Accepter les échecs de nos enfants

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L’avis de Francis Curtet, psychiatre des hôpitaux

Nous avons tous des hauts et des bas, personne n’y échappe. Mais, dans cette société de performance et d’apparence, nous supportons mal les passages à vide de nos enfants. Pourtant, cette acceptation est essentielle.

Un enfant qui, en cas de défaillance, ne rencontre que la réprobation de ses parents va craindre de ne plus être aimé et qu’on ne lui fasse plus confiance. Le risque est grand alors qu’il déprime ou qu’il emploie des stratégies d’évitement : mentir, tricher, faire comme si…

Ce n’est pas cultiver la médiocrité que de l’accompagner et l’encourager dans les moments difficiles, en osant se montrer imparfait et vulnérable et en se souvenant qu’on se construit plus sur les échecs que sur les réussites.

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