Accueillir un enfant défavorisé en vacances
Accueillir un enfant défavorisé en vacances
La bonne durée : deux semaines
Pour qu’un enfant ait le temps de s’habituer à sa famille de vacances et réciproquement, le séjour ne doit pas être trop court. Pas trop long non plus, pour que la séparation ne devienne pas pénible.
Deux semaines constituent généralement la bonne durée, mais les choses se passent au cas par cas. "Souvent, des liens se créent et les enfants sont réinvités sans qu’il y ait besoin de recourir à l’association", confie Pauline Gautier. Camille et ses parents se réjouissent d’accueillir de nouveau Magali.
Accueillir un enfant séropositif
L’accueil de certains enfants demande toutefois du doigté et une préparation particulière. C’est le cas des enfants de l’association Sol En Si. Qu’ils soient séropositifs, sous traitement ou pas, ou qu’ils aient un proche atteint par le virus, tous sont en rapport avec le VIH.
"Il n’y a pas de risque de contamination, on peut boire dans le même verre et se baigner dans la même piscine, le sida ne se transmet que lors de rapports sexuels ou par contact sanguin", rappelle Marine Calvino, psychologue chargée du soutien des volontaires.
Les enfants ne sont pas toujours au courant de leur séropositivité ou de celle de leurs proches, les familles prêtes à les accueillir doivent savoir ce qu’elles peuvent ou ne peuvent pas leur dire. Elles doivent aussi connaître la maladie et, le cas échéant, pouvoir donner un traitement.
Tout cela exige plusieurs sessions de formation et de mise en condition psychologique, qui ont lieu au siège de l’association. C’est un vrai engagement, mais ces enfants ont besoin de partir de chez eux pour changer d’atmosphère et se faire choyer. Ils sont en manque de familles pour les accueillir en vacances.
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