Beau-parent et droit des tiers : report de la réforme
Beau-parent et droit des tiers : report de la réforme
L’examen du projet de loi sur l’autorité parentale et le droit des tiers est reporté à l’automne 2009. Le texte faciliterait notamment la reconnaissance juridique du beau-parent dans l’éducation de l’enfant.
L’essor des familles recomposées conduisait à s’interroger sur le rôle des beaux-parents dans l’éducation des enfants. Ils sont parfois amenés à gérer le quotidien de l’enfant sans aucune légitimité juridique (prendre rendez-vous chez le dentiste, le récupérer à la sortie des classes).
Le projet de loi sur l’autorité parentale et le droit des tiers a donc pour ambition de clarifier la situation juridique du beau-parent et d’assurer à l’enfant la meilleure solution possible en cas de décès du parent avec lequel il vivait.
Devant la controverse suscitée par ce texte, le gouvernement a cependant créé une commission d’étude et reporté le vote à l’automne.
Le partage facilité de l’autorité parentale
Le projet de loi prévoit une simplification des procédures permettant à un tiers d’exercer tout ou partie de l’autorité parentale.
Une convention serait signée par les deux parents pour établir leur accord sur l’élargissement de l’autorité parentale à un tiers, qu’il soit parent ou non avec l’enfant. Cette convention serait ensuite soumise à l’homologation du Juge aux affaires familiales (JAF) qui veillerait à préserver l’intérêt de l’enfant.
Si l’autorité parentale n’était exercée que par un seul parent, l’avis de l’autre parent devrait être recueilli avant l’élargissement des droits à un tiers.
Le rôle du beau-parent
Le projet de loi distingue deux types d’actes relevant de l’autorité parentale exercée par un tiers : les actes usuels et les actes importants.
Le beau-parent aurait le droit d’effectuer des actes usuels (accompagner l’enfant à l’école ou à un banal rendez-vous médical) avec la simple autorisation du parent gardien et sans l’accord formel de l’autre parent.Les actes importants qui engagent l’avenir de l’enfant, notamment quant à sa santé ou à son éducation, ne pourraient être effectués qu’avec l’accord des deux parents ou sur autorisation du JAF.
En cas de décès du parent gardien, le beau-parent pourrait obtenir, à sa demande ou sur décision du JAF, la délégation de tout ou partie de l’autorité parentale
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Question à l'expert
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Cela veut dire que la loi doit renforcer les conditions d’exercice de la coparentalité après la séparation des parents. elle peut mettre en place des dispositions qui facilitent la vie quotidienne des familles recomposées, mais doit éviterle fractionnement de l’autorité parentale, qui compliquera cette vie en introduisant le trouble et l’ambigüité dans l’identification de ses parents par l’enfant.
il est souhaitable que la loi examinée en automne sera plus juste.