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Enfants : faut-il les envoyer en colo ?


  • Actualisé le jeudi 28 septembre 2006

Sommaire de l'article : page 2 / 6

Que faire s'il ne veut pas partir ?

Commencez par lui faire fréquenter un centre de loisirs et de vacances (CLV, c'est ainsi que l'on appelle les centres aérés en période de vacances).

Il se fera des amis et vous le retrouverez chaque soir. Durant les vacances de printemps, en juillet et en août, les CLV organisent des mini-camps de quelques jours que votre enfant sera ravi de suivre puisqu'il y retrouvera les copains.

Il est préférable parfois d'éviter d'avoir recours à la colonie.

C'est le cas si l'enfant a du mal à être propre la nuit, s'il refuse net et si un événement important vient de se produire dans sa vie : naissance d'un petit frère ou d'une petite sœur, divorce, décès de l'un des grands-parents. Si vous ne pouvez pas faire autrement que de le faire partir, avertissez le responsable du séjour.

Annie fait partir ses deux enfants en colo deux ou trois fois par an depuis qu'ils ont 5 ans. Jordan, son aîné, a ouvert la voie par un séjour à la ferme dans l'Yonne, près de la demeure de ses grands-parents. Carole, la petite dernière, a suivi son frère dès son 5e anniversaire. "Des questions, je m'en suis posé, avant le premier départ, se souvient Annie. J'ai eu de la chance que le premier séjour soit une réussite, cela donne envie de recommencer."

Aujourd'hui, Carole a 10 ans, elle a pris son envol et part dans d'autres colos que celles que fréquente son frère.

À partir de quel âge peut-on les inscrire ?

Dès l'âge de 4 ans, un enfant peut partir en centre de vacances. Pour une découverte en douceur de la vie en collectivité, il est plus prudent d'opter pour un accueil proche du domicile, de choisir une courte durée (une semaine) et de l'envoyer avec un petit camarade.

Pour mettre tous les atouts de son côté, il vaut mieux contacter les parents du bambin. À deux, on est plus courageux.

Les colonies pour tout-petits (4-6 ans) sont appelées centres maternels. Ces mini-infrastructures s'organisent autour d'activités liées à la découverte de la nature et des animaux. Elles sont dotées d'une réglementation particulière (arrêté du 26 mars 1993) : mobilier sans angles vifs, sanitaires adaptés, cache-prises, et surtout taux d'encadrement porté à un animateur pour cinq ou six enfants, selon l'activité.

Que faire s'il ne veut pas partir ?

Commencez par lui faire fréquenter un centre de loisirs et de vacances (CLV, c'est ainsi que l'on appelle les centres aérés en période de vacances).

Il se fera des amis et vous le retrouverez chaque soir. Durant les vacances de printemps, en juillet et en août, les CLV organisent des mini-camps de quelques jours que votre enfant sera ravi de suivre puisqu'il y retrouvera les copains.

Il est préférable parfois d'éviter d'avoir recours à la colonie.

C'est le cas si l'enfant a du mal à être propre la nuit, s'il refuse net et si un événement important vient de se produire dans sa vie : naissance d'un petit frère ou d'une petite sœur, divorce, décès de l'un des grands-parents. Si vous ne pouvez pas faire autrement que de le faire partir, avertissez le responsable du séjour.

Peut-il partir avec un ami ou son cousin ?

C'est conseillé, mais parfois difficile à mettre en place si les enfants n'habitent pas la même région ou ne bénéficient pas du même comité d'entreprise.

Les tarifs dont profitent les habitants d'une ville ne sont pas applicables en dehors de la commune : différents prix coexistent pour un séjour identique.

Comment choisir sa colonie ?

Il existe un vaste choix proposé par des organismes qui ont une couverture nationale (UFCV ou UCPA pour ne citer que ceux-là), des mairies, paroisses, comités d'entreprise ou même de simples particuliers.

Assurez-vous que l'organisme dispose d'un agrément Jeunesse et Sports et qu'il est en règle avec la législation (directeur et moniteurs diplômés et en nombre suffisant).

Les meilleurs rapports qualité/prix sont souvent ceux des communes et des comités d'entreprise, qui bénéficient soit d'une participation financière, soit de tarifs négociés. C'est là que vous ferez vos premières demandes de catalogue.

Les inscriptions dans les mairies "cotées" sont difficiles à décrocher, il convient d'être à l'affût des dates de mise sur le marché. Si votre enfant participe déjà à des activités en centre aéré, renseignez- vous auprès des animateurs, ou contactez la caisse des écoles.

Quelle activité choisir ?

Il n'y a pas si longtemps, le séjour en colonie avait pour but principal de faire prendre l'air aux enfants, tout en leur apprenant à vivre en collectivité. La tendance actuelle est d'en faire un nouvel espace d'apprentissage.

Les catalogues insistent beaucoup sur cet aspect en vantant le nombre d'activités proposées : VTT, catamaran, aéromodélisme, tennis, poney, robotique, jardinage, escalade…

Aucun créneau horaire ne semble devoir rester inoccupé. Évitez les séjours qui mettent en avant un activisme forcené.

Le rythme de l'enfant doit être respecté, car il s'agit bien de ses vacances et non d'un apprentissage supplémentaire. Déterminez avec lui ses centres d'intérêt, feuilletez les catalogues ensemble.
Il est capital qu'il soit partie prenante dans la palette d'activités proposées par le séjour.

Comment vérifier le sérieux de l'organisme ?

Voici quelques repères.

Avoir l'agrément du ministère de la Jeunesse et des Sports n'est pas un atout, c'est une obligation à laquelle doivent se soumettre tous les établissements désireux d'héberger plus de douze mineurs de plus de 4 ans, pendant plus de cinq nuits. Les autres séjours (moins de douze enfants et moins de cinq nuits) ne font pas l'objet d'une déclaration particulière, mais ils sont soumis aux mêmes exigences de qualité.

Avoir en plus l'agrément du ministère du Tourisme signifie que l'organisme propose également des séjours de vacances pour adultes et enfants (cas des VVF par exemple).

Le meilleur label est celui qui est transmis par le bouche à oreille. Pour vous forger une opinion, rencontrez un responsable pédagogique et vérifiez si le séjour correspond à vos attentes (ou plutôt à celles de votre enfant).


Vos réactions (6)

  • mardi 22 janvier 2008 / léa léo

    je n'ai jamais été envoyée en colo et je le regrette, ej suis sûre que les enfants s'ennuient moins
  • mardi 22 janvier 2008 / Jerôme Lemalin

    Je ne suis pas d'accord. Rien ne vaut les vacances avec les parents. C'est trop facile de se débarrasser des enfants sous le pretexte qu'il s'ennuient.
  • jeudi 14 février 2008 / karine

    Je suis partie en colonie à ma demande lorsque j'étais enfant et ce à ma demande, j'ai adoré ce séjour et suis par la suite devenue animatrice puis directrice afin de permettre à des enfants de vivre la même expérience que moi. Aujourd'hui, je suis salariée et ne dispose pas de toutes les vacances scolaires, souhaite pouvoir faire partir mes enfants en colonie afin de les sortir de chez la nounou puis ensuite, nous partirons en famille, l'un n'exclut pas l'autre, bien auc
  • vendredi 4 juillet 2008 / lapachoise

    Je suis partie en colonie de l'age de 6 ans jusqu'à mes 17 ans. Et je n'ai pas loupé une année ! Ce sont mes plus beaux souvenirs de vacances, et je ne veux pas que mes enfants loupent ces moments fabuleux. Mes enfants de 6 et 8 ans partent pour la 1ere fois cette année et ils sont fou de joie.
    Je pense que la colonie permet aux enfants de devenir débrouillard, responsable et surtout de ne pas avoir leurs parents sur le dos pendant 3 semaines ! c'est quand même fabuleux pour un gosse de ne pas avoir ses parents derrière soi.
    Je pense que les personnes qui croient que les parents envoient leurs enfants en colo pour s'en débarrasser n'ont jamais connu les joies de la colonie et des camps d'ados.
    Je pense également qu'en partant en vacance en famille, je n'aurai pas les moyens d'offrir autant d'activités à mes enfants. Nous ne sommes pas riches et à moins d'avoir un gros budget vacances,il me serait impossible de payer des cours de planche à voile, de canoé kayak, de spéléologie, de cheval, sans compter les visites de villes, de sites, de parc d'attraction, les activités manuelles et les inoubliables boums du samedi soir, tout ca sur 3 semaines et pour environ 600€ par enfant.
    Alors mon conseil : n'hésitez pas à envoyer vos enfants en colo, ils en reviendront la tête remplie de beaux souvenirs et ils auront grandi !
  • dimanche 13 juillet 2008 / lolo

    lapachoise a tout dit!
    Mes filles sont parties en colo quand elles en ont eu envie, comme ce fut mon cas quand j'étais enfant. Elles n'ont aucun regret! Les envoyer en colo ne fut pas pour me moi me débarasser d'elles, mais au contraire leur ouvrir une porte vers la liberté!l'indépendance! toute relative, car l'encadrement est quand même indispensable!
    Leur permettre de vivre des choses bien à elles, de pratiquer certaines activités que nous ne pourrions leur offrir, les faire visiter la France (et l'étranger!) comme nous ne pourrions le faire en famille (trop cher à 4!)
    Ce qui est primordial, c'est de leur laisser le choix d'y aller ou non. Aprés, se dire que tout ne sera pas "comme à la maison", et que finalement, c'est ça qui compte!!!Vivre autre chose, à un autre moment, avec d'autres personnes. Pour un peu, je demanderai "n'est ce pas ça le rêve???"
  • samedi 19 juillet 2008 / patricia

    Pour ma part mon grand(9 ans) est parti pour la 2eme fois cette année,et l'an prochain j'enverrai aussi son frere(7 ans).Moi meme etant parti de 6 ans a 18 ans ,je veux qu'ils en profitent,qu'ils vivent des choses qu'ils ne feraient peut etre pas avec nous(escalade,bivouac...),qu'ils apprenent à vivre en commuté.Je ne pense pas que c'est se débarasser de ses enfants(les colonies ne sont pas gratuites loin s'en faut).De plus ils partiront ensuite 15 jours avec nous,ce qui leur fait 15 jours de colo et 15 jours avec nous, les 2 mois de vacances scolaires permettent largement les 2,et ils en profitent 2 fois plus.Le grand a pleuré l'an dernier (moi aussi) mais à la fin du séjour il ne voulait plus rentrer, cette année j'étais la seule à pleurer et son petit frère serait bien rester.Et puis essayer n'est pas adopter, donc essayez et laissez juger vos loulous,vous risquez d'etre étonnés.Une maman pourtant mère poule.