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Etudiants : le prix de l'indépendance
- Actualisé le lundi 7 septembre 2009
Souvent onéreuses, les formations supérieures se déroulent parfois loin du domicile parental. Comment financer les études de son enfant et choisir un logement en fonction de ses ressources ?
Sommaire de l'article : page 1 / 12
Pour peu que la formation soit dispensée loin du domicile familial, le bachelier doit se loger ailleurs que chez ses parents et prévoir ainsi un budget plus important pour payer un loyer et des frais de transport.
Des bourses sur critères sociaux
Environ 527 000 jeunes issus des milieux les plus modestes, soit 31 % de la population étudiante, reçoivent une bourse d'enseignement supérieur attribuée sur critères sociaux.
L'aide est étagée en sept paliers, de l'exonération des droits d'inscription et de Sécurité sociale (échelon "zéro") à 4 019 € annuels (6e échelon).Les allocations d'études, quant à elles, s'adressent aux étudiants ayant rompu tout lien avec leurs parents. En 2006-2007, 11 000 jeunes en ont bénéficié.
D'après l'Observatoire national de la vie étudiante (OVE), les trois quarts des étudiants déclarent percevoir un versement régulier ou irrégulier de la part de leurs parents, somme qui représente 34 % de leurs ressources.
Pour peu que la formation soit dispensée loin du domicile familial, le bachelier doit se loger ailleurs que chez ses parents et prévoir ainsi un budget plus important pour payer un loyer et des frais de transport.
Des bourses sur critères sociaux
Environ 527 000 jeunes issus des milieux les plus modestes, soit 31 % de la population étudiante, reçoivent une bourse d'enseignement supérieur attribuée sur critères sociaux.
L'aide est étagée en sept paliers, de l'exonération des droits d'inscription et de Sécurité sociale (échelon "zéro") à 4 019 € annuels (6e échelon).Les allocations d'études, quant à elles, s'adressent aux étudiants ayant rompu tout lien avec leurs parents. En 2006-2007, 11 000 jeunes en ont bénéficié.
D'après l'Observatoire national de la vie étudiante (OVE), les trois quarts des étudiants déclarent percevoir un versement régulier ou irrégulier de la part de leurs parents, somme qui représente 34 % de leurs ressources.
Trouver un logement
Plus de la moitié des étudiants logent hors du domicile familial. Les résidences collectives, privées et publiques, proposent seulement 275 000 places pour plus d'un million de "décohabitants". Le plus souvent, les étudiants s'installent donc dans une location privée. Un tiers des jeunes interrogés par l'Ove déclarent avoir trouvé un logement "difficilement" ou "très difficilement".
Résidences universitaires : priorité aux boursiers
Les Crous proposent 155 000 logements (chambres de 9 m2, studios et T2) dans plus de 500 résidences universitaires. "Chaque année, un tiers des candidats seulement voient leur demande aboutir, met en garde Isabelle de Lavergne, chargée de communication au Centre national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous). La priorité est donnée aux boursiers et aux étudiants étrangers."
Pour l'année universitaire 2008-2009, il fallait compter environ 140 € par mois pour une chambre non rénovée, avec sanitaires et cuisine à l'étage, 250 € pour une chambre dotée de sanitaires intégrés et d'un réfrigérateur, et entre 250 et 280 € pour un studio. Ces tarifs ne tiennent pas compte de l'allocation de logement.
Résidences étudiantes : confortable mais plus chères
On en dénombre environ 9 000. Elles abritent 120 000 studios meublés et équipés d'une kitchenette, d'une salle d'eau, d'un accès Internet et d'une prise téléphonique. Des services sont aussi proposés aux locataires : petit déjeuner, laverie automatique, linge de maison, service de ménage…
"Ces résidences conviennent mieux aux étudiants inscrits en première ou deuxième année d'enseignement supérieur. Grâce à leurs conditions de confort et de sécurité, elles rassurent les parents inquiets de voir leur enfant étudier loin de la maisoné, explique Henri Bouvet, délégué général de l'Association interprofessionnelle des résidences étudiants et services. Le montant du loyer varie selon la localisation. Pour un studio de 20 m2, il faut compter entre 410 et 630 € par mois…
Louer dans le privé
L'Ove estime à près de 35 % la part d'étudiants en location dans le secteur privé. L'offre de logements passe en grande majorité au travers d'agences immobilières. Les Crous, dans l'incapacité d'accueillir tous les étudiants dans leurs résidences, mènent une action baptisée "Logement en ville" pour rapprocher les jeunes demandeurs d'un logement et les propriétaires.
Sur la France entière, les petites surfaces (studios et une-pièce) se louent en moyenne 15,50 €/m2, soit environ 310 € pour un studio de 20 m2. Évidemment, il existe des disparités géographiques. La région parisienne arrive en tête, il faut y prévoir de débourser entre 420 et 540 € par mois. En régions, le loyer d'un studio de 20 m2 oscille entre 200 et 380 € par mois.
Rattaché fiscalement à ses parents…
Même aidé par ses parents, un plus de 18 ans est appelé à déposer sa propre déclaration de revenus. Lorsque l'enfant étudiant reste à la charge de ses parents sur le plan fiscal, ces derniers conservent le bénéfice d'une demi-part fiscale (une part entière s'il s'agit d'un troisième enfant ou du seul enfant à charge d'une personne qui vit seule).
Les parents bénéficient également d'une réduction d'impôt de 183 € au titre des frais de scolarité. Autre avantage : si le nombre d'enfants à charge leur y donne droit, ils continuent de percevoir les allocations familiales jusqu'au vingtième anniversaire de l'enfant, sauf… si ce dernier perçoit parallèlement une aide au logement.
… ou indépendant ?
Si le jeune a pris son indépendance fiscale, ses parents perdent les avantages cités précédemment. En revanche, ils peuvent déduire de leurs revenus imposables la pension alimentaire qu'ils lui versent dans la limite annuelle de 5 568 € (chiffre 2008). L'étudiant inscrit cette somme sur sa propre déclaration de revenus.
Les étudiants de moins de 26 ans (âge retenu au 1er janvier de l'année d'imposition) qui travaillent pour financer leurs études sont exonérés d'impôt sur le revenu sur leurs salaires dans la limite de trois fois le Smic (3 963,06 €). Cette mesure profite tant au jeune imposable à titre personnel qu'au foyer fiscal des parents s'il y reste rattaché.
Obtenir une aide au logement
Distribuées par la caisse d'allocations familiales, deux allocations sont soumises à conditions de ressources (www.caf.fr). L'allocation de logement (AL) concerne plus de 591 000 étudiants qui résident dans une chambre en résidence universitaire, un studio ou un appartement n'appartenant pas à un membre de leur famille.
L'aide personnalisée au logement (APL) s'adresse à plus de 104 000 étudiants vivant dans un logement conventionné par l'État. Attention ! Lorsque l'étudiant perçoit l'AL ou l'APL, ses parents ne reçoivent plus les allocations familiales pour lui. Aussi, il convient de comparer les deux aides.
L’Allocation d’installation étudiante (Aline) est supprimée depuis du 1er juillet 2008
Faut-il souscrire un prêt étudiant ?
L'étudiant pour qui le montant de la bourse ou le soutien familial se révèle insuffisant se tournera vers sa banque pour emprunter de quoi financer ses études. Elle lui proposera des prêts spécifiques. Avec un taux annuel variant entre 2,8 et 6,1 %, les sommes prêtées se situent généralement entre 20 000 et 30 000 €.
L'offre de crédit diffère selon les banques et le cursus choisis. "L'étudiant préparant un master se verra proposer un meilleur taux de crédit et un montant prêté plus élevé que son camarade qui entre en première année à l'université", prévient Marie-Anne Jacquot, juriste dans une association d'usagers.
Caution parentale exigée
Pour faciliter les négociations avec la banque, le jeune a intérêt à se rendre dans l'agence de ses parents. Il peut aussi profiter des partenariats noués par son établissement d'enseignement supérieur. Dans tous les cas, la caution parentale lui sera demandée.
Les fonds prêtés peuvent être mis à la disposition de l'étudiant en une ou plusieurs fois. Un déblocage progressif constitue le meilleur moyen de s'assurer des revenus réguliers pendant la durée des études. Autre atout : le coût des intérêts est diminué.
Les deux étapes du prêt
Les formules proposées par les banques comprennent deux étapes. La première, d'une durée de deux à cinq ans, correspond aux études. C'est la période de franchise pendant laquelle le jeune a le choix entre deux solutions : soit il ne paie rien (hormis les primes d'assurance), soit il rembourse chaque mois l'assurance et les intérêts du prêt.
La seconde période commence en principe à la fin des études. Lorsque le jeune diplômé a trouvé du travail, il va être en mesure de rembourser totalement son crédit. Parfois, le contrat prévoit un différé partiel supérieur d'une année à la durée de la formation, qui met l'ancien étudiant dans une situation plus confortable. "Il a le temps de trouver du travail avant de commencer à rembourser le capital", précise Marie-Anne Jacquot.
Un emprunt soutenu par le fisc
Une aide fiscale incite à la souscription de ce crédit. Les prêts étudiants souscrits avant le 31 décembre 2009 ouvrent droit à un crédit d'impôt. Pour en bénéficier, il faut être âgé de moins de 26 ans au 1er janvier de l'année de souscription du prêt et être inscrit dans un établissement public ou privé d'enseignement supérieur.
Ce crédit d'impôt est égal à 25 % des intérêts annuels retenus dans la limite de 1 000 € par an pendant les cinq premières années de remboursement. Il n'est attribué qu'à compter de l'année où le jeune souscrit pour la première fois une déclaration de revenus, y compris pour les intérêts payés pendant la période à laquelle il était rattaché au foyer fiscal de ses parents.
