Comment réagir face au racket à l'école ?
Comment réagir face au racket à l'école ?
Des objets ou de l'argent disparaissent à la maison. Votre enfant est peut-être victime d'un racket. Une situation à ne pas laisser perdurer.
"Donne-moi ton billet de 10 euros et, demain, tu m'apporteras un téléphone portable. N'en parle surtout pas à tes parents sinon tu seras tabassé à la sortie du collège." Le racketteur exige de sa victime de l'argent ou bien un objet de valeur et de marque, et il la menace de représailles si elle ne s'exécute pas. Il peut aussi l'obliger à faire ses devoirs à sa place. "Les familles confondent souvent le vol avec le racket, souligne Christian Gassien, commandant de police à la Préfecture de police de Paris. Le racket est un acte d'extorsion. C'est le fait d'obtenir quelque chose par l'intimidation et la violence."
Les symptômes du racket
Ce sont les parents qui découvrent en général que leur enfant est racketté. Certains indices les mettent sur la piste. Ils remarquent à la maison la disparitions d'objets (téléphones portables, montres, vêtements de marque et de valeur, chaussures) ou d'argent. Parallèlement, ils observent des changements dans le comportement de leur adolescent qui devient soudain taciturne, replié sur lui-même. Il souffre d'insomnie ou de maux de ventre... Quant à ses résultats scolaires, c'est la chute libre.
Porter plainte au commissariat
Ensuite, il faut porter plainte au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie. Le racket est un délit puni par la loi, d'une peine de prison (sept ans) et d'une amende (100 000 euros). "Trop peu de familles effectuent cette démarche, déplore Christian Gassien. Parfois, elles déposent main courante. Cela signifie qu'elles déclarent les faits mais refusent que l'auteur du racket soit poursuivi. Plus que la peur des représailles, c'est le sentiment de honte qui les anime. Dans les mentalités, rapporter, dénoncer, bref être une " balance ", n'est pas bien perçu", explique-t-il.
Concrètement, la victime et ses parents sont reçus, écoutés et interrogés par un policier ou un gendarme. La déclaration de l'enfant est prise hors de la présence de son père et de sa mère, mais il n'y a pas de règle absolue. Ensuite, une enquête d'investigation est menée et l'agresseur le plus souvent interpellé. La justice est saisie. Au final, un magistrat (un juge des enfants bien souvent) évalue la sanction : simple admonestation, réparation (présenter ses excuses et dédommager la victime si elle est d'accord), travail d'intérêt général, placement dans un centre spécialisé.
Prévenir le chef de l'établissement scolaire
Lorsque le racket s'est produit au sein ou aux abords du collège ou du lycée, les familles doivent en informer le principal ou le proviseur. Si l'agresseur est un élève de l'établissement, le conseil de discipline se réunira pour le sanctionner ! "Généralement, il vote son exclusion", précise Michel Richard, secrétaire national du syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale (SNPDEN) et principal à Versailles.
L'enfant victime, quant à lui, aura peut-être besoin d'une prise en charge psychologique. Le racket est un acte très dévastateur, pouvant conduire au suicide dans des cas extrêmes. Tous les enfants ne vivent pas l'agression de la même façon. Mais certains d'entre eux sont aussi honteux que s'ils étaient coupables. Ils se sentent humiliés d'être faible, ils ont une mauvaise image d'eux-mêmes, comme s'ils ne valaient plus rien.
Enfin, un changement d'établissement peut être bénéfique. Les jeunes rackettés éprouvent souvent le besoin de tourner la page. "Certaines familles vont même jusqu'à opter pour un nouveau cadre de vie, confie Michel Martinet, conseil principal d'éducation (CPE) à Grenoble. Tout en gardant le même travail, les parents prennent la décision d'habiter dans leur résidence secondaire. Cette démarche est salutaire mais réservée seulement aux plus privilégiés."Page suivante : Parmi les violences, le racket reste minoritaire
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Question à l'expert
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Je suis scandalisèe par tous ces temoignagesqui ne font que de confirmer ce que nous avions deja constatè le directeur du collège ne veut pas se salir pour lui ce n'est que des bousculades entre copains, mais pour nous c'est bien plus grave notre petit fils à ete victime de racket et battu lorsqu'il ne pouvait rien donner tout ça dans l'enceinte du collègeet personne n'a rien vu ,maintenant il ne veut plus retourner au collége ,mais pour le changer d'etablissement il faut l'accord du principal et faire un courrier à l'academie . Nous somme face à un mur Jespere que la gendarmerie fera son travail et que ces voyous seront punis ,pour mon petit ce sera très long à s'en remettre car il à ete fort perturbè ,malgré tout je garde confiance l'avenir me dira si j'ai eu raison
j'ai désodé plainte le 26 avril 2010 à ce jour je n'ai aucune nouvelles de la police !! ma fille a du quitter son collège et depuis elle s'en scolarité l'inspection académique semble ne plus vouloir de nous !! il nous promène de puis le mois d'avril faisant des promesses qu'ils tiennent pas !!
j'ai du scolarisé ma fille à la maison ceci n'est pas sans coût .
Alors dénoncer ?? pour qui pourquoi ?? puisque personne ne fais rien même pas la police !! même pas notre président que j'ai contacter à plusieurs reprises !!
ou ira ma fille à la rentrée ?? je ne sais pas !! quel est son avenir ?? je ne sais !!
par contre ce que je sais c'est que les racketteurs eux ont terminer leur année tranquille dans le collège et que nous victime nous sommes lâcher par tous !!
je comprend donc pourquoi tant de gens préfère se taire car l'institusion est véreuse
que l'on arrête de faire croire aux gens que si il parle ils ne mourront pas ... et oui dans tous les établissements il y a de jolies publicité avec comme intitulé
LA VIOLENCE SI TU TE TAIS TUE !!!
mais si tu parles il se passe quoi d'autre ???
Je ne sais pas si c est un phénomène répandu, mais ma fille en Classe de Cm1 est victime de ce genre de violence. Je ne m'attendais pas à ce genre de violence à cet âge ! d'ailleurs je ne l'aurai pas cru.
ma fille a bien sur subie une mise à l'écart.
Moi même je dois dans mes fonctions faire respecter la loi, alors je dit NON à la position du silence.
Nous irons jusqu'au bout de la procédure, car en primaire je trouve énorme que cela existe...