Comment réagir face au racket à l'école ?

Page 2 / 2

Parmi les violences, le racket reste minoritaire

Selon une enquête de l'Unicef qui annonce qu'un enfant sur dix serait victime de violence à l'école :

- 17% des élèves interrogés disent avoir été frappés souvent ou très souvent par d’autres élèves.

- 10% se disent victimes de harcèlement physique à l’école, dont 5% d’un harcèlement sévère

Le nombre de victimes de harcèlement verbal ou symbolique est estimé à environ 14% des élèves, dont 8% victimes d’un harcèlement assez sévère à sévère.

En 2006, les faits graves signalés par les établissements du second degré concernaient à plus de 70 % les violences verbales. Venaient ensuite les violences physiques, pour plus de 22 % des cas, et le racket, 3 %.

Une enquête plus ancienne Signa 2003-2004 du ministère de l'Education nationale, donne un chiffre inférieur : 2,3 % des actes de violence enregistrés dans les collèges et les lycées publics, très loin derrière les agressions physiques sans arme (29,2 %) et les insultes ou menaces graves (24,7 %). Ce pourcentage chute même à 1,2 % à l'école primaire.

Le racket n'existe pas que dans les banlieues défavorisées. Il touche également les centres-villes huppés, où les racketteurs agissent surtout aux abords des établissements scolaires. Originaires souvent d'un autre quartier, ils traînent devant l'entrée du collège ou du lycée, sans sac, ni cartable, à la recherche d'une "proie", puis agissent en groupe dans les rues adjacentes. Les garçons ne sont pas les seuls à se livrer au racket.

Les filles aussi s'y adonnent. "Leur ton est plus agressif que leurs camarades masculins. De plus, elles mettent parfois à exécution leurs représailles", précise le commandant Gassien.

Le rôle des parents

La réussite d'une lutte contre les violences et les incivilités dépend de l'investissement de l'équipe pédagogique. Et aussi de la coopération des parents.

Drogues, vol, racket, violence, incivilités, le traitement de ces questions, en prévention ou en sanction, ne peut être laissé de côté à la maison.

Certains établissements sont plus difficiles que d'autres, aucun n'ignore complètement les bagarres, vols de trousses, de calculettes, de portables.

La vigilance vis-à-vis du comportement de leurs enfants, qu'ils aient tendance à subir l'agressivité des autres ou à jouer les petits caïds, l'attention portée aux faits de tous les jours et les relations nouées avec les responsables d'établissement en vue de renforcer la cohésion éducative, voilà la part qui revient aux parents.

Le respect comme antidote de la violence

Le message des éducateurs, des associations de parents d'élèves, mais aussi des enfants eux-mêmes, est de faire comprendre que le racket n'est pas un jeu mais qu'il s'agit d'un délit.

La dernière campagne contre l'insécurité en milieu scolaire, "le Respect, ça change l'école" s'adresse à différentes cibles :

- les éducateurs et les parents, par le rappel des textes officiels ;

- les jeunes, par divers événements, en banlieue parisienne (collège Henri-Matisse de Choisy-le-Roi) et dans toute la France.

Le manifeste contre la violence dans le sport représente l'aboutissement de leurs réflexions. Ce texte a été diffusé à 900 000 élèves de 6e et débattu dans chaque établissement. Les rencontres ont été aussi l'occasion de créer des slogans, calligrammes, poésies, chansons, dessins, affiches contre la violence.

Autre article : Quand un enfant est persécuté par ses camarades

7 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par gypsyAnonyme Lundi 21 novembre 2011
grand mere tres choquèe

Je suis scandalisèe par tous ces temoignagesqui ne font que de confirmer ce que nous avions deja constatè le directeur du collège ne veut pas se salir pour lui ce n'est que des bousculades entre copains, mais pour nous c'est bien plus grave notre petit fils à ete victime de racket et battu lorsqu'il ne pouvait rien donner tout ça dans l'enceinte du collègeet personne n'a rien vu ,maintenant il ne veut plus retourner au collége ,mais pour le changer d'etablissement il faut l'accord du principal et faire un courrier à l'academie . Nous somme face à un mur Jespere que la gendarmerie fera son travail et que ces voyous seront punis ,pour mon petit ce sera très long à s'en remettre car il à ete fort perturbè ,malgré tout je garde confiance l'avenir me dira si j'ai eu raison

Par Muriel Vendredi 16 juillet 2010
bonjour
j'ai désodé plainte le 26 avril 2010 à ce jour je n'ai aucune nouvelles de la police !! ma fille a du quitter son collège et depuis elle s'en scolarité l'inspection académique semble ne plus vouloir de nous !! il nous promène de puis le mois d'avril faisant des promesses qu'ils tiennent pas !!
j'ai du scolarisé ma fille à la maison ceci n'est pas sans coût .
Alors dénoncer ?? pour qui pourquoi ?? puisque personne ne fais rien même pas la police !! même pas notre président que j'ai contacter à plusieurs reprises !!
ou ira ma fille à la rentrée ?? je ne sais pas !! quel est son avenir ?? je ne sais !!
par contre ce que je sais c'est que les racketteurs eux ont terminer leur année tranquille dans le collège et que nous victime nous sommes lâcher par tous !!
je comprend donc pourquoi tant de gens préfère se taire car l'institusion est véreuse
que l'on arrête de faire croire aux gens que si il parle ils ne mourront pas ... et oui dans tous les établissements il y a de jolies publicité avec comme intitulé
LA VIOLENCE SI TU TE TAIS TUE !!!
mais si tu parles il se passe quoi d'autre ???
Par cécé Vendredi 26 mars 2010
Bonsoir, à tous
Je ne sais pas si c est un phénomène répandu, mais ma fille en Classe de Cm1 est victime de ce genre de violence. Je ne m'attendais pas à ce genre de violence à cet âge ! d'ailleurs je ne l'aurai pas cru.
Par lolo Lundi 25 janvier 2010
Nous irons jusqu'au bout de la procédure, car en primaire je trouve énorme que cela existe
j'ai déposé plainte le vendredi 22 janvier 2010 !
ma fille a bien sur subie une mise à l'écart.
Moi même je dois dans mes fonctions faire respecter la loi, alors je dit NON à la position du silence.
Nous irons jusqu'au bout de la procédure, car en primaire je trouve énorme que cela existe...
Par elba Jeudi 03 septembre 2009
Pour répondre à Capucine,je suis de son avis, il y a un laxisme ambiant . Je me demande s'il n'existe pas d'associations de parents mécontents? A l'instar de" l'union de la défense des consommateurs", n'y aurait-il pas "d'union de la défense des parents agissant pour le bien de l'enfant"?
Votre pseudonyme apparaîtra en signature de votre réaction.
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.


Règles de conduite

  • Tous les propos contraires à la Loi sont proscrits.
  • La publicité commerciale n'est pas autorisée.
  • En réagissant à cet article, vous autorisez la publication en ligne de votre contribution.
  • Une orthographe et une mise en page soignées facilitent la lecture : évitez majuscules et abréviations, pensez aux accents.