent deux étapes. La première, d'une durée de deux à cinq ans, correspond aux études. C'est la période de franchise pendant laquelle le jeune a le choix entre deux solutions : soit il ne paie rien (hormis les primes d'assurance), soit il rembourse chaque mois l'assurance et les intérêts du prêt.
La seconde période commence en principe à la fin des études. Lorsque le jeune diplômé a trouvé du travail, il va être en mesure de rembourser totalement son crédit. Parfois, le contrat prévoit un différé partiel supérieur d'une année à la durée de la formation, qui met l'ancien étudiant dans une situation plus confortable. "Il a le temps de trouver du travail avant de commencer à rembourser le capital", précise Marie-Anne Jacquot.
Un emprunt soutenu par le fisc
Une aide fiscale incite à la souscription de ce crédit. Les prêts étudiants souscrits avant le 31 décembre 2008 ouvrent droit à un crédit d'impôt. Pour en bénéficier, il faut être âgé de moins de 26 ans au 1er janvier de l'année de souscription du prêt et être inscrit dans un établissement public ou privé d'enseignement supérieur.
Ce crédit d'impôt est égal à 25 % des intérêts annuels retenus dans la limite de 1 000 € par an pendant les cinq premières années de remboursement. Il n'est attribué qu'à compter de l'année où le jeune souscrit pour la première fois une déclaration de revenus, y compris pour les intérêts payés pendant la période à laquelle il était rattaché au foyer fiscal de ses parents.
