Soins pour bébés : la tradition a-t-elle du bon ?
Soins pour bébés : la tradition a-t-elle du bon ?
Des techniques de puériculture anciennes sont proposées à nouveau aux parents de très jeunes enfants. Au-delà des effets de mode, certaines sont à retenir.
Revenir à des pratiques anciennes de puériculture (portage en écharpe de l’enfant, utilisation de couches lavables ou de biberons en verre, voire emmaillotage ou allaitement prolongé) est une tendance actuelle…
Des arguments écologiques
Les marques qui lancent ces produits, profitant de l’inquiétude des parents, avancent des arguments écologiques, économiques, ou mettent en avant le confort du bébé.
Une démarche séduisante, même si ces méthodes ne tiennent pas toutes leurs promesses.
Le retour des couches lavables
"Je suis passée aux couches lavables d’abord par souci d’écologie, puis pour faire des économies", explique Mathilde, mère de deux petites filles. De fait, le Centre national d’information indépendante sur les déchets estime qu’en deux ans et demi l’utilisation de couches jetables occasionne près d’une tonne de déchets qui seront enfouis ou incinérés. Et ils mettent jusqu’à cinq siècles à se décomposer.
Les couches lavables proposées aujourd’hui ne ressemblent en rien à celles utilisées par nos grand-mères. Le dispositif le plus simple est la couche intégrale : l’intérieur, en micropolaire, chanvre ou bambou, assure l’absorption, tandis que l’extérieur, plastifié, empêche les fuites. Autre système très répandu, les couches associées à une culotte imperméable.Dans les deux cas, on peut acheter aussi une doublure, qui augmente le pouvoir d’absorption de la couche, et un papier de protection, qui permet de recueillir les selles à jeter dans les toilettes. "Le kit de base se compose de 15 à 20 couches, explique Aline Wauquier, créatrice de la société Ptits dessous. Avec ce stock, on fait une machine tous les deux jours." L’investissement de départ est onéreux puisqu’il varie selon les marques de 400 à 700 €.
De plus, certains enfants qui ont porté des couches jetables n’apprécient pas ces dispositifs plus épais qui leur font des "grosses fesses".
Il est vrai que l’argument économique est important puisque, selon l’enquête publiée par "60 millions de consommateurs" (n° 439, juin 2009), l’utilisation de couches jetables est plus coûteuse : de 328 à 690 € par an pour les couches (sur la base de 6 couches par jour) et de 253 à 515 € pour les culottes jetables (sur la base de 2,5 culottes par jour).
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