Doit-on taire ses frasques de jeunesse ?

Page 2 / 3

Etre authentique face aux ados

Si les petits ont besoin de certitudes bien ancrées, les préados et surtout les ados cherchent une relation vraie et sont champions pour déceler les faux-semblants du style "faites ce que je dis, pas ce que je fais". Ils ne manquent jamais de nous mettre sous le nez nos contradictions et nos arrangements avec la vérité.

Travail de désacralisation nécessaire, souvent alimenté par des grands-parents malicieux qui distillent les anciennes anecdotes familiales.

Georges rit parfois jaune : "Les enfants adorent demander à mon père quelles bêtises je faisais quand j’étais jeune. Comme il a une mémoire d’éléphant, les “faits divers” ne manquent pas : retour à la maison entre deux gendarmes pour avoir exploré avec des copains une usine abandonnée, chien du voisin peint en vert fluo, bagarre de filles à mon propos lors d’une fête de village… Il y a certaines choses que j’aurais peut-être passées sous silence !"

La complicité papy-enfants se fait sur le dos des parents, rien de plus normal et de plus jubilatoire, à condition de ne pas trop mettre à mal l’autorité parentale.

Quid des erreurs de jeunesse ?

Il y a des situations plus graves quand les erreurs de jeunesse ne prêtent pas à rire. Faut-il alors parler de tout, ne serait-ce que pour mettre ses enfants en garde ?

On a souvent entendu dire que les "secrets" encombraient les relations parents-enfants. Mais il s’agit des secrets qui concernent directement l’enfant, comme sa venue au monde ou son identité. Pas besoin d’être transparent sur tout si l’on n’en a pas envie.

Andréa n’aime pas évoquer la discrète cicatrice qui barre sa jambe : "Le souvenir d’un accident de voiture lorsque j’avais 20 ans. On était tous ivres, le chauffeur et mon petit copain de l’époque en ont gardé de graves séquelles. Je n’en ai pas parlé aux enfants pour ne pas les attrister. Je préfère qu’ils se moquent de ma phobie de l’auto et de mes conseils un peu pesants."

1 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par LLL Jeudi 13 mars 2008
Mes parents ne m'ont jamais rien dit sur leurs "frasques". Ce n'est que vers 25 ans que j'ai découvert certaines choses. J'aurais vraiment préféré le savoir avant car j'ai vécu pendant toutes ces années avec une fausse image de mes parents. Je les ai crus malheureux, alors que pas du tout ! Et au final, ça change tout...
Votre pseudonyme apparaîtra en signature de votre réaction.
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.


Règles de conduite

  • Tous les propos contraires à la Loi sont proscrits.
  • La publicité commerciale n'est pas autorisée.
  • En réagissant à cet article, vous autorisez la publication en ligne de votre contribution.
  • Une orthographe et une mise en page soignées facilitent la lecture : évitez majuscules et abréviations, pensez aux accents.