Dossier :
Mieux gérer la scolarité de vos enfants
Sommaire du dossier :
- Il n’aime pas son prof, que faire ?
- Réagir en cas de sanction disciplinaire à l’école
- Scolarité : le redoublement est-il un échec ?
- Laïcité à l'école : les règles
- La maternelle, déjà une école ?
- Préparer les petits à la grande école
- Lutter contre l'absentéisme scolaire
- Changer d'école en cours d'année
- Comment choisir une assurance scolaire ?
- Scolarité : quel soutien pour votre enfant ?
- Soutien scolaire gratuit à tous les âges
- Soutien scolaire privé : une option coûteuse
- Comment réagir face au racket à l'école ?
- Les études de la deuxième chance
- Bac : comment réussir l'oral de rattrapage
- Des filières professionnelles pour réussir son orientation
- Comment réussir sans le bac ?
- Comment aider son enfant en calcul
- En forme pour les examens
- Il décroche et veut abandonner ses études
- Scolarité : le suivi au quotidien
- Des parents d'élèves pour vous représenter
- Scolarité : réagir après un mauvais premier trimestre
Pour aller plus loin
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Comment aider son enfant en calcul
- Actualisé le jeudi 22 novembre 2007
Votre enfant rencontre des difficultés en mathématiques ? Pour l'aider à s'en sortir, vous pouvez utiliser des situations de la vie quotidienne.
Sommaire de l'article : page 1 / 7
Les nombres, une notion abstraite
"Les élèves de l'école élémentaire (du CP au CM2) butent souvent sur les notions de nombre, de quantité et de longueur, relève Yves-Marie Jadé, professeur des écoles à Tourcoing (Nord). Ils ont du mal à se représenter 56 paquets de 6 stylos ou une pièce de 3 m de large ! Ils ne saisissent pas davantage la signification des opérations (addition, soustraction, multiplication, division)."
Finalement, les exercices de maths leur paraissent abstraits et le calcul mental les rebute. Pourtant, depuis la circulaire 2007-051 du 2 mars 2007, le calcul mental est inscrit au programme de l'école primaire et doit faire l'objet d'une pratique de 15 minutes par jour du CP au CM2.
Les nombres, une notion abstraite
"Les élèves de l'école élémentaire (du CP au CM2) butent souvent sur les notions de nombre, de quantité et de longueur, relève Yves-Marie Jadé, professeur des écoles à Tourcoing (Nord). Ils ont du mal à se représenter 56 paquets de 6 stylos ou une pièce de 3 m de large ! Ils ne saisissent pas davantage la signification des opérations (addition, soustraction, multiplication, division)."
Finalement, les exercices de maths leur paraissent abstraits et le calcul mental les rebute. Pourtant, depuis la circulaire 2007-051 du 2 mars 2007, le calcul mental est inscrit au programme de l'école primaire et doit faire l'objet d'une pratique de 15 minutes par jour du CP au CM2.
Aider de façon ludique
Si l'enseignant reste le mieux placé pour identifier les difficultés d'un élève et y remédier, les parents peuvent accompagner leur enfant en agissant d'une autre façon que le maître en classe.
La vie quotidienne fourmille de situations qui favorisent les progrès. Il ne faut pas hésiter à les utiliser, de temps en temps, de manière ludique, et toujours dans la bonne humeur.
"Toute relation conflictuelle irait à l'encontre de l'effet recherché", met en garde Yves-Marie Jadé. Aussi, si votre enfant se trompe, ne vous fâchez pas !
Faire les courses en calculant
Vous pouvez entraîner votre enfant au calcul mental lorsque vous faites les courses ensemble au supermarché, en lui demandant d'évaluer le prix total du chariot que vous êtes en train de remplir.
Il ne s'agit pas de l'estimer au centime près mais grossièrement, sans tenir compte de la décimale : on part du principe qu'un produit vendu 2,38 € coûte à peu près 2 €.
Vers 8 ou 9 ans, votre enfant est prêt à effectuer ces opérations mentalement. "Il développera également sa mémoire !" signale Élise Vagost, enseignante à Hagondange (Moselle).
Dès 6 ans, l'enfant peut utiliser la calculatrice et y entrer le prix des marchandises. Avec votre soutien, il apprendra ainsi à manier les touches "+", "–" et "=".
Les recettes, sources d'apprentissages
"La préparation d'un gâteau, à partir d'une recette, recèle une multitude d'apprentissages, souligne Élise Vagost. Elle donne aux enfants l'occasion de se familiariser avec les grands nombres, 1 000 g par exemple, et de comprendre l'unité de mesure. Ils peuvent ainsi visualiser quels volumes représentent 1 kg de farine, 350 g de sucre, 12 cl de crème, 1/2 litre de lait…"
Les plus grands (9-10 ans) testent la proportionnalité, en adaptant une recette de gâteau conçue pour quatre aux six convives invités le soir, ou les fractions, une fois que le gâteau, servi à table, est découpé en parts.
Jongler avec les centimes et les températures
"Les parents peuvent laisser leur enfant, dès 6 ans, payer seul le pain à la boulangerie, poursuit Yves-Marie Jadé. Grâce à la monnaie, il va appréhender le nombre décimal (le pain au chocolat coûte 1,15 €) et saisir que 1 € est égal à deux fois 50 centimes, ou à quatre fois 25 centimes… La manipulation de l'argent facilite l'apprentissage des notions de double, de quart et de moitié."
À son retour à la maison, vous pouvez vérifier avec lui si le vendeur a bien rendu la somme exacte.
Relever une température sur un thermomètre gradué permet aussi à l'enfant d'appréhender le concept de décimales. À 6 ans, il est capable de constater qu'il fait entre 12 et 13 °C, par exemple. Vers 9 ans, il peut compter quatre petits traits entre le 12 et le 13 et dire que le thermomètre indique 12,4 °C.
Appréhender la distance et la durée
La lecture du programme de télévision permet aussi de s'exercer aux additions et aux soustractions en matière de durées. Il suffit que vous interrogiez votre enfant de la façon suivante : "Si le journal télévisé commence à 20 heures et se termine à 20 h 40, peux-tu me dire combien de temps il dure ?".
Avant d'effectuer un long trajet en voiture, vous pouvez étudier avec votre enfant l'itinéraire sur la carte routière et calculer ensemble le nombre de kilomètres séparant le point de départ du point d'arrivée.
Ensuite, vous le questionnerez sur la durée de ce voyage en lui demandant, par exemple : "Nous avons près de 300 km à parcourir, nous roulerons en moyenne à 120 km/h et nous partirons à 15 heures de la maison. À quelle heure arriverons-nous chez tes grands-parents ?".
Des jeux pour apprendre
De nombreux jeux - tels que le Martinetti, le nain jaune, Abalone, Pylos, le rami, la canasta, etc. - favorisent les progrès en mathématiques.
"Grâce à la manipulation des dés, des pions ou des cartes, les enfants travaillent sur l'abstraction (le pion représente soi), l'énumération (le fait d'avancer de case en case) et la logique ('Si je pose telle carte, que se passera-t-il ?'), assure Corinne Majstorovic, responsable de la ludothèque de Viry-Châtillon (Essonne).
Le jeu dédramatise le fait de perdre, et gagner donne confiance en soi. Enfin, il met parents et enfants sur un pied d'égalité.
Certains jeux vidéo éducatifs proposent d'acquérir, de façon ludique, de nombreuses compétences en mathématiques.
La gamme "Adi l'entraîneur" développe un module spécialement dédié au calcul mental (du CE1 au CM2), avec quatre niveaux de difficulté, et la série "Graines de Génie" (du CP au CM2) délivre des clés et des trucs pour apprendre à calculer de tête, vite et sans se tromper. Vous trouverez ces logiciels sur www.mindscape.com
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Vos reactions a l'article (1)
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jeudi 6 août 2009 / capucine 36
Et voilà ! Les parents sont la bête noire de beaucoup d'enseignants et pourtant... on fait appel à eux dès qu'il y a des difficultés....SCOLAIRES ! Et pourquoi l'instit ne remettrait-t-il pas tout simplement en cause sa méthode. Les buchettes, les bouliers, ça existe. Ca se passe dans la journée où les enfants sont réceptifs et on a le culot d'exiger d'un enfant qui a déjà fait sa journée de classe (la France a les plus longues dans le monde)d'être encore attentif LE SOIR et à ses parents idem alors qu'eux, comme le prof, ont aussi fait leur journée et peut-être de la route pour rentrer, sans compter la préparation du dîner, le bain, etc.. ces tâches scolaires supplémentaires prennent désormais la place des relations familiales (sans parler des familles avec enfants dyslexiques)
