L’exercice de la coparentalité

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L’exercice de la coparentalité

Au quotidien, les parents exercent de nombreux choix pour leur enfant : lieu de vie, scolarité, santé. Des décisions à prendre seul ou à deux, selon les cas.

L’exercice conjoint de l’autorité

Le père et la mère disposent des mêmes pouvoirs sur leurs enfants. Il ne s’agit pas d’un exercice concurrent de pouvoirs identiques mais bien d’un exercice conjoint. "Ainsi, toute décision suppose en principe l’accord des deux parents, aucun d’entre eux ne pouvant agir seul", explique Me Martine Salinesi-Ferré, avocate à Marseille.

Le Code civil tempère heureusement cette règle : "À l’égard des tiers de bonne foi, chacun des parents est réputé agir avec l’accord de l’autre, quand il fait seul un acte usuel de l’autorité parentale relativement à la personne de l’enfant", précise son article 372-2.

Agir seul pour les actes "usuels"

La loi a ainsi prévu des assouplissements pour éviter les blocages. Le père ou la mère qui agit seul pour les actes "usuels" est dispensé de prouver l’accord de l’autre parent. Toutes les difficultés ne disparaissent pas pour autant, le législateur s’étant bien gardé de définir la notion d’acte usuel, laissant son contenu à l’appréciation du juge dès lors qu’il est appelé à statuer.

À défaut d’une liste préétablie, on ne peut que donner des exemples et tenter de formuler une règle : l’acte ne peut plus être considéré comme usuel s’il rompt avec le passé ou s’il engage l’avenir de l’enfant. "Par exemple, en matière de scolarité, la réinscription d’un enfant dans un établissement ou l’inscription dans un établissement similaire est une décision simple. En revanche, son placement dans un établissement privé alors que l’enfant suivait jusqu’alors ses cours dans une école publique n’en est pas une", précise Karine Ancely, juge aux affaires familiales à Marseille.

Côté santé, il apparaît qu’un parent peut décider seul des vaccinations obligatoires de son enfant, des soins courants (blessures légères, soins dentaires, maladies infantiles bénignes), et ordonner des interventions médicales de routine ou ne créant aucun risque grave pour l’enfant. En revanche, si l’enfant est soumis à un traitement lourd ou à une hospitalisation prolongée, le consentement des parents doit être recherché par le médecin. Par exemple, une intervention chirurgicale nécessite l’accord des deux.

On admet par ailleurs qu’un parent peut effectuer seul un certain nombre de démarches administratives, comme une demande de carte d’identité ou de passeport, une inscription dans un club de sport ou de loisirs.

2 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Samedi 09 juillet 2011
et l'inverse

nous avons trois garçons et, ils ont étaient privés de leur grand-mère. pas parce que nous ne voulions pas qu'ils la voit mais parce qu'elle n'a rien fait pour les voir.
et là aucune loi l'obligeant à des droits de visite. la loi est dans un sens et non dans l'autre
mes enfants ont jamais compris pourquoi il ne voyait pas leur mamie
elle s'en ai foutu et s'en fou toujours et ne participe en rien
aucun anniversaire, noël, pas de coup de file rien et personne ne peut obliger à jouer un rôle dans leur évolution
voilà, par contre nous obliger si elle l'avait demandé là il aurait fallu
c'est nul
salutations

Par LILI Mercredi 21 janvier 2009
Les pères participent à l'éducation des enfants, c'est vrai mais pour repasser le linge il n'y a plus personne!
LILI
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