L’exercice de la coparentalité

Page 2 / 4

Solliciter l’accord de l’autre

A contrario, un parent doit solliciter l’accord de l’autre pour les actes importants : les décisions graves doivent être prises dans le respect de la coparentalité. La responsabilité de celui qui a pris une décision, et même celle du tiers qui l’a exécutée, pourrait être engagée en cas de non-respect de cette exigence. Conséquence : des incidents répétés pourraient conduire le juge à mettre fin à l’exercice commun de l’autorité parentale.

Par exemple, la circoncision rituelle, sans être autorisée expressément par la loi, n’est pas non plus interdite. L’ablation totale ou partielle du prépuce, pratiquée dans les religions juive et musulmane, est un signe d’appartenance à la religion. Même s’il s’agit d’une coutume très ancienne, tolérée tant qu’elle repose sur un consensus familial, elle n’est pas considérée comme un acte usuel, si bien qu’elle nécessite un double consentement parental. Par conséquent, la responsabilité du médecin et celle du père peuvent être engagées du fait de la circoncision de l’enfant sans l’autorisation de la mère (Cour d’appel de Paris, 29 septembre 2000).

Relations avec les grands-parents

La loi du 5 mars 2007 a consacré la possibilité pour l’enfant d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. Il faut entendre par là un droit de visite et d’hébergement ainsi qu’une possibilité de correspondre. Dans des circonstances conflictuelles (séparation des parents, décès de l’un d’entre eux), le juge aux affaires familiales peut intervenir pour aménager les liens avec les grands-parents au mieux de l’intérêt de l’enfant.

"C’est un problème épineux de distinguer l’intérêt de l’enfant dans ce type de dossiers, admet Karine Ancely, juge aux affaires familiales à Marseille. Le contexte est lourd, les grands-parents engagent une procédure souvent contre leurs propres enfants. Au milieu, le mineur manifeste souvent le refus de voir ses grands-parents, conformément à la volonté de ses parents."

Le juge se prononce au cas par cas après enquête psychologique et sociale des protagonistes. Seul l’intérêt de l’enfant peut faire obstacle à l’exercice de ce droit. La loi de 2007 a en effet supprimé la référence à la notion de motifs graves (opposition systématique de l’enfant à la suite de violents incidents entre parents et grands-parents ; dénigrement des père et mère par les grands-parents ; atmosphère morbide du domicile des grands-parents, surtout si l’enfant doit servir de garde-malade).

2 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Samedi 09 juillet 2011
et l'inverse

nous avons trois garçons et, ils ont étaient privés de leur grand-mère. pas parce que nous ne voulions pas qu'ils la voit mais parce qu'elle n'a rien fait pour les voir.
et là aucune loi l'obligeant à des droits de visite. la loi est dans un sens et non dans l'autre
mes enfants ont jamais compris pourquoi il ne voyait pas leur mamie
elle s'en ai foutu et s'en fou toujours et ne participe en rien
aucun anniversaire, noël, pas de coup de file rien et personne ne peut obliger à jouer un rôle dans leur évolution
voilà, par contre nous obliger si elle l'avait demandé là il aurait fallu
c'est nul
salutations

Par LILI Mercredi 21 janvier 2009
Les pères participent à l'éducation des enfants, c'est vrai mais pour repasser le linge il n'y a plus personne!
LILI
Votre pseudonyme apparaîtra en signature de votre réaction.
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.


Règles de conduite

  • Tous les propos contraires à la Loi sont proscrits.
  • La publicité commerciale n'est pas autorisée.
  • En réagissant à cet article, vous autorisez la publication en ligne de votre contribution.
  • Une orthographe et une mise en page soignées facilitent la lecture : évitez majuscules et abréviations, pensez aux accents.