Faut-il combattre les idoles de nos enfants ?
Faut-il combattre les idoles de nos enfants ?
Fans des bimbos sexy de la "Star Ac" ou de sombres groupes gothiques, les enfants cherchent des repères pour
se construire. Les parents ont-ils leur mot à dire ?
Le besoin d'avoir des idoles correspond à un principe de plaisir. Plaisir de la répétition : on écoute une chanson en boucle, on adore voir et revoir un acteur, on adule un footballeur. Ce plaisir, partagé avec d'autres, crée des liens de groupe : on se ressemble en aimant la même chose.
Des idoles pour trouver de nouveaux repères
L'enfant a besoin de se dégager des normes établies par les parents pour trouver les siennes. Le jeune choisit le courant de mode qui lui correspond sur le moment, qui lui paraît être personnel. Lorie fascine les petites filles comme un idéal à atteindre, mais Marilyn Manson pose aux ados la question brûlante des repères sexuels. À travers ça, l'ado dit quelque chose de ses désirs mais aussi de ses craintes ou de ses angoisses présentes. On peut dresser l'oreille si ses thèmes de prédilection sont très sombres ou violents, comme les courants néo-nazis. Là, une prise de position de la part de l'adulte s'impose.
Le rôle du marketing
Le marketing intervient à l'évidence dans ce phénomène. Le risque, c'est une standardisation des goûts et une réduction de la pensée. Là aussi, les parents peuvent intervenir et proposer de façon ouverte d'autres voies plus créatives : faire de la musique, de la danse, du théâtre. Le jeune peut ainsi construire ses propres expériences et se rendre compte qu'on ne réussit rien sans effort et du premier coup.
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